Juste pour appuyer la position de P. Renève en matière de mathématiques financières :
Le valeur d’un produit est calculée comme étant la somme actualisée des cash flows futurs.
L’actualisation se base sur la courbe actuelle des taux. ( Peut importe le type de courbe, swap ou zero coupons par exemple, on peut toujours re-calculer les discount factors)
Tout cela se base sur des notions mathématiques de risque neutre notamment.
Il se trouve que certains produits sont plus difficilles à valoriser que d’autres :
- absence de maturité
- cash flows dépendant du taux d’intérêt
- ...
Il y a énormément de littérature sur la valorisation des non-maturing products et autres. Enormément de modélisations possibles, en fonction d’une approche prudente ou non.
La valorisation de produits plus compliqué ne peut se faire qu’avec un accès à l’information sur ce produit et, en général, par analyses de scénarios.
Cependant, certains produits sont clairement valorisables : les obligations par exemple. Les cashs flows futurs sont connus, ils ne dépendent pas du taux d’intérêt futurs, l’actualisation se fait en suivant les mathématiques financières.
Fin.
En ce qui concerne les actions, il est certain que que l’estimation de sa valeur actuelle est soumise à tellement de paramètres qu’il est impossible de la valoriser exactement.
Et heureusement...c’est de là que vient le risque lié à investir dans le marché des actions plutôt que dans celui des obligations.
Historiquement, on peut par contre être quasi-certain que l’investissement en actions est plus rentable que l’investissement en obligations. Mais la prise de risque est différente.
Non, la bulle du crédit n’a pas été créé par la spéculation.
Elle a été créé par des décisions économiques et politiques de la FED qui a tenté de relancer la croissance en 2001 en jouant sur le crédit. Une sorte de croissance à crédit.
A cela, s’est greffé plusieurs types de spéculation ( individuelle : achat de maison en espérant que le prix continue à monter pour revendre après en sachant que les taux d’intérêt restaient bas ce qui permettaient d’emprunter pour l’achat à bon marché ; "collective" : au niveau financier principalement, par achat-revente de crédits titrisés).
La spéculation accentue les cycles mais elle peut difficillement les créer.
En tout cas, je n’ai pas d’exemples en tête de cycle/bulle créé et accentué par la spéculation.
Imposé sa dictature sur la civilisation occidentale ?
Déjà, c’est quoi la civilisation occidentale ? Fin soit. Concept douteux.
Le système économique s’est créé au fil des années et a tenté de répondre à un problème insoluble : Comment répondre à des besoins infinis avec un potentiel fini ?
Personne n’a imposé ce type de système à l’homme sinon l’homme lui-même de part son comportement en général cynique, concurrentiel, individualiste et autres joyeusetés.
Si on était tous des bisounours, on accepterait de travailler gratuitement pour la collectivité, on ne ferait aucune différence entre un ingénieur et un ouvrier et on n’aurait pas perpétuellement envie du dernier gadget à la mode.
Pour le reste, je considère la bourse et autres joyeusetés comme la modélisation imparfaite de l’aléatoire inhérent au comportement humain.
Mais croyez bien que je serais heureux si un modèle "bisounours" voyait le jour. Même si je suis convaincu qu’il y aura toujours quelques enfoirés pour tirer parti du système, ce qui va en inspirer d’autres, ect ect...
Si vous avez un modèle alternatif qui sera plus adapté que l’actuel, je vous en prie. Lancez-vous. Vous serez pas le premier, soit dit en passant.
Tout comme les activités du secteur secondaire ne sont pas indépendantes.
Tout est inter-connecté, on appelle cela "l’économie".
Une des différences constitue principalement dans le temps de réponse entre les différents dominos.
Pour prendre un exemple concret, la Flandre et la Wallonie sont impactés differemment à cause de la proportion plus importante d’emplois publics en Wallonie.
Ce type d’emplois est moins impacté par les cycles économiques ce qui permet de relativiser les effets de la crise sur cette région.
L’inconvénient de la Flandre est aussi sa force : en cas de crise, l’impact se fait sentir très rapidement, en cas de relance, idem.
Pourtant, les deux régions possèdent un important secteur tertiaire.
De là à dire que se contenter du pourcentage en secteur tertiaire pour évaluer l’impact de la crise sur une région est une absurdité...
Pensez-vous que l’exploitation des ressources énergétiques du Soudan et de la RDC par les chinois soit d’une nature différente que l’exploitation des ressources énergétiques des autres pays par l’occident fascisant,ect ect ?
Je me pose sincèrement la question vu le type de contrat auquel la RDC a du souscrire et qui relève clairement du néo-colonialisme.
Mais bon, les chinois sont gentils, ils n’ont surement aucun intérêt personnel dans ce type de démarche.
Ils veulent libérer la RDC de l’occident.