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Morpheus

Morpheus

Né en 1968, j’ai suivi des études secondaires artistiques. J’ai ensuite effectué un parcours autodidacte et touché à divers domaines, tant « manuels » qu’ « intellectuels », ce qui me permet de dire que cette distinction entre l’un et l’autre est parfaitement factice, car l’un ne va pas sans l’autre.

Tableau de bord

  • Premier article le 30/11/2010
  • Modérateur depuis le 07/01/2011
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Derniers commentaires



  • Morpheus Morpheus 14 juin 2012 15:22

    @ Gordon71

    Et Freud, lui, a logé l’inconscient (en d’autres termes : l’âme) juste en dessous de la ceinture, dans les organes génitaux smiley

    Cordialement,
    Morpheus



  • Morpheus Morpheus 14 juin 2012 15:09

    Démontons le mythe freudien.

    1.
    La légende : Freud a découvert l’inconscient tout seul à l’aide d’une auto-analyse extrêmement audacieuse et courageuse.
    La réalité : Freud a formulé son hypothèse de l’inconscient dans un bain historique propre au XIXe siècle suite à de nombreuses lectures, notamment philosophiques (Schopenhauer et Nietzsche pour les plus importants), mais également scientifiques.

    2.
    La légende : Le lapsus, l’acte manqué, le mot d’esprit, l’oubli des noms propres, la méprise témoignent d’une psychopathologie par laquelle on accède à l’inconscient.
    La réalité : Les différents accidents de la psychopathologie de la vie quotidienne peuvent faire sens, mais aucunement dans la perspective d’un refoulement strictement libidinal et encore moins œdipien.

    3.
    La légende : Le rêve est interprétable : en tant qu’expression travestie d’un désir refoulé, il est la voie royale qui mène à l’inconscient.
    La réalité : Le rêve a bien un sens, mais nullement dans une configuration spécifiquement libidinale ou œdipienne.

    4.
    La légende : La psychanalyse procède d’observations cliniques : elle relève de la science.
    La réalité : La psychanalyse est une procédure qui relève de la psychologie littéraire, elle procède de l’autobiographie de son inventeur et fonctionne à ravir pour le comprendre, lui et lui seul.

    5.
    La légende : Freud a découvert une technique qui, via la cure et le divan, permet de soigner et de guérir les psychopathologies.
    La réalité : La thérapie analytique illustre une branche de la pensée magique : elle soigne dans la stricte limite de l’effet placebo.

    6.
    La légende : La conscientisation d’un refoulement obtenue lors de l’analyse entraîne la disparition du symptôme.
    La réalité : La conscientisation d’un refoulement n’a jamais causé mécaniquement la disparition des symptômes, encore moins la guérison.

    7.
    La légende : Le complexe d’œdipe, en vertu duquel l’enfant désire sexuellement le parent du sexe opposé et considère le parent de même sexe comme un rival à tuer symboliquement, est universel.
    La réalité : Loin d’être universel, le complexe d’œdipe manifeste le souhait infantile du seul Sigismund Freud.

    8.
    La légende : La résistance à la psychanalyse prouve l’existence d’une névrose chez les sujets rétifs.
    La réalité : Le refus de la pensée magique n’oblige nullement à remettre son destin entre les mains du sorcier.

    9.
    La légende : La psychanalyse est une discipline émancipatrice.
    La réalité : Sous couvert d’émancipation, la psychanalyse a déplacé les interdits constitutifs du psychologisme, cette religion séculaire post religio.

    10.
    La légende : Freud incarne la permanence de la rationalité critique emblématique de la philosophie des Lumières.
    La réalité : Freud incarne ce qui, à l’époque des Lumières historiques, es nommait l’antiphilosophie - une formule philosophique de la négation de la philosophie rationaliste.

    Démonstrations et preuves irréfutables > Le crépuscule d’une idole (Michel Onfray).

    Cordialement,
    Morpheus



  • Morpheus Morpheus 14 juin 2012 14:37

     @ JL1

    - le prix de 25 $ était le prix que Freud lui-même demandait à ses clients. 25 $ de l’époque représente 450 euros de nos jours.

    - comparer la peinture (un art) avec une forme prétendue de thérapie scientifique est absurde. A vous suivre, on penserait que ce qui fait la valeur d’une œuvre, c’est le prix qu’en donnent des spéculateurs déments n’ayant plus aucun sens des valeurs tant ils sont fortunés.

    - vous persistez à faire l’amalgame entre l’art et une démarche scientifique : cela montre votre manque de discernement et votre méconnaissance des principes fondamentaux de la méthode scientifique. La science, ne vous en déplaise, n’est pas un art, mais une discipline qui comporte des règles. Toute discipline scientifique requiert le strict respect de ces règles pour pouvoir prétendre s’appeler science.

    - Je suis d’accord que l’on appelle « art » la psychanalyse freudienne, au même titre que je suis d’accord que l’on appelle « art » la cartomancie, la chiromancie ou l’astrologie, ou encore le chamanisme. La psychanalyse freudienne n’est ni plus ni moins une forme de chamanisme des temps modernes.

    - [Nous appellerons (donc) « obscurantisme contemporain » toutes les formes sans exception de mise à mal et d’éradication de la puissance contenue, pour le bénéfice de l’humanité tout entière, dans Darwin, Marx et Freud." (Alain Badiou)]
    Voilà bien la citation la plus ... obscurantiste qu’il m’ait été donné de lire ! Jugez donc par vous-même : ce que dit ce sot de Badiou, c’est que toute remise en cause de théories dites scientifiques procéderait nécessairement d’une démarche obscurantiste. En d’autres termes, il n’est pas autorisé de remettre en cause les trois personnes mentionnées, ni leur travail. C’est précisément de cette manière que procèdent tous les mythes religieux pour empêcher quiconque de semer le doute et de critiquer la validité des histoires contées, ce qui est l’exact opposé de la démarche scientifique. JL1, en me lançant cette citation, vous démontrez que vous n’êtes pas dans une démarche scientifique, mais dans une démarche religieuse d’adepte de la religion psychanalytique. CQFD.

    - [Freud parlait de « blessure narcissique » à propos des effets déstabilisateurs produits par sa propre théorie, celle de Copernic et celle de Darwin.]
    Bien entendu. C’est bel et bien la démonstration de l’arnaque freudienne : si l’on refuse les thèses de la « psycho-analyse » (car c’est ainsi que Freud appelait sa « science »), c’est que l’on est dans le refoulement, donc cela valide les thèses > argument circulaire, vous êtes piégés, circulez il n’y a rien à discuter. Pur sophisme.

    - [L’homme dieu c’est naturellement l’oligarque, le roi, le chef, le riche, par opposition à la plèbe ; les crimes de Freud et les autres ont été de montrer que dieu n’existe pas, et tous les hommes sont égaux devant l’éternité.]
    Toute la vie de Freud a consisté, avec la complicité de ses apôtres, à remplacer la figure mythique de Dieu par ... la sienne ! Une fois encore, jugez vous-même : la psychanalyse se présente comme une vision du monde totalisante ayant réponse à tout en proposant un concept, l’inconscient, avec lequel subsumer la totalité de ce qui a eut lieu, de ce qui a lieu et de ce qui aura lieu sur la planète. Elle fonctionne comme une métaphysique de substitution dans un monde sans métaphysique (perte de repères et de valeurs lors de la première guerre mondiale). En se popularisant, l’œuvre donne lieu à un catéchisme, à une vulgate. La psychanalyse a été construite par ses thuriféraires selon un schéma proche de celui de la religion chrétienne (la biographie d’Ernest Jones en propose un modèle bâtit selon les critères de la légende chrétienne concernant la vie de Jésus).

    Cordialement,
    Morpheus



  • Morpheus Morpheus 13 juin 2012 23:52

    @JL1

    Transformer l’escroquerie en art, voilà bien toute la finesse des aigrefins.

    Mais votre propos même est la démonstration de l’escroquerie de la psychanalyse freudienne, étant donné que Freud a toujours prétendu faire de la science, bien que rien dans sa démarche n’est scientifique. Une science n’est pas l’art : l’art procède de l’inspiration, de l’intuition, de l’émotion, de la non répétition, de l’expression de sens ; la science procède de l’hypothèse, de la vérification, de la répétition, de la reproduction, de la raison. Deux voies bien distinctes.

    Je peux accorder que Freud fût un artiste, mais alors, un artiste honteux. Cependant, sa démarche est, à proprement parler, une escroquerie intellectuelle, doublée d’une escroquerie financière (25 $ de l’époque la séance représentant la modique somme de ... 450 euros de maintenant !!!).

    450 euros pour se faire dire que, sommes toutes, vos problèmes résultent que vous êtes inconsciemment dans le désir irrépressible de votre mère, que vous voulez tuer votre père qui s’interpose entre l’objet maternel de votre désir refoulé, que tout cela procède de la loi de la horde primitive et de la consommation de la chaire paternelle lors du repas funéraire ... Oui, si cela vous tente, pourquoi pas.

    Vous pourriez aussi vous rendre au confessionnal, c’est moins long, et surtout moins cher smiley



  • Morpheus Morpheus 13 juin 2012 16:08

    @ JL1

    « La psychanalyse n’est pas une science, c’est un art » dites-vous.

    Certes, et l’escroquerie aussi est un art. L’escroc, comme le praticien, peut en effet être talentueux, doué, ingénieux et professionnel dans son art : il n’en reste pas moins un escroc. Pire : il est un escroc d’autant plus redoutable qu’il est bon dans son domaine.

    Pareil pour le praticien.

    Cela étant, je veux bien admettre que pour beaucoup de praticiens, ils sont sincères dans leur démarche. Mais un praticien sincère, s’il est honnête, ne pourra, sortant de la lecture du crépuscule d’une idole, que rejeter tout ce qu’on lui a apprit, et entamer une longue remise en question. Compte tenu des enjeu personnels (perte d’années d’études, perte de réseaux relationnels et professionnels, perte de travail), je doute que beaucoup aient le courage de faire ce choix. Ceux qui le feront pourront toutefois seuls être qualifiés de sincères.

    Cordialement,
    Morpheus

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