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Neos

40 ans, juriste.
Favorable à la mise en place de listes transnationales d'eurodéputés en 2014.
Je soutiens l'initiative du Groupe Spinelli (Parlement européen).

"Si l'État national était la seule forme d'organisation politique pour les Européens, si nous ne savions pas regarder au-delà de lui comme les Grecs ne surent regarder au-delà de la polis, nous n'aurions qu'à constater que nous sommes arrivés à la fin de la civilisation européenne, nous résigner et attendre que notre destin s'accomplisse."
 Altiero SPINELLI, Turin, 6 décembre 1957

Tableau de bord

  • Premier article le 20/10/2006
  • Modérateur depuis le 03/11/2006
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Derniers commentaires



  • Neos 19 novembre 2006 12:28

    Je n’ai critiqué en rien les industriels français, mais bien les hommes politiques de nos gouvernements successifs depuis 1995 qui auraient dû analuser (ce n’était pas dur...) la situation et le risque au 1er janvier 2005 et préparer nos industriels en les sensibilisant sur ce risque en question.

    Je regrette que cela ne fut pas fait et nos industries payent les pots cassés en ce moment en faisant face à une concurrence contre laquelle elles ne peuvent pas lutter.



  • Neos 19 novembre 2006 12:24

    J’ai omis de répondre à la dernière question : pourquoi la mobilité serait « un avantage » ?

    Je pense que le problème est ailleurs. En France, le peuple français a du mal à faire face aux ’mutations’ économiques et sociales. Pour faire évoluer les mentalités, il faut parfois d’énormes moyens de communication notamment, et il est bien souvent extrêmement difficile de faire évoluer les esprits sur des changements de fonctionnement ou de comportement individuel ou collectif.

    Pourquoi dis je cela ?

    Je dis cela car je pense que le principal problème auquel nous sommes confrontés en France est celui-ci : notre adaptabilité aux mutations est très réduite et cela nous mets dans des situations difficiles lorsque ces ’changements’ s’installent de facto sur notre espace de vie et nous impose un changement dans nos comportements.

    Je vous donne un exemple : à l’initiative de l’Allemagne, qui vit difficilement le papy boom, la pyramide des âges allemande étant dramatique (les allemands ne savent pas comment remplacer les travailleurs qui partent à la retraite, faute de personnel actif jeune), l’UE a lancé une initiative visant à encourager le travail des seniors. Vous le verrez dans les médias français ces mois ci, tout sera mis en oeuvre pour tenter de faire changer les mentalités (notamment des employeurs, mais aussi sur le lieu meme du travail) pour valoriser le travail des seniors. Mais la difficulté est immense car on s’attaque à des états d’esprit ancrés parfois profondément dans les inconscients des gens et qui sont très durs à faire osciller.

    C’est la meme chose pour la mobilité. Au même titre que l’apprentissage des langues, qui devient nécessaire pour tous (jeunes et moins jeunes) pour trouver un emploi aujourd’hui, la mobilité et, dirais-je, le changement fréquent d’emploi, font partie de ces mutations auxquelles on ne peut pas grand chose et que nous devons assumer pour pouvoir continuer à profiter d’un contrat de travail et d’un niveau de vie acceptable dans notre monde moderne.



  • Neos 19 novembre 2006 12:12

    Merci pour votre commentaire éclairé.

    Oui, le principe du « pays d’origine » a causé beaucoup de tracas. En voici la raison : la Commisison européenne et les Etats membres réfléchit depuis déjà plusieurs années aux moyens possibles d’approfondir le marché et de l’achever : c’est à dire de permettre une véritable circulation des personnes, des biens, des services et des capitaux en Europe. Pour les services, l’idéal du projet était que toutes les personnes qui offrent un service puissent le faire, sans entrave à son activité partout dans l’UE. Pour faciliter la mise en place de ce projet ’idéal’, il a été imaginé de continuer à soumettre le travailleur qui souhaite travailler dans un autre pays que le sien au régime du droit du travail de son pays d’origine. Ce moyen, comme vous pouvez l’imaginer, dispense de démarche administrative encombrante, accélère l’installation du travailleur (..) Il ne faut pas oublier que le commissaire Bolkestein en question, qui a poussé ce projet, est néerlandais et donc habitué à une culture administrative du minimum !

    Les partisans de ce principe du pays d’origine obmettaient toutefois 2 facteurs essentiels :

    1) les niveaux de protection sociale et du travail ne sont pas harmonisés en Europe, certains Etats protégeant mieux que d’autres, on pouvait risquer de voir beaucoup de travailleurs ’au chomage’ dans des Etats prendre le risque de partir à l’étranger gagner leur vie tout en conservant des droits a minima de leur pays d’origine... ce qui etait absurde !

    2) les citoyens des 15 ’anciens’ Etats membres qui bénéficient d’un niveau élevé de protection (je ne dis pas ’tous’ les 15) se sont élevés (notamment en France) sur le principe de cette directive et ont dénoncé ces travers.

    Je note pour finir que je ne comprends pas pourquoi les Etats membres n’ont pas prévenu les difficultés au niveau du Conseil qui, faut-il le rappeler, avait donné son feu vert à la 1ere mouture du texte, avant que le Parlement s’indigne qu’il ait pu laisser passer le texte en l’état. Il y a eu un disfonctionnement au Coreper qui montre, je pense, la déficience de nos représentations permanentes parfois à analyser dans de bonnes conditions les dossiers transmis par la Commission européenne (..)



  • Neos 19 novembre 2006 11:55

    Bonjour, je réagis sur cette partie de votre argumentation : « Autrement dit, selon lui, la directive services remettrait en cause la compétence des états en droit du travail »

    Ce qu’écrit ce Monsieur Jennar n’engage que lui. Les députés européens ont pesé de tout leur poids pour que chaque législation nationale sur le droit du travail ne soit pas affectée par le texte de cette directive. En d’autres termes, le droit du travail national s’applique, dans la mesure où il respecte les lignes directrices de la directive qui permet à des travailleurs d’autres Etats membres de venir exercer leur activité dans les domaines permis par celle-ci. Un travailleur français peut ainsi exercer son activité (qui n’est pas du resort d’un service d’intérêt général listé par la directive) au Pays-bas, en Espagne ou en Pologne dès lors qu’il répond aux conditions de l’emploi et respecte le droit du travail de l’Etat où il s’installe pour travailler.

    C’est aussi simple que cela.



  • Neos 18 novembre 2006 11:13

    La France a signé un accord en 1995 avec la Chine, dans le cadre de négociations menées avec l’UE sur les produits textiles.

    Cet accord était très clair et visait à supprimer les quotas d’importation des produits manufacturés chinois dans ce domaine.

    Question : Pourquoi l’industrie française ne s’est-elle pas restructurée entre 1995 et 2005 en prévision de l’impact (évidemment difficile à encaisser) de cette invasion de produits textiles à bas prix sur le marché européen ?

    Si quelqu’un peut me répondre, je suis preneur !

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