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Morpheus

Morpheus

Né en 1968, j’ai suivi des études secondaires artistiques. J’ai ensuite effectué un parcours autodidacte et touché à divers domaines, tant « manuels » qu’ « intellectuels », ce qui me permet de dire que cette distinction entre l’un et l’autre est parfaitement factice, car l’un ne va pas sans l’autre.

Tableau de bord

  • Premier article le 30/11/2010
  • Modérateur depuis le 07/01/2011
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Derniers commentaires



  • Morpheus Morpheus 13 décembre 2012 14:17

    J’attends de voir...

    Avec la certitude - absolue - que s’il nous trahit au dernier degré, nous ne pourrons rien y faire.

    Tu veux voir Mélenchon au pouvoir ? Moi je veux bien qu’il soit notre SERVITEUR, mais pour cela, il faut d’abord établir des institutions et une Constitution qui nous permettent de le contrôler, de le révoquer si cela est nécessaire, et de le sanctionner s’il abuse de son pouvoir. Mais tu sais cela, n’est-ce pas ?

    Dis-moi, Ariane, tu crois vraiment que s’il arrive au pouvoir, c’est lui qui va nous donner toutes ces mesures de contrôle qui s’appliqueront en premier lieu à lui ?

    Morpheus



  • Morpheus Morpheus 13 décembre 2012 13:01

    Bonjour Lucie,

    Tu as un savoir. Un savoir qui te bouscule. Tu sais que quelque chose ne tourne pas rond dans ce monde, sans trop savoir quoi. Comme une écharde dans ton esprit. Et c’est ce savoir qui t’a amené à écrire ceci. Plus que savoir, tu veux comprendre.

    Tu as déjà compris que le système politique de représentation est une illusion, une tromperie. Tu as également compris que les partis politiques divisent au lieu de maintenir la cohésion et l’union de la nation, et qu’ils cristallisent les clivages. Tu es effrayée par cette constatation, car si la démocratie ne fonctionne pas, que reste-t-il pour faire société et pour améliorer le monde ?

    J’ai une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne nouvelle, c’est que le système de gouvernement prétendument représentatif dans lequel nous vivons depuis plus de deux cent ans n’est pas une démocratie. Je redis cela : nous ne vivons pas en démocratie  ! La mauvaise nouvelle, c’est que trop peu de gens en sont conscient et que beaucoup résistent lorsqu’on le leur dit : cela bouleverse toutes leurs croyances, tous leurs repères, et tout ce sur quoi repose leur existence et leur identité.

    La démocratie, comme son nom l’indique, c’est le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple (demôs = le peuple / kratôs = le pouvoir, le gouvernement). Le gouvernement de la république est issu des élections. Toute ta vie, tout le temps, tout le monde t’a enseigné que « démocratie = élection / élection = démocratie ». Comme tout le monde, tu as intégré cela comme une vérité fondamentale, une évidence (un dogme). Or, c’est faux ! Par définition, l’élection est aristocratique, c’est-à-dire oligarchique. En effet, voter c’est choisir, parmi un panel de candidats (qui déjà nous sont imposés par les partis de façon non démocratique) celui qui nous semble être le meilleur ; « le meilleur » en grec se dit aristos > l’élection est donc aristocratique, élitiste, ce qui donne toujours, en tout temps et en tout lieu, un pouvoir oligarchique.

    Aristote, Rousseau, Montesquieu, Sieyès, Madison, ... tous savaient et ont affirmé que l’élection est oligarchique, et que seul le tirage au sort est de la nature de la démocratie. Nos pères fondateurs, érudits, hellénistes, le savaient. Ils savaient ce qu’est la démocratie et le tirage au sort, de même que l’élection. Mais ils ne voulaient pas de la démocratie : ils voulaient un gouvernement représentatif (prétendument représentatif). Et c’est sans doute depuis Tocqueville et son « De la démocratie en Amérique » que la tromperie c’est installée, durablement, dans nos esprits.

    Pour les voleurs de pouvoir, cette tromperie a un sens : elle empêche aux peuples de formuler la solution à leur impuissance politique. En effet, si je suis persuadé que je suis en démocratie, et que je constate que la démocratie ne fonctionne pas, il m’est impossible de dire « je veux la démocratie » : on me répondra « mais vous êtes en démocratie »... C’est désespérant. Et désarmant. Cela nous piège et nous rend la situation insupportable et apparemment insurmontable, désespérante. Pire encore, cela nous entraîne à mener une défense, parfois acharnée, du système tel que nous le connaissons, dans l’espoir de le réformer, alors qu’il est est, objectivement, le stricte contraire de la démocratie. Ainsi tous ceux qui défendent bec et ongles le principe électoral, alors qu’ils n’ont rien à en tirer.

    Voilà ce que tu as sentis. Le piège, l’illusion, le mensonge électoral. Les voleurs de pouvoir ont renversé le sens du mot démocratie, nous privant de la connaissance de ce qu’est la vrai démocratie, de comment on peut la concevoir, l’élaborer et la construire. Renverser le sens d’un mot est une perversion. Littéralement. Comme nous tous, tu es victime de cette perversion (le mot démocratie n’étant pas le seul à avoir été perverti par les voleurs de pouvoir et autres intellectuels faussaires).

    Si tu veux comprendre plus de choses encore, il va te falloir choisir la pilule rouge.

    Morpheus



  • Morpheus Morpheus 13 décembre 2012 12:14

    Allons, Ariane, tu ne va pas me faire croire que tu découvres ce qu’est la vie interne des partis politiques, tout de même ! En plus, le FdG n’est pas un partis politique en soi, mais une fédération de petits partis réunis en front commun pour avoir plus de poids.

    On voit bien toute la limite de cette fédération. Le FdG avait besoin d’un tribun pour faire valoir sa force aux élections, soit. A présent, ce tribun est reconnu comme « le chef », en dépit des accords internes qui stipulent qu’il ne l’est pas. C’est bien cela, la « représentativité » : le représentant est le chef - ou du moins perçu comme cela par le public et la presse -, et ils peuvent tourner la chose comme ils veulent, Mélenchon la joue façon leader du mouvement. En outre, Mélenchon veut évidemment être élu, et lorsqu’il le sera, il SERA le chef, que les partis qui constituent le FdG le veuillent ou non, et ils n’auront aucun pouvoir si jamais Mélenchon décide de la jouer solo ou de prendre des mesures qu’ils ne cautionnent pas : ainsi en est-il du système de gouvernement prétendument représentatif, sans mandat impératif, sans rotation des charges, sans aucun contrôle citoyen. L’élu est le bosse, et il décide en maître. Et c’est ce que veut Mélenchon. Tu en doute ? Allons ...

    Morpheus



  • Morpheus Morpheus 12 décembre 2012 14:49

    Faites-vous le parallèle entre les méthodes des PNM et les >valeurs< du >libéralisme< capitaliste qui dominent et formatent aujourd’hui nos sociétés, au point de générer un mouvement grandissant de perversion narcissique ?

    Si oui, j’imagine que vous avez fait également le parallèle entre le mode de fonctionnement et l’objet même d’une société privée à caractère marchand (ou financier) et le mode de fonctionnement des PN. Cela a déjà été fait concernant les modes de fonctionnement avec les psychopathe, et ma fois, c’est assez édifient comme parallèle.

    Une chose qui fait tilter, c’est lorsque l’on découvre le processus historique par lequel les sociétés (corporations) ont acquis le statut de « personne » au regard des lois. C’est une manipulation d’un amendement aux USA, qui donnait en fait aux noirs les mêmes droits qu’aux blancs, et qui fut détourné et manipulé par des juristes pour les appliquer aux ... sociétés privées !

    De cette manière, les sociétés - et les associés qui les avait créées - se sont déresponsabilisés des actes qu’ils commettaient au sein de la société, et ainsi se sont protégé de tout risque entrepreneurial. Le but des sociétés étant de faire du fric, peu importe les moyens ; comme il en fait toujours plus (principe de la croissance exponentielle et éternelle), la pression et l’auto-limitation disparaissent devant l’ubris de plus en plus démesurée, et on en revient aux fondement même de l’exploitation, avec des système de management par le stress, les techniques de « presse-citron », le turn-over, le flux tendu, l’externalisation, etc.

    Une société dirigée jusque dans ses moindres rouages par de telles méthodes et de tels objets, ne peut que générer un accroissement de PNM, puisque ce qui caractérise l’évolution - et l’humanité n’y échappe pas - est la loi de l’adaptation à l’environnement (et dans le cas des êtres humains, de l’adaptation à l’environnement socioculturel).

    Dans un monde gouverné par des psychopathes, pas étonnant que l’on devienne psychopathes smiley

    Cordialement,
    Morpheus



  • Morpheus Morpheus 12 décembre 2012 14:28

    Il est juste de dire que, à certains moments, ou en certaines circonstances (colère, fatigue nerveuse, anxiété, stress) chacun peut être amené à utiliser des processus de défense que l’on caractérise de « pervers ».

    Cependant, cela ne fait pas de nous tous des PNM. Deux éléments peuvent distinguer le PNM de Mr (ou Mme) tout le monde : 1) Mr ou Mme tout le monde peut prendre conscience qu’il a agit sous l’impulsion de la colère, fatigue, stress, etc., et faire alors amende honorable ; le PNM ne reconnaîtra jamais ses torts. 2) Le PNM n’éprouve aucune empathie pour les autres, et ils agissent systématiquement de manière perverse ; cependant, ce n’est pas forcément évident à voir de prime abord, car ils utilisent aussi des techniques de déstabilisation, comme souffler le chaud et le froid (la douche écossaise) : tantôt apparemment jovial, la seconde suivante il vous agresse brutalement, si bien que vous ne savez plus sur quel pieds danser, vous ne savez plus comment réagir, et vous en venez à vous demander si ce n’est pas vous qui débloquez. C’est sournois.

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