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Neos

40 ans, juriste.
Favorable à la mise en place de listes transnationales d'eurodéputés en 2014.
Je soutiens l'initiative du Groupe Spinelli (Parlement européen).

"Si l'État national était la seule forme d'organisation politique pour les Européens, si nous ne savions pas regarder au-delà de lui comme les Grecs ne surent regarder au-delà de la polis, nous n'aurions qu'à constater que nous sommes arrivés à la fin de la civilisation européenne, nous résigner et attendre que notre destin s'accomplisse."
 Altiero SPINELLI, Turin, 6 décembre 1957

Tableau de bord

  • Premier article le 20/10/2006
  • Modérateur depuis le 03/11/2006
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Derniers commentaires



  • Neos 15 février 2007 16:31

    L’idée en substance autour de cet article est que l’information ’serait’ tronquée, biaisée par les médias traditionnels et que Internet ’pourrait’ être l’instrument d’une information citoyenne que ne permet(trait) plus les-dits médias traditionnels. L’idée d’une publication pourrait ainsi être un relais de l’information, là où certains médias deviennent ou sont devenus insuffisants. Je pense pour ma part que cette insuffisance est en partie dûe à la liquéfaction de l’indépendance médiatique. Comment peut-on en effet transmettre une information objective lorsque la consigne rédactionnelle d’un journal ou d’une TV est ostenciblement orientée en faveur d’un camp ? Le phénomène devient pernicieux lorsque les rédactions sont orientées ... dans la même direction. C’est la raison pour laquelle l’auteur de l’article propose de diffuser « un autre son de cloche » aurais-je envie de dire. L’initiative est intéressante. J’attends que l’on me dise quelle forme pourrait prendre cette initiative : un livre n’est-il pas par trop encombrant pour l’esprit pressé ou dilétant ? Le téléspectateur n’est pas toujours ’Internaute’. Il n’est parfois pas plus ’lecteur’.



  • Neos 15 février 2007 15:37

    Revelli : « j’observe un décalage très significatif avec les personnes qui ne s’informent qu’avec la télévision. »

    L’idée de sensibiliser ces gens qui ne s’informent QUE par la TV à travers la publication d’une compilation des textes d’Agoravox est une bonne idée.

    Serait-il possible de distribuer à l’échelle nationale une brochure très simple et claire à la manière des journaux gratuits « metro » ? Cette brochure serait téléchargeable sur Internet et les internautes pourraient en publier chacun plusieurs dizaines, à leur convenance, se constituer comme relais de l’information auprès des autres citoyens - non-internautes - et les distribuer dans leur localité, dans les rues, partout où les passants et citoyens la demandent. Cette démarche pourrait prolonger dans la rue la démarche citoyenne du 5e pouvoir sur Internet.

    Pensez-vous que cette initiative soit du domaine du possible ?



  • Neos 10 février 2007 21:50

    Justement, c’est bien l’inverse d’une politique gaulienne qu’il nous faut en France.

    Les grandes orientations de politique générale françaises étant prises par le Chef de l’Etat, pour changer de comportement politique en Europe (certaines mauvaises langues diraient « cesser d’être arrogant sur la scène européenne »), et donc sortir de notre « blocage européen » franco-français, nous devons avoir un chef d’Etat qui sorte de la vision gaulienne du siècle passé et adopte une politique européenne active, inspirée et solidaire.

    Et travailler (enfin !) AVEC les autres Etats membres afin de définir ENSEMBLE (et non pas en voulant imposer une vision franco-française) une vision communautaire à 27 sur notre avenir européen.



  • Neos 10 février 2007 13:21

    Vous l’aurez noté, une partie au début de mon intervention apparaît en double : « Parmi les commentaires que je lis ça et là sur l’Union européenne depuis que je suis inscrit sur Agoravox, beaucoup posent des questions, beaucoup d’autres expriment une révulsion voire des remords sur le sujet. Symptômatiques d’une tendance en France à la marginalisation du thème européen, ces réactions à l’égard de l’Union européenne ont des causes variées mais toujours singulières. »

    Navré pour ce désagrément, bonne lecture !



  • Neos 10 février 2007 13:18

    Bonjour, parmi les commentaires que je lis ça et là sur l’Union européenne depuis que je suis inscrit sur Agoravox, beaucoup posent des questions, beaucoup d’autres expriment une répulsion voire des remords. Symptômatiques d’une tendance globale en France, l’essence de ces réactions à l’égard de l’Union européenne a en effet des explications. L’auteur a dressé avec talent un tableau synthétique de la politique française Parmi les commentaires que je lis ça et là sur l’Union européenne depuis que je suis inscrit sur Agoravox, beaucoup posent des questions, beaucoup d’autres expriment une révulsion voire des remords sur le sujet. Symptômatiques d’une tendance en France à la marginalisation du thème européen, ces réactions à l’égard de l’Union européenne ont des causes variées mais toujours singulières. Faute d’activité de relais décryptée de l’information européenne par des représentants nationaux qui affichent sans ambages leur préférence à la diffusion de l’information nationale, devant une information accessible (http://www.europa.eu/index_fr.htm et http://www.eu2007.de/fr/) en principe mais qui exige souvent l’aide d’un technicien pour accompagner la recherche (on en revient au précédent point sur le rôle de nos représentants élus), le sujet européen concentre les résignations, l’incompréhension, voire pire attise les angoisses chez certains d’entre-nous. L’auteur du texte « Les Français et la nouvelle ‘Europe’ » a dressé avec talent, ces derniers-jours un tableau synthétique de l’évolution de la politique française vis à vis des Etats d’Europe centrale et de l’est depuis 1945 et souligné avec justesse l’imbrication (au moins dans ses conséquences politiques) des choix effectués par nos dirigeants au sortir de la 2e guerre mondiale et à la suite de la chute du mur et l’implosion du géant soviétique entre 1989 et 1992. Nos chefs d’Etat et de gouvernement sont responsables (ils le continuent d’ailleurs) de l’inaptitude française, établie progressivement depuis 1989, à modeler la vision française de la construction européenne aux réalités géopolitiques de la « réunification » (je préfère le mot « unification ») de l’Europe occidentale (sous influence américaine depuis 1945) avec l’Europe libérée du joug communiste et aspirant (...) à s’inviter à la table des Etats membres de l’OTAN. J’ajouterai que la désinformation ambiante sur le thème de l’Union européenne, alimentée à grand renfort de « protectionnisme médiatique » fondé sur une préférence nationale systématique (avez-vous déjà vu sur TF1 votre ministre de l’Intérieur s’exprimer sur l’immigration en conférence de presse après un Conseil Justice et Affaires intérieures sur des dossiers particulièrement importants auquel il - ainsi que ses 26 autres collègues des Etats membres - a apposé sa signature, engageant par-là même la responsabilité de la France et accessoirement l’obligation (très souvent) pour la France d’appliquer la mesure décidée par lui et les autres ?), handicape lourdement le citoyen qui souhaiterait investir de l’énergie pour y voir plus clair sur ce thème déjà très compliqué.

    Je n’irai pas plus loin. Ceci doit cesser.

    On l’a compris le 29 mai 2005, le visage actuel de l’Union européenne ne plaît pas à une majorité de français. Absente des « ateliers et cours d’architecture » depuis trop longtemps, l’élève France ne sait plus très bien manier le pinceau et le crayon à papier, là où parfois ses collègues allemand (un peu) et anglais (beaucoup) contemplent satisfaits leurs œuvres picturales. Reprenons notre pinceau et notre crayon. L’UE d’aujourd’hui ne nous plaît pas ? Retournons en cours avec les autres, intéressons-nous aux techniques des autres élèves, apprenons des autres ce que nous avons oublié depuis trop longtemps. Avec leur soutien, et notre imagination française si reconnue, redessinons ensemble une Union européenne qui nous plaira à tous et correspondra à nos aspirations d’ensemble. Ce n’est pas à un seul élève de l’UE qu’il revient de dire ce que les autres peuples d’Europe doivent penser de notre avenir en commun. Certes, tout le monde a un avis, et les Français et les Néerlandais se sont clairement exprimés, il y a 2 ans. Mais ce n’est pas en travaillant seul dans son coin que l’on progresse et ce n’est pas ainsi que la meilleure architecture de l’UE de demain verra le jour.

    Apprenons à dessiner l’Union européenne de demain avec les autres. Corrigeons les défauts qui tapissent les structures actuelles du système européen en nous impliquant tous ensemble à la tache. La France peut, si elle le veut, être l’initiatrice d’un retour collectif et motivé des élèves en cours d’architecture européenne.

    Cela ne dépend que de nous et de notre volonté à tous, citoyens français, de confier les rennes de notre beau pays, dès cette année, à un Président de la République éclairé sur les questions européennes.

    Un Président de la République européen.

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