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Morpheus

Morpheus

Né en 1968, j’ai suivi des études secondaires artistiques. J’ai ensuite effectué un parcours autodidacte et touché à divers domaines, tant « manuels » qu’ « intellectuels », ce qui me permet de dire que cette distinction entre l’un et l’autre est parfaitement factice, car l’un ne va pas sans l’autre.

Tableau de bord

  • Premier article le 30/11/2010
  • Modérateur depuis le 07/01/2011
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Derniers commentaires



  • Morpheus Morpheus 22 juin 2012 21:52

    @ nobody

    Vous voudriez que nous prenions la Bible au pied de la lettre (au premier degré), et vous prétendez qu’elle nous libère ... Je prends note, et je vous cite quelques extraits (choisis, je vous l’accorde) :

    « Quand tu t’approcheras d’une ville pour l’attaquer, tu lui offriras la paix. Si elle accepte la paix et t’ouvre ses portes, tout le peuple qui s’y trouvera te sera tributaire et asservi. Si elle n’accepte pas la paix avec toi et qu’elle veuille te faire la guerre, alors tu l’assiégeras. Et après que l’Éternel, ton Dieu, l’aura livrée entre tes mains, tu en feras passer tous les mâles au fil de l’épée. Mais tu prendras pour toi les femmes, les enfants, le bétail, tout ce qui sera dans la ville, tout son butin, et tu mangeras les dépouilles de tes ennemis que l’Éternel, ton Dieu, t’aura livrés. C’est ainsi que tu agiras à l’égard de toutes les villes qui sont très éloignées de toi, et qui ne font point partie des villes de ces nations-ci. Mais dans les villes de ces peuples dont l’Éternel, ton Dieu, te donne le pays pour héritage, tu ne laisseras la vie à rien de ce qui respire » (Deutéronome 20:10–17).

    « Maintenant, tuez tout mâle parmi les petits enfants, et tuez toute femme qui a connu un homme en couchant avec lui ; mais laissez en vie pour vous toutes les filles qui n’ont point connu la couche d’un homme » (Nombres 31:17–18).

    «  Élisée monta de là à Béthel ; et comme il cheminait à la montée, des petits garçons sortirent de la ville, et se moquèrent de lui. Ils lui disaient : ‘Monte, chauve ! monte, chauve !’ Il se retourna pour les regarder, et il les maudit au nom de l’Éternel. Alors deux ours sortirent de la forêt, et déchirèrent quarante-deux de ces enfants. » (2 Rois 2:23-24).

    Voilà.

    Si nous devions prendre la Bible au premier degré, voilà ce que nous devrions suivre comme enseignement. Vous me rétorquerez peut-être que nous ne devrions prendre que certains enseignements (« aimez-vous les uns les autres comme vous m’avez aimé », etc.), mais dans ce cas, cela signifierait que nous devrions considérer certains passages comme plus « divins » que d’autres. Dans ce cas, qui décide de ce qui est de l’ordre du divin (la parole de Dieu) et qu’est-ce qui ne l’est pas ?

    Là, je regrette mais nous sommes coincé : soit nous acceptons TOUT, soit nous n’acceptons PAS tout ; dans ce dernier cas, si nous n’acceptons pas tout, nous ne pouvons plus dire « c’est la parole de Dieu, cette parole sauve, nous devons la prendre au premier degré et la respecter », c’est impossible.

    En ce qui me concerne, mon choix est fait : je ne peux pas accepter la Bible comme une parole divine, à moins de considérer Dieu comme une sorte de psychopathe tyrannique de la pire espèce, capable de meurtre, de racisme, de viol, de massacres, de vol, de rapine, de génocide, y compris de génocide de l’espèce humain (cf. le Déluge), etc.

    Je ne vois là QUE paroles d’hommes, enseignements d’hommes et ... folie meurtrière humaine.

    Les humains se libérerons, oui ... lorsqu’ils libéreront leur esprit des enseignements Bibliques. D’ailleurs, je me souviens d’une phrase que j’entendais lorsque j’étais enfant de coeur : « Je l’agneau de Dieu qui enlève le péché du Monde », mise dans la bouche de la figure mythique de Jésus. Permettez-moi de reformuler sa phrase (exercice pratiqué avec zèle par tous les « traducteurs » et autres « interprètes » ou exégèses de la Bible) :

    « Je suis celui qui est venu au monde pour vous ôter de l’esprit la notion du péché, et ainsi l’enlever du Monde, et vous me sacrifierez sur l’autel de votre Dieu pour cela »

    Cordialement,
    Morpheus



  • Morpheus Morpheus 22 juin 2012 16:08

    En même temps, il faut voir le bon côté des choses, Moadab : JCall a, dans sa réaction à votre encontre, montré son vrai visage, celui de vrais défenseurs du sionisme déguisés en promoteurs de la paix universelle entre les peuples.

    JCall est donc très exactement ce que Maurice Joly décrit dans son livre (Dialogue aux enfers entre Machiavel et Montesquieu) : une institution factice qui répond à un langage et à des idées également factices, qui a pour fonction de ravir aux partis cette phraséologie libérale (humaniste), afin d’en faire une arme contre la pensée critique. Ils bombardent l’opinion publique d’étonnantes contradictions afin de la frapper d’incertitudes, ils opèrent sur elle d’incessantes diversions. Ils s’emparent des préjugés et des passions populaires, de manière à introduire une confusion de principes qui rend toute entente impossible entre ceux qui parlent la même langue et ont les mêmes intérêts.

    Quand les faux frères sont démasqués, leur tâche est dors et déjà vouée à l’échec.

    Good job !

    Cordialement,
    Morpheus



  • Morpheus Morpheus 22 juin 2012 14:18

    Le Hamas est un golem créé par les services secrets de l’état Israélien.
    Al Quaïda est un golem créé par les services secrets des USA.
    Le Front National est un golem créé par Mitterrand.

    ...

    Des golem, il y en a plein dans ce monde.



  • Morpheus Morpheus 22 juin 2012 14:07

    @ nobody

    Votre réaction est définie, par les kabbalistes eux-mêmes, comme l’attitude de « ceux qui s’écrasent, qui se plient, qui se nient, qui s’effacent, qui s’oublient, devant DIEU » (l’attitude de ceux « de l’EST »), à contrario de l’attitude de ceux qui se réifient devant dieu (l’attitude de ceux « de l’OUEST »).

    De la même manière que ces enfants victimes de « parents toxiques » (pervers narcissiques et manipulateurs), qui étouffent leurs enfants, « ceux de l’EST » s’estompent devant les parents et ils se plient à toutes leurs exigences, oubliant qui ils sont, qui ils veulent être, pour se conformer à ce que leurs parents toxiques veulent qu’ils soient. Vous manifestez exactement ce zèle des enfants victimes de parents toxiques.

    La notion de « péché originel » est en effet une notion intrinsèquement perverse et perfide. Elle induit que, avant même de naître, tout être humain est coupable. Toute sa vie doit consister à réparer un tort qu’il aurait donc commis avant même d’exister ... (cherchez l’erreur). Cette notion ne vise, évidemment, qu’une seule chose : contrôler et dominer les peuples, les soumettre, en faire des esclaves dociles et obéissants. Cette technique est utilisée par tous les gourous, par tous les manipulateurs, par tous les « laveurs de cerveaux », par tous les charlatans, par tous les parents toxiques afin d’obtenir la soumission (« islam ») et l’obéissance dans le but d’asservir les « disciples » et de les dominer.

    Le plus fabuleux est que vous défendiez cette notion comme le garant de la libération des peuples, en arguant que la religion du new age permettrait à l’élite mondiale de justifier les différences sociales.

    Je viens de démontrer que la notion fondamentale, à la racine des trois religions monothéistes, qu’est la notion de « péché originel » a pour objectif de permettre et de justifier la hiérarchie et l’inégalité sociale, en créant des maîtres et des sujets, des seigneurs et des esclaves. Toutes les connaissances en psychologie, en sociologie et en comportementalisme prouvent cette démonstration : si tu veux contrôler (l’esprit) d’une personne et l’amener à se soumettre à toi, fais-lui croire qu’il est coupable, qu’il doit s’amender, et que s’il s’amende et montre la volonté de réparer ses torts, tu le pardonnera, et il fera tout ce que tu veux.

    Mais réfléchissez. Si Dieu a créé l’Univers. S’il est la source de Tout Ce Qui Est. S’il peut tout faire et tout défaire selon sa volonté, alors il s’ensuit logiquement que Dieu n’a besoin de rien. Il n’a pas besoin d’être adoré. Il n’a pas besoin d’obéissance. Il n’a pas besoin qu’on le craigne. Il n’a pas besoin que l’on se soumette. Tout ce qui existe procède de Lui, et rien de ce qui existe ne peut s’extraire de la Création. Par conséquent, Dieu n’ayant aucun besoin, Dieu ne peut en aucun cas être insatisfait.

    Par contre, un être humain malheureux, peureux, mentalement dérangé, névrotique voir psychotique, lui, aura besoin de rechercher le pouvoir, de dominer, d’exiger l’obéissance, par la peur si nécessaire, et d’imposer ses lois. Un individu qui se prend pour un dieu, tel ... Pharaon ?

    Ho, hoooo ... Pharaon ? Mais d’où est censé provenir la religion monothéiste ? D’Égypte, le pays des ... Pharaons ? Tiens, tiens, quelle curieuse coïncidence.

    Alors, Mr nobody, qui est un idolâtre dans cette histoire, en définitive ? Celui « de l’OUEST » qui dénie à Pharaon le statut de Dieu ? Où celui qui vénère Dieu à la manière dont les sujet égyptiens de l’antiquité vénéraient Pharaon, le Dieu Vivant ?

    Je vous laisse méditer cette épineuse question.

    Cordialement,
    Morpheus



  • Morpheus Morpheus 22 juin 2012 13:20

    La kabbale est une approche ésotérique intéressante, c’est vrai. Certains la disent dangereuse, mais curieusement, ils ne disent pas en quoi elle le serait. Je suis toujours resté sur ma faim lorsque j’ai posé cette question. En fait, elle n’est pas plus dangereuse que n’importe quelle recherche métaphysique. Elle n’est pas plus dangereuse que n’importe quelle découverte scientifique : ce n’est pas l’objet de la recherche qui est dangereux, mais bien ce qu’en fera le chercheur. Sur les « dangers de la kabbale », je conclurai simplement ceci, qui est contenu dans l’énoncé même de cette discipline : « le danger est d’y rechercher une vérité, et surtout, de conclure sa recherche (nb, c’est-à-dire trouver une vérité dans la kabbale) ».

    En effet, la kabbale est spéculative : elle procède donc, par définition (cf. dictionnaire), de la méditation et de réflexions abstraites. Elle développe donc un ensemble de théories abstraites.

    Notons tout de même que, pour abstraite qu’elle soit, l’on peut observer qu’en certains domaines, ces spéculations ont pu être précurseur de théories aujourd’hui scientifiques. Par exemple, on reste stupéfait de la proximité entre la doctrine du tsimtsoum et la théorie du big-bang.

    Isaac Louria est un rabbin et kabbaliste palestinien du XVIe siècle. Il est notamment réputé pour avoir énoncé (entre autre) la doctrine du tsimtsoum. Cette « doctrine » énonce que le premier acte créateur de la conscience absolue (Dieu) fut de se rétracter du grand tout, de se concentrer en un point (yesh) infiniment petit, créant par là même un vide dans l’univers. Cette rétractation, comparable au processus d’une implosion précédant une explosion, donna lieu à un « rayon » qui frappa des réceptacles, procédant ainsi à la création de l’univers, dont il décrira le détail dans la formation des séphiroth (émanations).

    L’idée est la suivante : imaginez que vous soyez cette conscience absolue (Dieu) ; vous résidez dans le grand tout, vous êtes le grand tout. Tout ce qui existe est vous. Vous avez conscience et connaissance de tout, rien ne vous échappe, rien n’échappe à votre regard, rien n’échappe à vos sens, rien n’échappe à votre perception. Puisque tout est vous-même, il n’existe rien d’autre que ... vous. Mais si tout est vous, et que rien d’autre que vous n’existe, alors ... comment pouvez-vous définir qui vous êtes, ce que vous êtes, et même : qu’est-ce qui prouve que vous existez ?

    Pour pouvoir se définir, la conscience absolue doit donc renoncer à être tout. La conscience absolue doit se diviser en différentes parties, en différents aspects, en différentes manifestations. La conscience absolue, qui est illimitée, pour exister, doit se limiter. Car se définir, c’est se limiter. Définir, c’est poser des limites.

    La doctrine du tsimtsoum part de cette spéculation, et elle décrit, non pas la création de l’univers (impliquant, dans nos esprits conditionnés par la manifestation, un commencement et une fin), mais un processus par lequel Tout Ce Qui Est peut se manifester et faire l’expérience de l’être : le processus de la vie. D’où l’appellation « arbre de vie » donnée à l’image qui illustre cet article.

    Et comment Louria décrit-il ce processus ? Le Grand Tout se rétracte en un point infiniment petit, infiniment dense, créant un vide dans Ayin (signifiant à la fois « œil » et ... « néant »), puis, à l’apogée (Apex) de cette contraction, un rayon lumineux jaillit et frappe différents réceptacles qui se brisent (image de la division du Tout en Parties divisées et séparées), et c’est ainsi que le processus de manifestation se réalise.

    La théorie du Big Bang spécule exactement la même chose : à l’origine de l’Univers, un vide immense au sein duquel un point d’énergie infiniment dense et minuscule explose en un jaillissement d’énergie et de lumière et ainsi, le processus de formation de l’Univers se réalise.

    La théorie du Big Bang fut énoncée en 1927. La doctrine du Tsimtsoum fut énoncée au XVIe siècle. On peut donc dire que Isaac Louria fut un précurseur de la théorie du Big Bang. A moins que le chanoine catholique Georges Lemaître n’eut lui-même connaissance de cette doctrine, et qu’il la transposa dans sa propre théorie ? A voir.

    Notez aussi ceci : nous ne sommes pas obligé de considérer la « conscience absolue » comme étant « Dieu » > cette conscience absolue n’est pas un Être Absolu, c’est exactement l’inverse : un NON ÊTRE ABSOLU qui doit abandonner cet état de non-manifesté et d’absolu, pour pouvoir se manifester e façon limitée, mais multiple. Dans cette acception, la spéculation d’Isaac Louria rejoint les spéculations des exégètes du bouddhisme, qui enseignent que la spéculation ultime montre que l’univers manifesté est une illusion (maya) servant de support à la conscience pour se manifester.

    « Le sage ne demeure ni dans l’être ni dans le non-être ».

    Cordialement,
    Morpheus

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