Né en 1968, j’ai suivi des études secondaires artistiques. J’ai ensuite effectué un parcours autodidacte et touché à divers domaines, tant « manuels » qu’ « intellectuels », ce qui me permet de dire que cette distinction entre l’un et l’autre est parfaitement factice, car l’un ne va pas sans l’autre.
Critique de cette expérience : a) Il est dit à un moment « L’argent représente un besoin inné ». FAUX ! L’argent représente un besoin conditionné, puisque l’argent ne représente PAS une ressource NATURELLE, mais un médium (moyen d’accès) aux ressources inventé par l’homme (artificiel).
b) Il dit aussi que « L’argent représente un besoin vital au même titre que la nourriture ». FAUX ! C’est l’association entre l’argent en tant que moyen d’accéder à la nourriture qui est ici démontré. L’argent ne représente pas le besoin vital, qui est la nourriture, il interfère entre le besoin et son objet. Il perturbe les réactions innées de l’homme, qui consisteraient à développer des méthodes pour se procurer la nourriture ou la produire. L’homme civilisé ne développe donc plus les capacités à se procurer de la nourriture, mais de l’argent. Cependant, en cas de pénurie de nourriture dans la cité (blocage de l’approvisionnement, par exemple lors de grèves générales ou de guerre), l’argent ne permet plus de se nourrir ...
L’expérience montre que l’argent donne l’illusion de l’autosuffisance et renforce les réflexes égoïstes, tout en court-circuitant les réflexes d’entraide.
Elle montre également, par l’association de l’argent au pouvoir, à la compétition et à l’idée que l’argent rend plus résistant, un accroissement de l’insensibilité, notamment à la douleur.
Un exemple concret de la puissance corruptrice de l’argent sur le comportement.
Dans le journal Le Soir (Belgique) du vendredi 23/11/2012, une brève en page 11 titre « Les Pirates allemands sont en train de couler ».
Après avoir créé la surprise aux élections de Berlin en 2011 avec 8,9%, les voilà à présent, depuis quelques mois, « la risée de la nation » (je cite l’article). En cause, une série de petits scandales et un manque d’expérience flagrant dans l’exercice de la politique. Outre la découverte dans leurs rangs d’un néonazi, on note l’affaire de Julia Schramm, qui a écrit le livre « Clique-moi ! » et a touché une avance sur ses droits d’auteur de 100.000 euros, et qui s’est empêtrée dans ses contradictions en dénonçant publiquement que des internautes téléchargeaient gratuitement son livre.
Or, elle avait auparavant déclaré que la propriété intellectuelle était « dégueulasse » et était d’avis que les films, la musique et les livres devaient être gratuits sur internet.
Visiblement, dès qu’elle a commencé à prendre du fric, cela a complètement changé sa perception des choses et modifié son comportement. On voit donc encore une fois à l’œuvre la puissance corruptrice de l’argent, qui va jusqu’à influencer l’idéologie des libertaires les plus radicaux. Tant qu’une personne est pauvre, elle peut être consciente de la corruption et des désastres engendrés par l’argent, mais dès que l’argent se met à devenir abondant, cela provoque comme un réflexe : on ne veut plus redevenir pauvre et on en veut encore plus. L’avidité et l’aversion pour la pauvreté se manifeste presque partout où l’argent déboule subitement dans la vie de personnes qui n’ont jamais eut la chance (?) d’en avoir. Les réflexes de partage et de solidarité avec les moins nantis disparaissent au profit de l’égoïsme et du « moi d’abord ».
Décidément, le pouvoir politique et l’argent font un sale cocktail, comme les drogues dures mélangées à l’alcool
Merci Le péripate, de confirmer ce que je démontre en prenant l’exemple de la réinvention de la monnaie dans les camps de prisonniers ou les prisons, afin de gérer LA PÉNURIE.
Juste un détail : le projet que je propose ne vise précisément pas à gérer la pénurie, mais à générer l’abondance POUR TOUS.
J’ai réfléchis à ce que vous dites. Je me suis dis aussi, un temps, que l’argent n’était qu’un outil. Mais ma conclusion a été différente. Non, l’argent n’est pas un outil neutre (comme la science), mais un outil qui contient, en lui-même (intrinsèquement) le vice de la pénurie. Pourquoi ? Une raison simple : la valeur d’un produit dépend de sa rareté ; plus un objet est rare, plus il a de valeur (relative), plus il est abondant, moins il a de valeur (relative). S’il pleuvait de la poussière d’or pendant une journée, compte tenu de la valeur que l’on accorde à l’or, nous nous précipiterions tous pour en amasser le plus possible, nous remplirions nos tiroirs à vêtement et jetterions ceux-ci. Mais s’il se mettait à pleuvoir des paillettes d’or pendant des semaines, nous jetterions cette saloperie qui nous empoisonne et nous encombre, car il y en aurait trop ...
Un projet de ville pilote est en chantier en ce moment même. Le PV a obtenu un vaste terrain en Russie, financé par des dons (sans condition, il est important de le préciser) de plusieurs milliardaires russes, et ils ont obtenu toutes les autorisations des autorités russes pour créer la ville. La première étape de la construction est sur le point de commencer (les matériaux sont là, il reste à faire venir les bâtisseurs et les organiser). Il s’agira du cœur de la cité, un centre universitaire et de développement. Il s’agit d’un espace permettant de développer une ville d’environ 15.000 habitants. A noter que le PV a beaucoup de succès en Russie, où le public est beaucoup plus réceptif aux idées qu’en France, notamment. Les russes seraient-ils moins psychorigides que les français ?