Né en 1968, j’ai suivi des études secondaires artistiques. J’ai ensuite effectué un parcours autodidacte et touché à divers domaines, tant « manuels » qu’ « intellectuels », ce qui me permet de dire que cette distinction entre l’un et l’autre est parfaitement factice, car l’un ne va pas sans l’autre.
Si je suis bien votre raisonnement (vous me corrigerez si ce n’est pas le cas), vous prôner une solution qui passe par un rééquilibrage des balances commerciales de l’ensemble des économies nationales ?
Si c’est bien cela, sur ce terrain, cette solution est logique. Le hic, c’est comment faire pour imposer aux états ce principe, et surtout faire en sorte que ce principe soit appliqué. En pratique, toutes les politiques économiques de ces 30 dernières années (au moins !) ont consisté à tout faire pour renforcer l’exportation (et donc déséquilibrer la balance).
C’était bien le sens de ma première intervention : comment faire admettre à toute une corporation d’économistes formatés à l’école néolibérale qu’il faut prôner un équilibre de la balance commerciale, alors que tout ce qu’on leur a enseigné va exactement dans le sens contraire ?
Vous admettrez sûrement que les principes fondamentaux de l’économie de marchés repose sur les avantages différentiels (donc le déséquilibre des balances commerciales) ?
Et comment fait-on pour parvenir à des « échanges justes » dans un système fondé sur l’avantage différentiel ?
Toute la logique capitaliste et les principes de l’économie de marché sont fondé sur les avantages différentiel (concurrence, croissance sans fin, rachat des plus petits par les plus gros, fusions pour devenir « compétitif », guerres pour accaparer les ressources, etc.).
La question n’est pas tellement d’être ou non anticapitaliste, mais de reconnaître que ses principes sont incompatibles avec les lois naturelles.
Mes deux dernières interventions ne font que reprendre les arguments avancés par Michel Onfray dans son livre.
Et, oui, j’ai lu le traité d’athéologie, auquel je souscris d’autant mieux que cela fait des années que je suis un « dissident » des religions, et plus particulièrement de la religion chrétienne.
Si vous avez lu ce traité d’athéologie, vous devriez lire également le cépuscule d’une idole. Notre conversation pourrait se faire sur un autre mode, peut-être moins « ping-pong ».
La rhétorique que vous défendez est un piège : elle entraîne celui qui y croit à penser que la solution est de relancer la croissance et améliorer le PIB, quitte a imaginer un « néokeynésianisme ».
Ainsi, pour résoudre le problème de la crise, il faudrait ... appliquer une logique et une rhétorique néo-libérale ! C’est d’ailleurs précisément ce que l’on entend partout de la bouche des uns et des autres dans les médias de l’industrie du consentement.
C’est une stratégie finement pensée par le monde financier : faire adopter à « la gauche » (ceux qui prétendent se soucier du sort des peuples) des politiques typiquement de droite.
Le piège est cependant évincé, nous ne sommes plus (tous) dupes.
Le jugement critiquable d’Onfray en ce qui concerne la personne de Mélenchon ne remet pas en cause le travail qu’il a réalisé pour montrer l’imposture freudienne.
Vous pouvez donc vous penchez sur ces travaux sans pour autant faire un amalgame avec son analyse politique.