Pour reprendre votre exemple, vous vous mélangez les pinceaux.
L’adoption des radars est une conséquence de la volonté de mettre fin à l’alcoolisme au volant.
L’acte qui engendre l’adoption des radars est le désir de mettre fin à l’alcoolisme au volant.
L’alcoolisme au volant en soi n’est pas l’acte qui engendre la mise en place des radars, c’est la perception que la société a de l’alcoolisme au volant et sa réprobation qui engende les radars.
Si vous vouliez réellement prendre un exemple avec les radars, le fait que le nombre de morts diminuent sur les routes tend à démontrer l’utilité de la mise en place des radars. ( En faisant fi des autres facteurs, ce qui est un raisonnement très simpliste, je vous l’accorde).
Je voulais simplement dire que si l’on commence à raisonner en comptable qui calcule les bénéfices d’un événement A, on en vient rapidement à vouloir faire le rapport pertes/profit et s’il est favorable, à répéter l’événement A et à le justifier.
Je ne comprends guère votre deuxième phrase.
Vous adoptez ensuite une mathématique des morts. Or, comme vous le dites si bien, ces morts n’ont pas la même cause.
D’un côté, un attentat contre des civils ( à l’exception du pentagone) menés par des terroristes.
De l’autre, un conflit armé entre deux bélligérants plus ou moins identifiés.
Ils font bien entendu partie d’un même contexte géo-politique.
Mais ils ne sont pas comparables.
S’il existe des liens très nets entre les différentes situations, ils n’empêchent qu’elle reste des "situations" composés d’intérêts différents, d’acteurs différents...et qui doit entraîner une réflexion différente. ( Tout en gardant à l’esprit les liens pré-cités, bien entendu).
La resopnsabilité des dirigeants doit bien entendu être mise en cause. Et il n’est pas normal que l’administration Bush ne soit pas jugée pour ses mensonges sur la guerre en Irak.
Mais la guerre en Irak étant une situation précise, cela ne doit pas décrédibiliser pour autant l’action en Afgha. ni considérer que l’attentat du 11 septembre était mérité.
En fait, j’irais plus loin dans mon raisonnement. Vous pensez que la guerre en Irak est intimement lié au 11 septembre et à l’Afgha. ? Je pense que le lien est moins fort que cela. Cette situation géo-politique se serait produite avec ou sans les attentats, avec ou sans l’Afgha.
L’administration Bush voulait envahir l’Irak bien avant le 11 septembre, et elle aurait trouvé un prétexte pour y parvenir. Le terrorisme a permis de faire passer la pillule.
En mathématique, on dirait que 11 septembre et Afgha ne sont pas une condition nécessaire à la guerre en Irak. Mais suffisantes, certainement.
Je m’excuse si mon raisonnement en terme de "situations" vous parait abhérrant. Mais il n’empêche pas d’avoir une vue d’ensemble lorsqu’on relie ces différentes situations entre elles. Ce raisonnement permet aussi d’éviter de tout mélanger et de garder à l’esprit des situations régionales, des acteurs différents, ect...ce que la vision d’ensemble ( Guerre contre le terrorisme) ne permet pas.
Adopter le point de vue d’un bénéfice des conséquences de l’attentat revient à amener sur le tapis la justification de cet attentat.
Il ne s’agit pas de tourner autour du pot mais de remettre les choses à leur place. Le relativisme ambiant me laisse pantois :
Ce mélange des genres entre le conflit d’Irak et l’attentat du 11 septembre. Cette mise en balance entre les morts civils d’Irak et les morts civils de l’attentat.
Il y a des situations différentes, des contextes différentes et une compréhension à avoir pour chacun.
De ce qui ressort des propos de l’auteur, j’ai l’impression d’entendre un "C’est bienf fait !" de cour de récréation. Peut-être ai-je mal interprépté tout cela, mais le contexte de l’article me laisse penser que non.
Je ne vois pas le rapport entre votre commentaire et le mien.
L’auteur prétend ( s’il l’on fait fi des victimes) que cet attentat a pu être utile dans le sens où il a ébranlé l’Amérique ...
Je prétends qu’on ne peut trouver une utilité dans un attentat visant consciemment des populations civiles. Si tel était le cas, on pourrait rapidement s’amener à le justifier si l’on considère que l’utilité de l’attentat dépasse l’utilité que l’on estime perdre avec la mort de x personnes.
Parler des conséquences de cet attentat, de ce qui a abouti à ce qu’il soit perpétré est une chose. Et cette chose a son utilité.
Mais l’attentat en soi, l’acte en soi n’a aucune utilité lorsqu’il s’agit de cibles civiles non combattantes.
Aussi, je pense que la haine de l’auteur envers l’Amérique l’empêche de distinguer ces différences.
Pour la guerre en Irak, j’ai du mal à saisir ce que je dois répondre.
Aucune population ne mérite de voir ses enfants mourir dans un conflit armé. Est-ce la réponse que vous désiriez ? Pensez-vous que quelqu’un peut prétendre le contraire ?
Question rhétorique donc, pas vraiment de débat possible.
Idem pour votre question suivante...
Vos questions n’ont qu’une réponse possible et je n’ai jamais prétendu le contraire.
D’où mon interrogations sur la pertinence de votre commentaire.
Rappeller un événement peut être utile.
Trouver une utilité à l’événement, c’est différent.
Les minorités ont souvent voté démocrates aux dernières élections présidentielles.
Il s’agit rarement d’un désir de revanche. Le facteur socio-économique reste prépondérant. Et vu que ces minorités sont souvent plus pauvres que la moyenne, il est logique qu’elles votent pour un parti promettant que 95% des américains verront une baisse d’impôt et que la couverture santé sera élargie.
B. Clinton avait déjà joué fortement sur l’électorat noir aux Etats-Unis, il y était fort apprécié et réalisait des scores comparables à Obama.
Si H. Clinton s’était présentée, aurait-on traité l’élection de "sexiste" parce que certaines femmes auraient voté pour elle juste pour ce qu’elle était ?
Votre commentaire aurait du sens si l’électorat noir s’était soudainement intéressé au parti démocrate lors de cette élection. Tel n’est pas le cas.
Elire un homme politique rassurant, populiste de surcroit, n’est pas l’apanage de la population des Etats-Unis.
Les Danois font de même face à la peur de l’immigré.
Les Italiens élisent un corrompu pour la 2ème fois face à la peur du Rom.
Les Autrichiens votent pou un as du volant alors qu’ils ont un niveau de vie exceptionnel. Par peur de le perdre face à la "vague" d’immigrés.
Les Colombiens préfèrent sacrifier une partie de leurs droits en votant Uribe, en échange de la sécurité qui leur est promise.
Les Israeliens ont élu a plusieurs reprises des hommes de droite qui semblaient rassurant face à la menace palestinienne.
Les Français ont applaudi Petain lorsque la menace allemande se profilait.
Ect...
Face à la peur, peu sont encore capable de réfléchir et d’analyser la situation. On vote pour celui qui dit ce que l’on veut entendre, pas ce que l’on doit.
Et cela vaut, malheureusement, pour bon nombre de populations à travers le monde.
Aussi, et pour en revenir à l’article de l’auteur, haïr les Etats-Unis n’a guère de sens lorsque l’on garde l’Histoire en tête.