Né en 1968, j’ai suivi des études secondaires artistiques. J’ai ensuite effectué un parcours autodidacte et touché à divers domaines, tant « manuels » qu’ « intellectuels », ce qui me permet de dire que cette distinction entre l’un et l’autre est parfaitement factice, car l’un ne va pas sans l’autre.
Allez plus loin dans votre logique (qui est bonne) : vous observerez alors que l’organisation pyramidale des structures sociales, sa hiérarchie verticale, remonte à ... l’origine des civilisations.
Le mot « civilisation » vient du latin civis, la cité, et désigne des groupes d’humains vivant dans une cité (cité-état dans l’antiquité), par opposition aux tribus nomades ou semi-nomades.
C’est cette forme d’organisation « civilisée » qui a instauré, progressivement, les hiérarchies sociales, les classes sociales, les castes, les spécialisations, la monoculture, l’armée, la guerre, l’asservissement, l’esclavage, la création de la monnaie, etc. L’organisation pyramidale remonte à l’aube des premières civilisations. Avant cela, au sein des tribus, l’organisation n’est pas verticale, elle est horizontale, et le pouvoir y est beaucoup moins concentré, on est face à des structures beaucoup plus égalitaires.
C’est aussi le mode de vie « civilisé » qui a séparé les humains de la nature, qui a créé un fossé entre les rythmes de vie dans la cité et les rythmes de vie dans la nature, et donc provoqué, lentement mais sûrement, un déséquilibre dont nous mesurons aujourd’hui les conséquences catastrophiques.
Il faut donc remettre en cause entièrement ce modèle de civilisation. Sans cela, la civilisation est vouée à disparaître par une forme de suicide collectif.
L’épargne est une fausse bonne idée. L’épargne, c’est quoi ? C’est de l’argent qui est mis en dehors du circuit économique réel, de l’argent « capturé », qui sert aux banques pour spéculer sur les marchés dérivés (l’économie secondaire, déconnectée de la réalité, et totalement out of control).
De l’argent placé en dehors du circuit marchand, dans le système d’économie basée sur la monnaie et sur l’économie marchande, cela a pour conséquence une diminution de la masse monétaire utile, ce qui se traduit par une raréfaction de la monnaie dans le circuit des « échanges » (quel beau terme de novlangue, quand on y pense, « échange » ...) réels. Hors, plus l’argent est rare, moins il y en a pour tout le monde (déjà que le principe de base d’une économie basée sur la monnaie repose sur la pénurie, si en plus on accroit la pénurie, on est pas dans la merde ...).
Il ne faut pas « modifier » les lois sur la création monétaire : il faut les abolir ! Ces lois sont des lois scélérates et constituent une haute trahison vis-à-vis du rôle de l’état, qui est d’agir dans l’intérêt public. On voudra bien m’expliquer en quoi accorder le droit de création monétaire à des intérêts privés est dans l’intérêt public ? Il faudra se lever tôt pour m’en faire une démonstration convaincante. Face à une « loi » qui constitue en elle-même une haute trahison (j’insiste sur les termes), il faut considérer ces lois comme simplement nulles et non avenues.
Qui plus est, ces lois sont issues d’un traité, le traité de Lisbonne, qui est la transposition du TCE qui a été rejeté par 55% des français en 2005 (les lois et traités qui le précèdent sont annulées par ce dernier traité).
L’idée est de montrer que le mythe chrétien n’est pas original, qu’il ne procède pas d’une création, mais de la récupération de mythes plus anciens. L’article présent est spécifiquement orienté sur les similarités entre le culte de Mithra et le culte chrétien. Il n’est pas question de dire que « Mithra argumente contre le Christ », là n’est pas le sujet. Ce que dit l’article, c’est que Jésus = Mithra (à quelques nuances près). Sur un plan littéraire, on pourrait dire que le récit mythique de la vie de Jésus est un palimpseste du récit mythique de l’épopée de Mithra.
En soi, il n’y a là rien de « mal », rien de bien méchant : après tout, il existe bon nombre d’œuvres qui sont réécrites et réinterprétées. C’est le cas au cinéma ou en télévision, avec des remakes, parfois très bons. L’art, en dépit de ce que beaucoup croient, est souvent affaire de réinterprétation, plutôt que de création pure ; on s’empare d’une matière et, telle de la pâte à modeler, on en tire diverses sculptures. Il en est de même des récits mythiques et mythologiques à travers le temps et l’espace, à travers les civilisations et les peuples.
Là où cela devient gênant, concernant le christianisme, c’est plutôt par rapport au dogme, et plus précisément par rapport au credo de l’Église, qui impose la croyance dans l’existence (réelle, concrète, historique, factuelle) de la figure de Jésus. C’est un peu comme si, dans deux cent ans, on fondait une nouvelle religion avec pour figure mythique Superman, et que l’on édicte le credo que Superman a réellement existé au XXe siècle. Lorsque j’étais enfant, je rêvais d’être Superman et d’accomplir des exploits pour faire le bien et sauver les innocents et les gens en détresse : un beau modèle pour élever la vertu, non ? De là à en faire une réalité tangible ...
La question essentielle est : avons-nous besoin de croire en l’existence de Jésus (ou de n’importe quelle figure mythique) pour avoir la foi ? Ma réponse est non. Je n’ai aucun problème avec le fait que l’on trouve la figure de Jésus exemplaire et constitue un socle pour élever sa vertu et améliorer le vivre ensemble. Là où j’ai un problème, c’est lorsque certains viennent imposer cette figure et ce modèle moral à tous, ce que l’Église et d’autres sectes chrétiennes font depuis qu’elles existent. La spiritualité ne s’impose pas.
J’ai également un problème quand, pour mieux imposer son credo, ces institutions imposent une croyance (le credo est une croyance imposée, vous n’avez pas le choix, vous ne pouvez pas le remettre en question), et qu’en sus, elles imposent des normes sociales, un code moral, un code vestimentaire, un code relationnel, un code sexuel, etc. Ce carcan est, à proprement parler, une perversion (au sens étymologique du terme).
La spiritualité, comme la foi, n’est pas quelque chose qui s’impose ; c’est quelque chose de personnel, d’unique, d’intime, d’individuel. Cela signifie que « se relier avec la divinité » (sens du mot « religion » n’est pas univoque, car chaque vie est unique, et chaque chemin l’est également. Tous les chemins qui mènent à la divinité sont uniques, et il y a donc autant de chemins que d’individus cheminant. Or, les institutions religieuses vont exactement à l’opposé, qui imposent un chemin unique, une façon de vivre qui doit entrer dans un carcan très étroit dans lequel vous n’avez pratiquement plus de liberté ; dans lequel la vie - qui est faite d’expériences - est étouffée, voir niée. En y regardant de plus près, les institutions religieuses m’apparaissent des hymnes à la mort, et ce à quoi j’aspire, c’est l’hymne à la vie. La mort est la seule certitude, elle viendra en son temps, et croyez-moi, j’y suis préparé, je ne la crains pas. Mais en attendant cela, c’est la vie que je veux célébrer.
Cordialement, Morpheus
PS @ Furax : je vais préparer une réponse aussi détaillée que possible pour illustrer mon propos sur le palimpseste mythique.
David Ray Griffin, professeur de théologie et de philosophie des religions, a donné une définition très simple et très juste de ce qu’est un mythe et du rôle qu’il exerce dans la société.
« Un mythe est une idée qui, même si elle est communément admise, est fausse. Dans un sens plus subtil – dans un sens religieux – un mythe est une histoire qui sert à orienter et à mobiliser le peuple.
L’accent n’est pas mis sur le rapport entre l’histoire et la réalité,
mais sur la fonction qu’est censé exercer le mythe. Une histoire ne peut
fonctionner à moins d’être supposée vraie par la communauté ou la
nation. Il n’y a pas de débat possible. Si certaines personnes ont le
mauvais goût de mettre en doute l’authenticité de l’histoire sacrée, les
gardiens de la foi et de l’orthodoxie refuseront de discuter avec
elles. Ils les accuseront de blasphème ou, au mieux, les ignoreront. »
Cette définition est bonne, car elle s’applique aussi bien aux mythes religieux qu’aux mythes politiques et idéologiques.