« à des ados prêts à mordre la vie à pleines dents »
Vous mettez tous les ados dans le même sac.
Oui effectivement la lecture de ce fil par un bon petit ado consumériste, s’exprimant dans le style SMS, issu d’une famille recomposée et naviguant entre la dernière tablette d’Apple et la dernière console de jeu et se préparant à entrer dans une école de commerce ou on lui apprendra à bien entuber son prochain provoquera sans doute chez lui des éclats de rire.
Mais le jeune qui réfléchi un peu, je ne crois pas qu’il rigole beaucoup. Et il a raison parce que le pandémonium qui l’attend dans les prochaines années, il n’y a pas que lui que ça va empêcher de rire !
« il y a par exemple énormément de personnes qui découvrent leur homosexualité tardivement et ont DÉJÀ eu des enfants. »
Rassurez-moi, vous ne proposez tout de même pas que les parents non-homosexuels de ces enfants soient déchus de leur paternité ou maternité au profit du nouveau conjoint homosexuel de leur ex ?
Si non, ils feront comme les enfants des familles recomposés. Il sera contraint de vivre plus ou moins bien avec le nouvel amoureux kleenex de papa et/ou de maman.
Ces enfants ont été conçus par des manières moralement douteuses, frauduleuses, prohibées. Il me semblerait tout simplement contraire à l’ordre publique qu’à partir de cela la loi confère un droit à d’adoption à la compagne de la mère ou ce qui serait plus absurde encore une reconnaissance implicite de « paternité ».
Ensuite, que le conseil de famille, après examen de la situation considère qu’il est dans l’intérêt de l’enfant de le laisser vivre avec la compagne de sa mère je ne m’y oppose pas. Mais établir une fiction juridique qui ferait de cette personne la mère numéro ou le père de l’enfant, NON !
Vous savez, à l’heure actuelle quand un célibataire adopte un enfant puis se marie, le conjoint ne peut à son tour adopter l’enfant car « nul ne peut être adopté deux fois ».
Je serais même plutôt pour que l’on interdise l’adoption par le conjoint DANS TOUS LES CAS, sauf s’il se révèle être le père biologique. L’époque n’étant plus à la stigmatisation des filles mères, il n’y a plus lieu d’établir des fictions juridiques telles que celle mis en scène par Pagnol dans sa trilogie marseillaise.