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Neos

40 ans, juriste.
Favorable à la mise en place de listes transnationales d'eurodéputés en 2014.
Je soutiens l'initiative du Groupe Spinelli (Parlement européen).

"Si l'État national était la seule forme d'organisation politique pour les Européens, si nous ne savions pas regarder au-delà de lui comme les Grecs ne surent regarder au-delà de la polis, nous n'aurions qu'à constater que nous sommes arrivés à la fin de la civilisation européenne, nous résigner et attendre que notre destin s'accomplisse."
 Altiero SPINELLI, Turin, 6 décembre 1957

Tableau de bord

  • Premier article le 20/10/2006
  • Modérateur depuis le 03/11/2006
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Derniers commentaires



  • Neos 20 février 2007 23:06

    Il y a en effet aujourd’hui une constante qui est plus ou moins celle-ci : la vision capitaliste de développement de la société s’est imposée et nous traversons une période de notre histoire où les échanges commerciaux et les transactions financières dominent les relations entre les acteurs de la vie moderne.

    Dans ce monde en évolution rapide, voire très rapide, la place de l’être humain dans le concert de ces relations complexes est remise en question. Sans entrer dans des détails et arguments que l’on peut trouver ci et là dans les débats actuels autour de la mondialisation, l’enjeu qui est le nôtre, à l’échelle des élections francaises de 2007, pourrait être résumé de la façon suivante (ce n’est qu’une approche personnelle de la question qui demeure complexe) : quelle vision de la société française veut-on pour notre pays dans cette société mondialisée ?

    A savoir : 1) souhaite-t-on rejeter en bloc le phénomène de la mondialisation et croire encore à une alternative qui puiserait son essence dans un protectionnisme national exacerbé ? ou

    2) veut-on jouer le jeu du profit comme étant une source de progrès cohérente et exclusive et ainsi entrer sans remords dans un capitalisme dur à l’américaine ? ou

    3) peut-on trouver une voie entre les 2, qui puisse à la fois reconnaitre la mondialisation comme une évidence à laquelle on ne peut échapper ET mettre en place un certain nombre de garde fous permettant à notre Etat - et plus probablement à l’UE - de jouer le rôle de régulateur et de bouclier contre les abus et les excès du système capitaliste dans lequel le monde navigue en ce moment ?

    La réponse est peut-être à chercher quelquepart autour de la 3e option. Elle implique selon moi un effort de remise en question, d’adaptation structurelle et institutionnelle à l’échelle nationale, afin de permettre à notre pays de trouver avec nos partenaires européens, à l’échelle européenne, des solutions acceptables pour tous et qui nous aident, nous les européens, à défendre notre vision « plus humaine » de la société capitaliste dans laquelle nous sommes.

    L’enjeu est peut-être là : voter pour un statu quo périlleux ou pour un basculement dangereux vers une vision atlantiste américaine ou encore opter pour un combat difficile mais salutaire en faveur d’une vision modérée et solidaire de notre société moderne, une vision humaniste de la société de consommation et d’information qui nous entoure et qui doit être discutée, négociée et entendue avec l’ensemble de nos partenaires européens.



  • Neos 20 février 2007 17:41

    Mea culpa, vous aurez corrigé mon erreur : l’Olivier se trouve en Belgique et la coalition italienne est surnommée ’arc en ciel’.



  • Neos 20 février 2007 17:38

    Cher Zadig, vous n’êtes point sans savoir que François Bayrou n’est pas Enarque. Laissons au candidat de l’UDF le soin de tenir compte de votre argument et de composer un gouvernement qui dépasse avec raison la bulle restreinte des techniciens de la politique formés par l’ENA.



  • Neos 20 février 2007 17:35

    Cher Courouve, en quelque sorte, oui. En Belgique, ce gouvernement prend l’appellation « arc en ciel », et en Italie on le surnomme : « l’Olivier ».

    Mais je persiste à croire que l’imagination française verserait plutôt pour une option nouvelle, dont l’axe fédérateur serait l’autorité et la responsabilité du Président de la République, autour duquel le gouvernement génèrerait sa crédibilité et sa légitimité.

    Un gouvernement de ministres d’horizons politiques différents avec pour petit dénominateur commun le projet de mener à bien la mission définie par le Président de la République et soutenue par la majorité présidentielle.



  • Neos 20 février 2007 17:11

    « La coalition, chez nous, s’ appelle donc cohabitation. »

    Apparemment, le projet de coalition serait de toute autre nature que l’expérience passée de la cohabitation.

    Ainsi que je l’ai dit plus haut, la France a connu le phénomène de la cohabitation, qui incite des hommes politiques de 2 majorités (la majorité présidentielle et la majorité parlementaire) à travailler ensemble. Le nouveau mode de gouvernance serait tout autre : il viserait à proposer à des ministres volontaires de mettre leur compétence et leur talent au service du gouvernement et de la majorité présidentielle, quelle que soit leur étiquette politique et en dehors de tout rapport de force partisan. Ceci implique en effet des ajustements institutionnels. L’UDF a prévu cette hypothèse en proposant un texte très sérieux et bien ficelé et adapté à la situation :

    http://www.udf.org/actualites/actu_site/2006/appel_6erepublique.html

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