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Morpheus

Morpheus

Né en 1968, j’ai suivi des études secondaires artistiques. J’ai ensuite effectué un parcours autodidacte et touché à divers domaines, tant « manuels » qu’ « intellectuels », ce qui me permet de dire que cette distinction entre l’un et l’autre est parfaitement factice, car l’un ne va pas sans l’autre.

Tableau de bord

  • Premier article le 30/11/2010
  • Modérateur depuis le 07/01/2011
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Derniers commentaires



  • Morpheus Morpheus 30 juin 2012 11:57

    C’est parce que je n’ai pas compris cette phrase [Je m’étonne que personne ne mentionne sa démarche auprès de l’université populaire de Caen.] que je faisais cette remarque.



  • Morpheus Morpheus 30 juin 2012 01:15

    @ christian labrune

    [Imaginez la chose suivante : vous avez un voisin un peu perturbé qui vous menace quasi quotidiennement, qui crie sur les toits qu’il va vous ratatiner. Vous le voyez de votre fenêtre passer des heures à astiquer sa carabine. Je trouverais normal que vous songiez à quelques précautions, mais c’est sans doute que je suis un esprit confus.]

    Vous évoquez bien l’attitude d’Israël à l’égard de l’Iran, c’est bien cela ?

    En ce cas, non, vous n’êtes pas confus. On comprend que l’Iran cherche à se prémunir d’une attaque imminente à son encontre.

    Cordialement,
    Morpheus



  • Morpheus Morpheus 30 juin 2012 01:09

    Euuuu ... A moins que je dise une grosse bêtise, l’UP de Caen a été créée par Onfray.

    Il me semble.



  • Morpheus Morpheus 30 juin 2012 01:04

    Sur le fond de votre papier, je suis entièrement d’accord avec vous. D’autant plus facilement que je partage la critique féroce du monothéisme exprimé par Onfray (je pratique moi-même - mais avec moins de rigueur et de perspicacité que Onfray - ce genre de critique).

    Cela dit, deux choses me font tiquer dans votre argumentation : la première est les circonvolutions que vous faites pour vous défendre préventivement de toute accusation d’antisémitisme à votre encontre du fait que vous défendiez Onfray, lui-même accusé (à tort et à front renversé).

    Je comprends cette défense préventive, mais je ne l’approuve pas, au moins pour cette raison essentielle que c’est faire le jeu des sionistes et des sayanim dont la stratégie est d’utiliser l’attaque ad hominem et l’accusation systématique d’antisémitisme pour stigmatiser et - littéralement - dresser le bûcher médiatique contre toute personne critiquant de près ou de loin Israël ou sa politique, et par extension, la religion judaïque. L’attitude des sionistes à ce niveau est pathologique (paranoïa agressive). Et je pèse mes mots en disant cela.

    La seconde rejoint un peu la première. Vous dites : "L’antisionisme consiste à refuser l’existence de l’Etat d’Israël en tant que tel : c’est là un parti pris d’ordre politique, auquel Onfray s’est toujours clairement opposé (ce fut même là, lors des dernières présidentielles, une de ses principales dissensions avec Jean-Luc Mélenchon, pour qui il ne vota donc pas malgré son ancrage dans la gauche radicale : il l’estime trop proche, notamment, de l’Iran, pays qui veut, à l’instar des terroristes du Hamas, la destruction d’Israël)."

    C’est faux et caricatural. D’abord, si une partie des antisionistes sont certainement dans ce cas de figure, ce n’est pas le cas de tous, loin de là. L’antisionisme ne se réduit pas à refuser l’existence d’Israël ou contester à des juifs d’avoir un état (ça, c’est évidemment la définition que donnent les sionistes). L’antisionisme est aussi le fait de critiquer la politique expansionniste et le racisme intrinsèque à l’idéologie sioniste, un expansionnisme conquérant qui se vérifie chaque jour depuis 60 ans, en dépit de toutes les règles du droit international, et un racisme qui se vérifie dans les paroles prononcées tout au long de l’histoire d’Israël dans la bouche d’acteurs de premier plan de la politique d’Israël, tout autant que dans les actes de son armée, de sa police et de sa politique d’apartheid. Le racisme anti palestinien, anti arabe et anti goy est une réalité, autant que l’antisémitisme. Les deux attitudes sont condamnables. Et le fait de condamner le racisme juif ne fait pas automatiquement sombrer dans l’antisémitisme.

    L’assimilation de l’antisionisme à l’antisémitisme est un sophisme immoral et crapuleux, et la définition que vous avez donnée de l’antisionisme mène immanquablement à cet amalgame.

    Vous répétez enfin une propagande sioniste mensongère (largement relayée dans les médias occidentaux, mais ce n’est là sûrement pas une caution de fiabilité, au contraire), celle qui consiste à dire que l’Iran veut la destruction d’Israël. Or, les faits eux-mêmes démontre que c’est très exactement l’inverse (l’Iran n’a jamais attaqué Israël, par contre Israël a déjà bombardé l’Iran). Il serait sans doute juste de dire que l’Iran veux la fin du régime sioniste en Israël (au même titre que l’occident veut la fin du régime Syrien, comme il a voulu la fin du régime irakien, pakistanais, libyen, libanais, ... avec les résultats que l’on sait), pas qu’il veut rayer Israël (et sa population) de la carte : cela est une manipulation, une propagande de guerre, et une personne cultivée comme vous ne devrait pas se laisser berner.

    Ne me croyez pas sur parole, documentez-vous, abordez la question avec recul et entendez les différents sons de cloches, vous verrez que la réalité est bien loin de cette vision manichéenne. Au delà de ça, je précise que je ne cherche pas à défendre le régime iranien (je suis contre les monothéismes, donc contre la théologie, que celle-ci soit islamique, chrétienne ou judaïque), mais je suis aussi contre les propagandes de guerre, qui cherche à entraîner les peuples dans des conflits que je refuse de cautionner.

    Cordialement,
    Morpheus



  • Morpheus Morpheus 29 juin 2012 21:31

    La pénurie et la compétition préexistent, dites-vous, à la création monétaire. C’est plus subtil que cela.

    D’abord, la pénurie précédant la création monétaire n’est que relative à l’aire d’influence et d’exploitation de tel ou tel peuplade : il n’y a pénurie qu’en fonction des ressources disponible ou non sur cette aire d’influence et de contrôle, pas dans l’absolu. C’est-à-dire que la Terre, au total, est à même de procurer une grande abondance dans un grand nombre de ressources, pourvu que celles-ci soient exploitées en respectant l’équilibre dynamique.

    Cela signifie que, plutôt que de faire la guerre, les peuples peuvent (auraient pu) collaborer afin de partager équitablement les ressources. Le choix entre guerre (compétition agressive et recherche d’avantage différentiel) et collaboration (échanges mutuellement avantageux) ne dépend que du contexte socioculturel dans lequel évoluent les différents peuples.

    Donc, considérant la pénurie, ce que l’on peut dire c’est qu’aujourd’hui, compte tenu primo que le monde est globalisé (accès à l’ensemble des ressources de la planète) et deuxièmement que notre niveau de connaissance et de technologie nous permet une transformation optimale (améliorable, mais capable déjà de produire en masse), de pénurie il n’y a plus. Pour preuve, les grandes quantités de déchets que nous produisons provient entre autre d’une surproduction. Seuls certaines ressources d’énergies (non renouvelables) sont en voie de pénurie, pour cause de surexploitation démesurée en 150 ans. Ce qui n’est pas une fatalité (c’est une question de mauvais choix, dût à l’avidité de quelques-uns).

    Ensuite, la compétition. Celles-ci n’est pas non plus une fatalité. Elle n’est pas inscrite dans nos gènes. La croyance dans le fait que l’ordre naturel serait fondé sur la compétition est une croyance fausse, un sophisme libéral qui réinterprète dans un certain sens la théorie de l’évolution de Darwin. Dans la nature, ce n’est pas la loi du plus fort, mais la loi de l’adaptabilité qui prédomine. C’est cela que dit la théorie de Darwin. Pour s’adapter, il n’est pas nécessaire d’être obligatoirement compétitif. Dans de très nombreux cas, la nature montre une collaboration, une symbiose - inconsciente la plupart du temps, mais bien réelle - entre espèces (qu’elles soient végétales ou animales). L’homme n’est pas différent : il s’adapte à son environnement.

    Cependant, du fait de l’avènement de la sédentarisation ET de la civilisation (vie dans la cité), l’homme a recréé un environnement différent de l’environnement naturel, et décalé des cycles et des lois naturelles. Les choix des humains ont mené à développer la compétition plutôt que la collaboration, et la domination de la nature plutôt que la symbiose avec ses rythmes. Ces choix peuvent être changés, pourvu que l’on revoit notre copie concernant nos croyances, nos habitudes, nos mœurs, notre culture.

    On peut donc dire que la compétition n’est pas une fatalité, et qu’on peut (à mon avis, on DOIT) changer pour développer la collaboration et l’échange mutuellement avantageux, plutôt que la compétition et l’avantage différentiel. C’est d’autant plus vital que nous réalisions ce revirement de paradigme que nous sommes à présent (par la mondialisation et la technologie) véritablement interdépendant (dépendant les uns des autres = ce qui affecte les uns affecte les autres), et d’autre part, les équilibres naturels ont été bouleversés par l’activité humaine, et il est urgent de nous réaligner avec les rythmes naturels. Si nous ne le faisons pas, c’est nous qui perdrons. De toute façon.

    Enfin, ce que l’on constate, c’est que les principes mêmes de compétition et d’avantage différentiel, s’ils ne sont pas inhérent à l’homme, sont gravés dans l’économie de marchés et la monnaie. Vous semblez me contredire sur le point cinq, pourtant c’est bel et bien la rareté qui fait la valeur (relative) des biens et des services (nier cela revient à nier les principes sur lesquels repose « la loi de marché », à savoir la loi de l’offre et de la demande). S’il pleuvait de la poussière d’or pendant un jour, tout le monde se précipiterait pour l’amasser (bien qu’on ne puisse rien en faire pour vivre, ni en boire ni en manger), mais s’il en pleuvait pendant 1 mois, tout le monde se demanderait comment se débarrasser de cette merde ...

    Ce principe (loi de l’offre et de la demande) combiné à la compétition, génère inévitablement la rareté, et l’économie, aujourd’hui, consiste à s’accaparer les ressources (énergies, eau, nourritures, matières premières), les terres et la connaissance (brevets), et à thésauriser, afin de contrôler l’offre et la demande. Le capitalisme, c’est du communisme à la soviétique, mais inversé : dans un cas, les ressources sont contrôlées par des agents privés, dans l’autre par des apparatchik de l’état. Pour la grande majorité de la population, le résultat est le même : ils sont asservis par une petite minorité de voleurs de pouvoirs, qui ont tout intérêt à préserver un système fondé sur la compétition et la recherche d’avantages différentiels.

    Mais ce n’est pas tout. Une autre excellente raison de sortir du système monétaire, c’est que la compétitivité induis toute une série d’effets pervers : exploitation (voir esclavage), obsolescence planifiée (pour alimenter la consommation), pollution et destruction environnementale, etc. Si nous sortons de ce système, ces effets pervers n’ont plus de raison d’être. Au lieu de déployer des trésors d’ingéniosité pour limiter la durée de vie d’un produit, les ingénieurs pourraient déployer leur créativité pour développer des produits de plus en plus fiables, durable et sécurisés.

    Cordialement,
    Morpheus

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