Né en 1968, j’ai suivi des études secondaires artistiques. J’ai ensuite effectué un parcours autodidacte et touché à divers domaines, tant « manuels » qu’ « intellectuels », ce qui me permet de dire que cette distinction entre l’un et l’autre est parfaitement factice, car l’un ne va pas sans l’autre.
« La démocratie à l’épreuve » avec ces questions :
- Les marchés ont-ils besoin de la démocratie et réciproquement ? En session plénière.
- Quelle démocratie après les printemps arabes ?
- Démocratie : valeur universelle ?
- Valeurs virtuelles et nouveaux réseaux sociaux
- Un modèle pour tous ? Démocratie et mondialisation
... sans grand intérêt si l’on ne pose pas les vrais questions : le système électif est-il démocratique ? Le stuud étant que la question est idiote, puisque la définition même du système électif ne souffre pas de controverse : « Il est considéré comme démocratique que les magistratures soient attribuées par le sort et comme oligarchique qu’elles soient électives » (Aristote)
En effet, l’idée même de voter implique le fait de choisir le candidat que l’on considère comme « le meilleur » (parmi un panel qui nous est imposé, soit dit en passant, donc pas librement) ; or, « le meilleur » en grec = aristos > aristocratique. Dans toute l’Histoire, les aristocraties donnent toujours lieu à des oligarchies. CQFD.
Placer les démocraties, ça va aller très vite : il n’y en a pas. Ou alors, on est souple, et place la Suisse, l’Islande, le Venezuela et la Bolivie .
Les fausses démocraties, c’est pas difficile : tous les gouvernements soi-disant représentatifs, à savoir les USA, UE, etc. (tous ceux qui se disent démocratiques, mais qui utilisent exclusivement le mode électif pour former les gouvernements). La difficulté sera de trancher entre « fausse démocratie » et « régime autoritaire », parce que par exemple, les USA et l’UE sont les deux en même temps ...
Forum mondial de la démocratie, organisé par les institutions européennes ?
C’est une rigolade, ou quoi ?
Les institutions les plus éloignées de la démocratie qui existent dans nos gouvernements (prétendument) représentatifs qui organisent un forum sur la démocratie, c’est du tout grand foutage de gueule ! Le super enfumage qui en remet une couche ... Décidément, les voleurs de pouvoir ne manquent pas d’air. Ils sont définitivement sans la moindre vergogne.
Je ne comprends pas cette idée : « nous devons renoncer au monde » ??? Pourquoi devrions-nous renoncer au monde ?
Pourquoi, Dieu, s’il est bon, nous ferait naître au monde, pour ensuite nous enseigner d’y renoncer ? (je pose la question en me mettant dans l’esprit d’un croyant, même si je ne crois plus en Dieu : disons que je cherche une logique, d’où la question).
Au delà de ma question, je vais vous livrez un résumé de mon propre cheminement métaphysique (ou spirituel, si vous préférez) : au stade où j’en suis, je ne crois plus qu’il existe un dieu transcendant et omnipotent. Peut-être une sorte de « dieu » immanent (qui est à la fois en toutes choses et est toutes choses), bien que cette interprétation me semble encore imparfaite et prêter à confusion, dans la mesure où nous avons tendance à projeter nos propres limites dans des concepts censés dépasser notre entendement.
Disons qu’il y a une sorte de « conscience absolue », abstraite et non manifestée. Pour pouvoir faire l’expérience de l’être et se manifester, cette Conscience se divise en multiples parties d’elles-mêmes, chacune limitées. Ces parties sont des manifestations ayant une conscience limitée, mais pouvant faire des expériences concrètes, à différents niveaux de manifestation : minéral, organique, végétal, animal, humain, ... et pourquoi pas, au delà ? : bodhisattva, « ange », etc. (pure spéculation).
La seule « loi » est une loi - ou un principe - très simple : la causalité réciproque. Elle recouvre de multiples aspects. D’une part, elle explique comment fonctionne le monde manifesté (celui dans lequel nous faisons l’expérience de l’être, de la vie) : nous pouvons être, parce que d’autres être sont manifesté dans notre environnement et nous renvoient une image de nous même ; leur « différence » nous permet d’exprimer notre propre différence, notre propre personnalité (notez que, mathématiquement, une « différence » est la résultante d’une soustraction ; quelque chose que nous aurions en moins que les autres, et non en plus > cela invite à la modestie). D’autre part, la causalité réciproque est une loi qu’il n’est pas besoin de « respecter » : elle s’impose d’elle même sans que nous puissions y échapper : tout dans l’univers répond naturellement à cette loi (action - réaction). Ensuite, elle est bien plus complexe qu’il n’y parait, car elle n’implique pas - comme on le croit souvent, UNE cause donnant UNE conséquence, mais chaque effet procède d’un ensemble de causes concomitantes, dans un enchaînement qu’il nous est virtuellement impossible d’embrasser. Tout au mieux pouvons-nous appréhender quelques causes.
L’avantage de cette conception, qui ne nécessite aucune entité omnipotente (qu’elle soit bienveillante ou non). Cette conception me permet de considérer que je suis relié à tout ce qui existe (et aux autres), à un niveau de conscience bien au delà de ma conscience ici-bas. Nous sommes interdépendants des autres, et cela suffit à me permettre d’envisager une vie en commun, en collaboration plutôt qu’en compétition. Cette perspective me rend également bien plus responsable.
Cette conception religieuse n’est, j’en suis convaincu, qu’un prolongement de la cellule familiale classique : un père (la rigueur, la force, la sévérité, la punition le cas échéant ; une mère (la douceur, la bienveillance, le pardon, le réconfort, la nourriture), et les enfants devant obéir aux parents pour obtenir leur amour > Dieu le père (papa), la Vierge Marie (maman), et les enfants (les hommes et les femmes). Traduit par le clergé = Dieu le père > l’Église > le Pape > les cardinaux > les évêques > les prêtres > les fidèles.
Certains ayant du mal à concevoir une vie sans soutient se réconforte avec cette idée d’une divinité paternelle accompagnée d’une figure maternelle et d’un grand frère guide et protecteur. C’est rassurant, sans doute, mais tôt ou tard, l’oiseau doit voler de ses propres ailes. Voilà pourquoi je n’ai plus besoin de dieu(x).
D’autre part, j’ai certaines informations qui me permettent de dire que la mythologie chrétienne, autant que judaïque, sont seulement cela : des mythologies, c’est-à-dire des histoires qui relèvent du mythe et de la légende, non fondées sur des événements historiques réels, mais sur un canevas mythologique que l’on trouve en bien des parties du globe, et qui sont des allégories d’événements astronomique (le parcours christique est un bon exemple d’allégorie de phénomènes astronomiques). Le fond original de beaucoup de religions ressort de l’astrologie, une « science » très ancienne dont on retrouve des traces au néolithique. Je ne peux pas faire abstraction de ces connaissances, d’autant qu’elles donnent sens à bien des incohérences apparentes. Mais c’est trop long à développer ici.
S’il est indéniable que le capitalisme est une idéologie mortifère, et que le « communisme » à la sauce soviétique, chinoise ou khmer rouge le sont tout autant, de même que le nazisme, voulez-vous vraiment que nous faisions le décompte des massacres dû aux religions du Livre ?
Croisades, Inquisitions, guerres de religions, pogroms, massacres d’infidèles, ... Cela vous dit quelque chose, ou bien êtes-vous dans le déni de ces faits ? Ou dans leur justification ?
Si l’Ancien Testament est, comme vous le dites, un « récit Historique » de l’ « épopée du peuple juif », alors il est le récit d’un peuple conquérant, qui massacre les habitants des villes qu’il assiège et qu’il conquiert au fil de l’épée. Le récit d’un peuple qui soumet par la force, qui asservit et met en esclavage les non juifs.
Mais soyons sérieux, je vous prie : ce livre n’est pas un livre d’Histoire, c’est un livre d’histoires, un récit qui tient de la propagande.
Et le Nouveau Testament est un assemblage manipulé et construit par l’Église dès le IVe siècle, afin d’en faire avant tout un instrument de pouvoir très temporel, un instrument politique. Dès le début, toute contestation du « Livre Saint » est combattue par l’Église et ses évèques, non seulement sur le plan du débat d’idée, mais surtout au fil de l’épée. L’Histoire même (avec un grand H pour le coup) retrace une longue et interminable suite de meurtres, bûchers, massacres d’hérétiques et autres infidèles. Que ce soit le judaïsme, le christianisme ou l’islam, c’est du pareil au même : du sang, encore du sang, toujours du sang.
Qu’enseignent ces « Livres Saints » ? Que tout ce qui est du ressort de la vie, de l’Eros (dieu de l’amour dans l’antiquité) est tabou, tandis que tout ce qui relève de la mort, de Thanatos (dieu de la mort dans l’antiquité) est « le salut » : dans l’au-delà (de la vie), dans l’après-vie, vous obtiendrez tous les bienfaits SSI vous vous conformez, dans la vie proprement dite, à des lois contraires à la nature même de la vie.
Bien sûr, vous n’accepterez pas mes propos, vous les nierez, vous les condamnerez ou, au mieux, vous les ignorerez. C’est logique, je le comprend, car toute votre vie, tout ce qui constitue, aujourd’hui, votre identité, vos repères, se trouve dans cette propagande religieuse. Votre CROYANCE est le socle de votre identité. Perdre ces CROYANCES serait un séisme dans votre vie. Soit. C’est la votre. Je vous vois, moi, enchaîné à ces croyances mortifères, enchaîné au Dieu de la Mort, Thanatos, que Jean, dans l’Apocalypse appelle « la bête déguisée en ange de lumière ». Et ironiquement, vous, vous me voyez, moi, enchaîné à la même chose.
Nous sommes dans un dialogue de sourd, car si je suis à même de me mettre à votre place (j’y ai été, j’ai été croyant, j’ai été enfant de cœur), si j’ai ce recul, cette vision aujourd’hui extérieure, si je suis passé par cette perte de repère qui résulte de la remise en question de mes anciennes croyances, il n’en est pas de même pour vous. Il ne s’agit pourtant pas de savoir qui a raison ou qui a tort, car nous sommes incurablement dans la naïveté et l’innocence de notre aveuglement sur nous-mêmes.
« Pour le fort, le péché est enseignement, pour le faible damnation », écrit Gitta Mallasz dans son livre « Dialogue avec l’Ange ». Avec ces mots disparaît l’interprétation traditionnelle du péché et de la culpabilité. « Je suis envahie par la joie de le sentir responsable » dit-elle ; « je comprends que chacun peut avoir la force de vaincre le péché, mais que beaucoup ne veulent pas faire cet effort parce qu’ils refusent toute responsabilité », conclut-elle sur ce point.
Vous ne pouvez pas prétendre avoir « vaincu le péché » si vous ne vous confrontez pas à l’expérience. En fait, il ne s’agit pas de « vaincre le péché », moins encore d’éviter de « commettre » des péchés : il s’agit de comprendre (prendre avec soi), par l’expérience (vécue) quelles sont les conséquences de chacun de vos actes (l’Unique Loi de la Création étant la Loi de Causalité Réciproque). Vous n’aurez plus à « renoncer à la tentation », vous aurez fait le choix d’accueillir ou de rejeter telle ou telle expérience, non parce que l’on vous dit « c’est bien » ou « c’est mal », mais parce que ces expériences (opposé à « croyances ») vous auront apporté du bienfait ou du méfait dans votre vie. En aucun cas, renoncer à la vie n’est la voie du salut. Le renoncement est la voie royale de la frustration, la voie suprême de la perversion, au sens étymologique du terme : l’inversion, le sens renversé. Peut-être la Vie, un jour, vous permettra de le comprendre ?