Elle s’applique dans des cas extrêmement précis, une formule très précise doit être employée qui énonce clairement qu’il s’agit d’une position qui rentre dans le cadre de l’infaillibilité.
Donc, une conférence de presse dans un avion sur un sujet tel que le SIDA ne rentrera jamais dans le cadre de l’infaillibilité tel qu’énoncé par l’Eglise.
Je ne suis ni trader, ni économiste, ni tout ce que vous semblez avoir une dent contre.
Je serai bientôt un actuaire.
Et je suis actuellement plutôt tourné vers la gestion de risque et la modélisation du risque d’intérêt et de capital pour les carnets d’épargne.
Alors vos attaques anti-méchants traders pas beaux, vous pouvez vous les mettre où je pense.
Je ne comprends pas le sens de votre question finale.
La valorisation des produits par calcul actuariel semble largement sortir de votre champ de compétence lorsque vous faites appel à des notions de "spéculation" qui n’ont aucunement leur place dans ce type de calcul.
Vous mélangez tout et n’importe quoi.
Savez-vous réellement ce qu’est une actualisation ?
Savez-vous réellement ce qu’est un calcul d’espérance sous risque neutre ?
Savez-vous réellement ce qu’une une absence d’opportunité d’arbitrage ?
Connaissez-vous les différents théorèmes à la base du calcul stochastique ? A la base de l’actualisation ?
J’ai l’impression de parler à un ignorant qui mélange tellement de concepts que la question qu’il pose n’a aucun sens.
Mais je laisse P. Renève vous répondre s’il a compris la question.
"qu’il faudrait re-dissocier banques de dépôt et banques d’affaires"
Si cette mesure avait été entreprise dès le début, les gouvernements n’auraient pas été obligés de voler autant au secours des banques pour ne pas engendrer un mouvement de panique des clients...
Cette manie qu’ont eu certaines banques de confondre ces deux activités à mener UBS où l’on sait...
Comment ne pas se rendre compte de l’absurdité de faire acheter par un département ce que l’autre crée. Et pire encore, avec des fonds qu’un autre département vous prête à taux de transfert...
Il n’y a même plus de dilution de risque dans ces cas là. Simple recyclage et gonflement artificiel du chiffre d’affaires. Quand tout va bien, les profits sont monstrueux mais quand ça tourne un tant soi peu mal...C’est la quasi-faillite.
Pour un établissement bancaire qui doit normalement se couvrir au mieux face au risque, c’est inacceptable.
Pour le reste, je dirais que certains produits financiers ont une utilité si l’optique se porte clairement vers la répartition du risque et la couverture.
Il faut cependant comprendre que ceux qui se couvrent ne peuvent le faire que si en face, il existe d’autres acteurs qui "spéculent", dans le sens où ils parient sur un certain sous-jacent.
Chose totalement compréhensible pour des acteurs moins sensibles au risque.
Les hypothèses au niveau du taux d’actualisation et de la valorisation d’actifs jouent principalement sur le risque neutre et l’absence d’opportunité d’arbitrages.
Elles sont en général vérifiées.
Les mathématiques financières sont un outil nécessaire pour valoriser et pricer des produits.
Ce n’est pas suffisant et cela ne le sera jamais vu l’aléatoire inhérent à l’avenir.
Ceci s’appelle le "risque". Il n’y a aucun investissement futur sans risque.
Aucun.
Mettre son fric sous l’oreiller, c’est s’exposer à l’inflation, à la perte de valeur de sa monnaie.
Mettre son fric sur le compte épargne, c’est s’exposer au risque de taux d’intérêt (changement de tarifs), au risque de faillite de la banque,...
Mettre son fric en obligations, c’est s’exposer au risque de défault de payement de l’émeteur.
Mettre son fric en actions, c’est s’exposer a l’état financier de l’entreprise, à ses résultats.
Il n’existe aucun investissement sans rissque. Aucun.
Ceci en tête, tout est une question de "gestion de risque".
"D’où l’idée de maximiser la rentabilité de ses fonds propres et de minimiser les ressources empruntées, génératrices de beaucoup d’incertitudes..."
Maximiser la rentabilité des fonds propres ? On ne peut augmenter son rendement sans augmenter son exposition au risque.
Cette phrase est un non-sens absolu.
Les emprunts sont soumis à certains risques, les investissements à d’autres.
L’exposition au risque d’un établissement, d’une entreprise est un balancement constant entre ces deux types d’expositions.
C’est ce qu’on appelle, au niveau banquaire, l’ALM.
De rien, on a trop souvent l’impression que les produits financiers sont calculés suivant le bon vouloir des traders.
Or il existe malgré tout une bonne partie des mathématiques financières qui sont clairement utiles et applicables.
L’utilisation qui en a été faite lors de la création des produits dérivés sur crédit fut un abus. Et il n’est pas inintéressant de constater que ces produits furent créés par les traders. Ceux-là même chargés de les vendre. Ni le département risque-marché ni le département risque-crédit n’ont eu leur mot à dire la plupart du temps.
Je peux vous dire qu’on a fait quelques progrès depuis les années 80 mais que la complexité accrue ne permet pas toujours de s’en sortir.
Il faut rester humble face à l’aléatoire
Pour le reste, j’ai la nette impression que les différentes décisions économiques prises ne sont pas analysés totalement et que les conséquences qui peuvent être créés par un taux d’intérêt historiquement bas sont largement méconnues.
J’ai peur qu’en voulant désormais lutter contre la déflation, on ne risque l’emballement général sans aucun contrôle possible.
Certains émettent pourtant des théories qui considèrent la crise économique comme nécessaire pour remettre les compteurs à zéro et repartir sur des bases plus saines.
Or, les gouvernements actuels semblent a tout prix vouloir conserver le système intact et le placent constamment sous perfusion...passant sous silence les manquements, permettant aux fautifs de se décharger de toute responsabilité.
Le jour où les dirigeants de Fortis seront derrière les barreaux n’est pas pour demain.
Et poutant Dieu sait que certains le méritent.