Bah...un peu vrai tout de même.
Elle fait campagne depuis quelques temps dans un quartier précis, elle s’y est installé, elle creuse son trou, et on lui refuse l’investiture pour CE quartier précis.
Alors oui, elle refuse une autre investiture par conviction. De quoi aurait-elle l’air si on la parachutait comme furent parachutés des Francis lalanne, des Aubry ou autres ?
Elle reste cohérente ( même si un peu naive mais soit ).
Quant à comparer la mobilité des députés à la mobilité des salariés :
Un député doit connaître son terrain, ses électeurs, les attentes de ceux-ci. Or, il ne peut le faire si on le parachute dans une autre circonscription à chaque élection. Quitterie Delmas avait commencé un travail en profondeur (Vous avez déjà fait campagne ? Rien que la distribution de tracts, c’est pénible de chez pénible) et elle ne souhaitait vraisamblablement pas tout laisser tomber pour une investiture à tout prix.
Le député, pour se faire élire, a plus de contraintes spatiales que le salarié. Le nombre de parachutés qui se sont fait dégommer le prouve...Et la nécessité d’avoir un « fief » aussi. Car une fois dégommé, il faut avoir un endroit pour retomber sur ses pattes.
Aussi, il est assez abhérrant de mettre sur un même pied la mobilité du salarié et celle du député alors qu’il s’agit de deux approches professionnelles totalement différentes.
« François Bayrou lui doit beaucoup dans les 18 % du premier tour, »
Dommage que cette petite phrase gâche un peu l’analyse d’ensemble.
La politique, c’est pas un monde de bisounours en guimauve.
Pour avoir vécu de près une « bête » campagne au niveau communal, ça se tappait déjà allègrement dessus.
Et je vais vous donner un exemple frappant...
Le résultat fut « sévère », majorité absolue au conseil communal pour les libéraux ( MR en Belgique). 11 sièges sur 21.
Et 4 sièges pour le Cdh (équivalent Modem).
Ils gouvernaient ensemble lors de la précédente législature.
Oui mais là, aller avec le MR, a quoi bon ? De toute facon, s’ils n’étaient pas d’accord, ils avaient la majorité absolue.
Du coup, les jeunes cdh ( la liste avait fait un effort à ce niveau ) se disent « Oui mais non, on va pas y aller si c’est simplement pour avaliser leurs décisions. On aura tout à y perdre si ça se passe mal... »
Et ca discutaille, ca discutaille...
Il faut se dire qu’on était juste après la proclamation des résultats, du coup l’ensemble des représentants de partis étaient dans la même pièce. Chose frappante :
- Le groupe des jeunes cdh d’un coté : « Les gens veulent du bleu ( libéraux), ils auront du bleu et rien que du bleu ! »
- Le groupe des « vieux » cdh...en compagnie des dits bleus. Tiens tiens...
Devinez la suite : Les vieux cdh se sont alliés avec les bleus, ils ont eu quelques postes d’échevins, et puis voila. Cqfd.
Mieux vaut être vieux et politicien que jeune et idéaliste.
L’important n’est finalement pas dans la « décision ». Celle-ci suit une logique souvent d’intérêts plus que d’idées ou de convictions...Mais bien dans la suite à donner.
Rester dans le parti, garder ses convictions, et attendre...Monter les échelons, doucement, sans faire de vagues, mais garder ses convictions bien au chaud.
Et une fois les vieux partis ( car ils partiront bien un jour), il faudra être là et ne pas avoir oublié pourquoi, il y a 10 ou 15 ans, on ne voulait pas entrer dans cette majorité.
Aussi, je souhaite bon courage à Quitterie Delmas. La retraite arrivera plus tôt pour eux que pour elle
« Il a bougé le monde et il l’a mis en ordre sans en rendre des comptes à des souverains. »
- Soutien à la guerre en Irak
- Supporter du droit d’ingérence
- N’a remporté qu’une seule fois les suffrages (élections européennes)
- On voit où en est le Kosovo maintenant...
- S’attache plus à son image médiatique qu’au règlement des problèmes...Tiens, un sac de riz !
« La méthode française , fondée sur une longue histoire de domination de la religion sur l’Etat et de guerres de religions . Ses principes de base sont simples : »plus jamais ça ! « , »on peut croire ce que l’on veut à condition de ne pas troubler l’ordre public ni demander des règlements spéciaux « et enfin » lorsque les lois de la République et les réglements religieux se contredisent , ce sont les lois de la République qui s’appliquent « . »
Je ne peux que remettre en avant ce passage qui doit constituer la base de l’attitude à adopter vis-à-vis des différentes religions.
Cependant, je tiens à faire quelques nuances notamment au sujet de la distinction entre notre ami Rael, la scientologie, et les « grandes » religions monothéistes.
Il existe bien une différence entre ces deux types de « religions ».
Les grandes religions monothéistes ( à l’exception de certains courants extrémistes) peuvent se « fondre » dans la laicité et les fidèles ne subissent aucune « contrainte » ou conversion forcée.
Or, la grande majorité des autres courants type Témoins de Jehova, scientologie, ect ne répondent pas à des critères de « bases » et parfois même à des contraintes légales.
D’ou leur statut de « sectes ». Ou en tout cas leur dangerosité potentielle plus importante que les grandes religions.
Du point de vue factuel/scientifique, il n’existe en effet aucune raison de privilégier l’une ou l’autre religion/courant.
Mais d’un point de vue légal et sociétal, la différence existe. Les abus sont nombreux dans ces pseudo-religions dont le message est parfois dangereux en lui-même. Aussi, il est nécessaire que l’arsenal législatif leur soit appliqué à tous...et force est de constater qu’en terme de rapport abus/nombresdefidèles, ces courants largements minoritaires et qualifiés de sectaires dépassent les grandes religions.
Enfin, il est nécessaire de prendre en compte le contexte historique et le passé des différentes religions.
Ainsi, en Belgique, le clergé est payé par l’Etat en réparation des biens spoliés durant la révolution française.
Qui ?Que ?Quoi ? Mais ca fait 200 ans ce machin là !
Hé oui...Et 200 ans d’intérêts sur des domaines grands comme les ardennes, 200 ans de récoltes dans les abbayes, 200 ans d’intérêts immobiliers sur les demeures de l’Eglise, 200 ans d’augmentation de valeurs sur les oeuvres d’arts, ect ect
Je peux vous assurer que l’Etat Belge fait, et fera toujours, une bonne affaire.
Concernant le cas Suisse, l’ambiance qui s’en dégage est assez...ambigue. Il ne s’agit pas seulement d’interdire les minarets mais bien d’un réflexe de repli sur soi depuis plusieurs années. On assiste en Suisse à une véritable envie d’être entouré de Montagnes ( ce qui est presque le cas) et de fermer les portes en jetant la clé.
Aussi, il y a derrière ces initiatives de la basse politique politicienne.
Il n’y a aucun désir de réaffirmer des lois communes pour toutes les religions et tous les courants. On vise une religion en particulier.
Il serait plus judicieux d’établir des lois communes comme en France où l’on interdit les signes extérieurs dans les lieux publics, ect ect...
Ce n’est pas en stigmatisant et en montrant du doigt une religion que l’on règlera les problèmes. Cela ne pourra que faire naitre un sentiment d’injustice parmi cette communauté et ne participera en rien ( bien au contraire) à leur intégration.
De plus, ces référendums restent un outil à double tranchant.
S’ils permettent de connaitre un peu mieux les attentes de la population, ils sont sensibles aux effets d’annonces et aux vagues sentimentales qui traversent la société.
Il est donc nécessaire de garder un certain recul et un délai de réflexion politique ( Le temps d’étudier le projet de loi,de le finaliser...) avant de demander un référendum.
Le référendum n’est pas LA solution, il est un outil parmi d’autres pour gérer au mieux la cité.
« Finalement je ne trouve pas, au delà des discours de campagne dont on connait le sens, qu’il y ait une si grande différence un Sarkozy (surtout entouré de Fillon, Borloo et Kouchner) et un DSK qui ne se serait pas embarassé des éléphants obsolètes du PS ... »
Jospin ( et donc DSK) ont plus privatisé que la droite de Balladur ou Juppé. Ils ont offert les 35 heures en compensation histoire de masquer la chose.
Cela montre bien que la politique du « pouvoir » n’est pas du tout la même que la politique de « campagne ».
De là à le traiter de Besson...je m’interroge juste sur la raison qui a poussé Besson à quitter le staff. Ha ! Je sais ! Une histoire de fesses ! On a trouvé l’amant de F. Hollande.
Pour en revenir à cette politique de campagne,
Sarkozy a suivi la ligne « Pasqua-Seguin » de 93 qui consistait à gagner l’élection à droite. Tandis que Juppé, Chirac and inc gagnait l’élection au centre.
Cela a marché en 95 car Chirac a su porter un certain « élan »...Et puis c’est une machine de guerre...On le foutrait troskiste qu’il arriverait encore à faire 15%. ( Quand il était encore jeune hein :p )
Alors, le gouvernement qu’il a formé est plutot étonnant et je trouve assez, comment dire, « ironique » de voir le nombre de transfuges qui y sont (Morin par exemple). On va dire qu’il venge son complexe de la trahison de 95
Il ne reste plus maintenant qu’à attendre les législatives et voir si, même en cas de victoire écrasante de l’UMP, Sarkozy va maintenir sa trajectoire « d’ouverture ». Il faudra qu’il tienne bon car je connais déjà pas mal d’umpéistes qui ont la rage.
Et comme disait je ne sais plus qui : « Sarkozy n’a plus d’ennemis à droite, mais il en retrouvera une fois les nominations passées. »
En passant, Juppé était assez drôle à Ripostes hier soir...Surtout le coup du « On règlera cela par la concertation et le consensus. »
J’espère qu’il se laissera pas bouffer et qu’il imposera ses choix, sinon, ce sera un ministère du vide comme il y en a encore beaucoup.
Et n’oublions pas une chose :
Sarkozy est en campagne.
Tâchons de ne pas oublier cette « séduction » de l’électorat (tous bords confondus) qui est pratiqué durant les campagnes électorales.