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Morpheus

Morpheus

Né en 1968, j’ai suivi des études secondaires artistiques. J’ai ensuite effectué un parcours autodidacte et touché à divers domaines, tant « manuels » qu’ « intellectuels », ce qui me permet de dire que cette distinction entre l’un et l’autre est parfaitement factice, car l’un ne va pas sans l’autre.

Tableau de bord

  • Premier article le 30/11/2010
  • Modérateur depuis le 07/01/2011
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Derniers commentaires



  • Morpheus Morpheus 16 avril 2013 21:03

    Posez-vous quelques questions simples.

    1) La classe politique et les partis dont elle émarge représente-elle fidèlement les différentes composantes de la société française dans son ensemble ?

    2) La classe politique et les partis (avec l’aide plus ou moins complice des médias) sont-ils à l’origine des opinions (croyances) des français ou est-ce l’inverse (c’est-à-dire que les partis et les politiciens s’inspireraient et orienteraient leurs politiques selon les libres opinions des français).

    3) Les élus sont ils représentatif des français (autrement dit, les différentes assemblées d’élus sont-elles une sorte de « copie en plus petit » de la société française dans ses multiples constituantes) ?

    4) La classe politique et les élus consultent-ils les français concernant les orientations politiques à mener et si oui, respectent-ils les réponses des français.

    Personnellement, ma réponse à ces quatre questions est négative. Non, la classe politique (élus et non élus issus de l’opposition) dans son ensemble ne représente pas la société française, non les élus eux-mêmes ne forment pas une « France en plus petit », non ils ne consultent pas les français et lorsqu’ils le font (rarement) ils ne respectent pas ce que les français ont répondu, et non, ils n’orientent pas leurs politiques selon les libres opinions des français.

    Par conséquent, je considère qu’ils sont ILLÉGITIME à exercer le pouvoir (toutes tendance confondue, majorité ou opposition) ! A moins, bien sûr, d’acter le fait que la France est une OLIGARCHIE ...

    Cordialement,
    Morpheus



  • Morpheus Morpheus 16 avril 2013 20:42

    Fergus, je vous suggère de lire au complet cette analyse de Simone Veil concernant les partis politiques avant d’affirmer qu’il s’agit d’un « mal nécessaire ».

    Ma propre analyse et réflexion concernant les partis politiques est rigoureusement et diamétralement opposée : les partis sont un mal non nécessaire, et consubstantiel de l’impuissance politique des peuples dépouillés de leur pouvoir.

    Court passage du texte de Simone Veil : « Le véritable esprit de 1789 consiste à penser, non pas qu’une chose est juste parce que le peuple la veut, mais qu’à certaines conditions le vouloir du peuple a plus de chances qu’aucun autre vouloir d’être conforme à la justice. Il y a plusieurs conditions indispensables pour pouvoir appliquer la notion de volonté générale. Deux doivent particulièrement retenir l’attention. L’une est qu’au moment où le peuple prend conscience d’un de ses vouloirs et l’exprime, il n’y ait aucune espèce de passion collective.
    Il est tout à fait évident que le raisonnement de Rousseau tombe dès qu’il y a passion collective. Rousseau le savait bien. La passion collective est une impulsion de crime et de mensonge infiniment plus puissante qu’aucune passion individuelle. Les impulsions mauvaises, en ce cas, loin de se neutraliser, se portent mutuellement à la millième puissance. La pression est presque irrésistible, sinon pour les saints authentiques. »

    Par construction, les partis politiques sont des machines à créer et alimenter les passions, à réduire et circonvenir la pensée de leurs membres, à les contraindre à suivre une discipline partisane et, in fine, à diviser le peuple en empêchant les citoyens (devenu de simples électeurs) de penser par eux-mêmes. L’objectif du parti est de parvenir au pouvoir et de gagner toujours plus de membres. La confusion entre les buts et les moyens est systématique : s’il faut de l’argent pour parvenir à avoir des membres et parvenir au pouvoir, alors l’argent devient le but. Ainsi, non seulement la corruption, le mensonge et la tromperie se loge-t-elle inévitablement dans le parti, mais le parti est conduit, par sa raison première, au totalitarisme. Le clivage politique et social se trouve non seulement inscrit dans le parti, mais en outre, il ne cesse de l’alimenter et le nourrir de toutes sortes de façon et pour toute sortes de sujets.

    Cordialement,
    Morpheus



  • Morpheus Morpheus 16 avril 2013 15:41

    Une « démocratie de partis », c’est un peu comme une « démocratie représentative » : un oxymore. Les partis, c’est-à-dire les factions, vont à l’encontre des principes, mais surtout des objectifs de pacification de la démocratie.

    Il serait temps de cesser d’enrichir la novlangue, déjà par trop prégnante dans nos esprits confus.

    Cordialement,
    Morpheus



  • Morpheus Morpheus 16 avril 2013 15:33

    Allons directement au cœur du sujet, pour une fois, au lieu de tourner autour en nous demandant si nous, le peuple, sommes capable d’en parler et de délibérer sur la Constitution (nous en sommes capable !)

    Les grands principes d’une bonne Constitution
    .

    I - Constitution : définition, rédaction, adoption, révision

    A - Définition du mot ‘Constitution’ :
    a) selon Étienne Chouard : « pacte de gouvernement qui fonde l’autorité et définit les limites des pouvoirs, mais sans imposer la politique à mener qui doit pouvoir varier selon la conjoncture (il faut laisser possible une alternance politique) ».
    b) selon moi : « pacte citoyen ayant pour fonction première de protéger le peuple dans son ensemble, en tout temps et toute situation, contre toute forme d’abus de pouvoir dans le chef de mandataires publics exerçant une responsabilité au sein de l’organisation et de la gestion de la nation »
    c) vous : ?

    B - Rédaction de la Constitution :
    a) selon Étienne Chouard : « une Assemblée Constituante, élue ou tirée au sort, sans aucun représentant du pouvoir ni candidat au pouvoir, des débats publics contradictoires, un texte court et clair »
    b) selon moi : « une Assemblée Constituante tirée au sort, excluant de facto tout mandataire public, tout candidat au pouvoir, menant des débats publics contradictoires et rédigeant un texte court, clair et compréhensible par tous »
    c) vous : ?

    C - Adoption de la Constitution obligatoirement par référendum

    D - Révisions constitutionnelles toujours directement validées (ou invalidées) par le peuple lui-même (via referendum, après débats publics et contradictoires)

    II - Séparation des pouvoirs
    Définir quels sont les composantes de l’organisation du pays détentrices de pouvoir et faire en sorte de ne jamais concentrer les pouvoirs entre les mains d’un seul (monarchie) ou d’un petit nombre (oligarchie). Les pouvoirs, dans la structure actuelle de nos sociétés sont : 1) le pouvoir législatif (ceux qui écrivent les lois) ; 2) le pouvoir exécutif (ceux qui font appliquer les lois = le gouvernement) ; 3) le pouvoir judiciaire (ceux qui appliquent les lois = tribunaux et police) ; 4) le pouvoir médiatique (ceux qui diffuse l’information) ; 5) le pouvoir monétaire (ceux qui fabriquent et contrôle la monnaie).

    A - Le Parlement (ou l’assemblée du peuple) doit rédiger les lois sans les exécuter, et contrôler les autres pouvoirs
    > Comment déterminer la composition de l’assemblée du peuple (le Parlement) ? Par tirage au sort ? Par élection ? Par une combinaison des deux formules ? Il est nécessaire d’évaluer les avantages et inconvénients de ces différentes formules.

    B - L’exécutif doit exécuter les lois sans les écrire
    Ce n’est pas à l’exécutif (ce qu’on appelle « le gouvernement ») d’écrire ou de faire écrire les lois ; il lui appartient seulement de faire appliquer les lois votées par le peuple.

    C - Les juges doivent être totalement indépendants
    Le judiciaire ne doit pas dépendre du législatif ni de l’exécutif ni des médias ni de la banque centrale.

    D - En cas de litiges entre les organes, un Conseil Constitutionnel peut statuer en veillant au strict respect de la Constitution, mais sans se substituer lui-même au Parlement.
    Comment et par qui est composé le Conseil Constitutionnel ?

    E - Les médias d’information doivent être libres, politiquement et économiquement, pour délivrer une info pluraliste et indépendante.
    Les médias ne peuvent appartenir à des groupes d’intérêts privés, ni dépendrent de ceux-ci (publicité) ; ils ne peuvent dépendre des autres branches du pouvoir (exécutif, législatif, monétaire, judiciaire), mais émaner directement du peuple. Comment parvenir à ce résultat ?

    III - Contrôle des pouvoirs

    A - Le mode de désignation des mandataires (représentants) doit permettre la mise en jeu de leur responsabilité (leur contrôle)
    > mandats impératifs, non renouvelables, non cumulables et avec reddition des comptes.

    B - Les débats doivent être publics et bénéficier d’une mise en scène des conflits.

    C - Le Parlement doit pouvoir être dissous par le peuple.

    D - Le Gouvernement doit pouvoir être censuré par le peuple ou par le Parlement (l’Assemblée Populaire).

    E - Les juges doivent être contrôlés par un organe indépendant (par ex. une assemblée citoyenne tirée au sort).

    F - L’éventuel Conseil Constitutionnel doit être lui-même sous contrôle citoyen.

    G - La Banque Centrale doit être sous le contrôle du peuple et du Parlement (l’Assemblée Populaire).

    H - La Cour des Comptes doit être à la fois puissante et sous contrôle.

    I - Les médias doivent être responsables juridiquement en proportion de leur pouvoir.

    J - Les citoyens devraient pouvoir déclencher eux-mêmes des référendums décisionnels (referendum législatif, referendum abrogatoire, referendum révocatoire)

    IV - Autres principes importants

    A - Les principes fondamentaux, déclarés en tête de la Constitution, devraient primer sur toute autre règle.

    B - Pas de guerre ni d’intervention militaire sans l’accord direct du peuple et du Parlement.

    C - Garantir la liberté de conscience en confinant la religion à la sphère privée : laïcité.

    D - Limiter le droit de propriété lucrative et favoriser le droit de propriété d’usage (cf. Bernard Friot).

    Ce n’est qu’un aperçu (très bref) de sujets abordés par de simples citoyens (« non compétents », soi-disant) au sein du Plan C de Étienne Chouard, notamment dans la partie Wikiconstitution.

    Cordialement,
    Morpheus



  • Morpheus Morpheus 16 avril 2013 14:34

    « Rousseau pensait que le plus souvent un vouloir commun à tout un peuple est en fait conforme à la justice, par la neutralisation mutuelle et la compensation des passions particulières. C’était là pour lui l’unique motif de préférer le vouloir du peuple à un vouloir particulier. »

    - Simone Veil, Note sur la suppression générale des partis politiques -

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