Hier, deux attentats à Paris et en Indonésie qui visaient des mécréants perpétrés et revendiqués par une organisation chiite iranienne, financée par l’Etat iranien et soutenue idéologiquement par ses mollahs !
« Un seul Etat au monde, à l’heure actuelle, aspire à en anéantir un autre, et c’est l’Iran, qui rêve d’anéantir Israël. Dans le même temps, comme dirait l’autre, l’Arabie dialogue avec Israël, et l’Iran poursuit l’Etat hébreu d’une haine inextinguible. »
Ces déclarations, si elles sont véridiques (car je vous sais à présent très précautionneux sur les faits), méritent d’être condamnées.
En même temps je ne peux m’empécher de penser qu’elles participent assurément d’une dimension de communication politique interne à la nation iranienne, afin de la cimenter autour du pouvoir ; et externe dans la mesure où l’opposition et la résistance à Israël est perçue de manière favorale par les rues pas seulement perses, mais aussi et surtout arabes. Or après la mort du panarabisme incarné par Kadhafi et Saddam, assassinés par les forces néoconservatrices, la place de leadership est laissée vacante au sein de cet espace, qu’aussi bien l’Iran que l’Arabie Saoudite tentent de récupérer à leur profit.
C’est tellement cette dimension de communication politique qui est la plus plausible, que l’Iran aujourd’hui n’a pas le début du commencement des moyens militaires, politiques, économiques, pour attenter à la sécurité vitale d’Israël.
Que l’Iran ne serait pas plus demain en capacité de le faire, quand bien même possèderait-elle des capacités nucléaires militaires, puisque Israël est déjà une puissance nucléaire, l’équilibre de la terreur s’instaurerait donc comme cela s’est toujours passé partout depuis son avénement.
Sauf bien entendu à croire que l’Iran et ses dirigeants seraient des aliénés, des fous dangereux incontrôlables et innaccessibles à la raison. Si vous le croyez, qui est le discours servi par les tartuffes israéliens pour asseoir leur argumentaire, c’est que vous ne comprendriez pas les raisons qui poussent les israéliens à le servir (demeurer la seule puissance nucléaire de la région dans un but de conserver un avantage stratégique), en plus de prendre naïvement les iraniens pour ce qu’ils ne sont pas et n’ont jamais été.
« Non, non, ça ne me gêne pas. Vous affirmez quelque chose que je ne peux ni réfuter ni confirmer, parce que je ne possède aucune information fiable sur le terrorisme islamique, son fonctionnement, ses réseaux et ses structures. »
Soit vous êtes de mauvaise foi, soit plus grave et vous ignoriez donc que TOUS les auteurs d’attentats islamistes partout en Occident mais aussi (et surtout) dans le monde arabo-musulman, les chefs djihadistes (dont au premier titre Ben Laden, Zawahiri, Al Bagdadi,...), les mouvements djihadistes eux-mêmes : l’Etat islamique, Al-Qaïda, Boko Haram, GIA algérien, etc... ; que les mouvements politiques qui les ont inspirés : Frères musulmans, salafo-wahabites saoudo-quatari, Talibans, takfiristes, etc..., sont TOUS sunnites sans la moindre exception ?
Que tous ceux-là considèrent les chiites et en particulier les iraniens, mais aussi les chrétiens, les non musulmans en général et plus encore les polythéistes et les incroyants, comme des apostats bons à égorger ?
« Djihadisme sunnite » est d’ailleurs un pléonasme, tant il n’existe pas de djihadistes autres que sunnites. Vous voilà par conséquent informé. Espérons que cela vous aide à hiérarchiser dorénavant vos priorités.
Après m’avoir réputé musulman voilà que vous me prêter des proximités avec Mélenchon... Sauf que pour Mélenchon et ses affidés, je serais un pur produit du fascisme. Ce que je considère, venant de ce camp politique, comme un brevet de vertu.
Je vous invite à relire mes interventions au cours de la dernière campagne pour vous faire à l’idée de mes soutiens et positionnements actuels.
Pour ma part, philosophiquement, je suis autant libéral qu’holiste. Cela dépendra du contexte poétique. Economiquement, autant capitaliste qu’étatiste, cela dépendra des secteurs de marché. Une chose est sûre néanmoins : je ne cesserai de considérer l’économie que comme étant au service de la politique, jamais l’inverse. En politique, comme en philosophie, il faut viser l’équilibre. Ce n’est jamais ou l’un ou l’autre. Blanc ou noir. Bon ou mauvais.
« La bourgeoisie a joué dans l’histoire un rôle éminemment révolutionnaire. Partout où elle a conquis le pouvoir, elle a foulé aux pieds les relations féodales, patriarcales et idylliques. Tous les liens complexes et variés qui unissent l’homme féodal à ses ’’supérieurs naturels’’, elle les a brisés sans pitié pour ne laisser subsister d’autre lien, entre l’homme et l’homme, que le froid intérêt, les dures exigences du ’’paiement au comptant’’. Elle a noyé les frissons sacrés de l’extase religieuse, de l’enthousiasme chevaleresque, de la sentimentalité petite-bourgeoise dans les eaux glacées du calcul égoïste. » - K. Marx, Le manifeste du Parti communiste.
« On ne peut pas mettre sur un même plan la défense des intérêts économiques et politiques d’un pays, avec le prosélytisme d’une religion qui veut étendre le règne de son dieu au monde entier. »
Vous feignez de ne pas comprendre : Alexandre Del Vall rappelle que l’Arabie Saoudite, sans compter d’autres Etats du Golfe (le Qatar notamment ces dernières années), tous sunnites, a dépensé en quelques décennies 75 milliards de $ dans un but essentiellement de proselytisme et d’islamisation mondiale. La religion est ici secondaire, les actions déterminées de politiques d’Etat elles sont en revanche premières.
Aussi vous ne cessez de répéter - comme Meyer Habib, ce qui n’est jamais bon signe - que l’Iran finance le terrorisme, que ce sont des intégristes religieux, et que pour ce motif il conviendrait de les ostraciser. Et pourquoi pas faire la guerre au bientôt 2 milliards de musulmans... ?
1/ Vous ne démontrez pas, dans l’histoire des vingt dernières années (il faut remonter aux années 80 pour vérifier cette affirmation), en quoi les puissances chiites auraient financer des opérations terroristes.
2/ Surtout, et vous n’avez nullement répondu à mon objection précédente qui doit certainement gêner votre démonstration : toutes les opérations terroristes qui ont visé des intérêts occidentaux (en plus d’avoir assassiner des dizaines de milliers de musulmans eux-mêmes) ces vingt dernières années, depuis l’arrivée des Talibans au pouvoir en Afghanistan au milieu des années 90, ont été du fait et de la responsabilité de groupes djihadistes sunnites certes non étatiques, mais dont on sait par ailleurs qu’ils ont été financés à millions et armés idéologiquement - je ne cesserai de vous le répéter moi aussi - par les cercles proches du pouvoir des pétro-monarchies du Golfe, elles-même intégralement sunnites.
Il y a là un évident hyatus dans votre discours comme dans celui de vos alter ego, dont font partie tous les propagandistes pro-israéliens (je le redis vous n’êtes pas en bonne compagnie dans cette affaire), puisque la ferveur que vous avez à condamner les chiites dont on ne trouve trace de financement et soutien terroristes dans l’histoire récente, est inversement proportionnelle au silence assourdissant que vous développez à l’égard des puissances sunnistes qui sont par ailleurs les premiers financiers et soutiens du terrorisme islamiste international, et par ailleurs aujourd’hui allié des Etats-unis, de la France, et d’Israël !
Que ces hypocrisie et incohérence manifestes expliquent cela s’agissant des tenants de la raison et appareils d’Etats je peux le comprendre, mais vous, vous conservez votre liberté de pensé et impartialité d’analyse, vous ne pouvez donc pas ne pas savoir ce que je viens de rappeler. C’est pour ça que je ne comprends pas votre approche. Vous vous faites ici l’avocat du diable, qui nuit tant à vos raisonnements qu’à la défense de nos intérêts objectifs.
« On ne peut souhaiter un Trump pour la France, et faire grief aux Etats-Unis d’avoir porté Trump à la Maison Blanche, pour y mener une politique au motif qu’elle est contraire à des intérêts français. »
Votre syllogisme est tendancieux : je ne souhaite d’abord pas d’un Trump pour la France, qui est un individu trop fantasque et imprévisile, je souhaiterais bien plus un Poutine à la française, qui incarne bien mieux le gaullisme (autrement dit le souverainisme) qui m’est cher. Ensuite si j’ai applaudis à l’élection de Trump et surtout à la défaite de Clinton, c’était en premier lieu pour la déconsidération de l’appareil politico-médiatique traditionnel, et de l’influence qu’il exerçait sur l’opinion et qui visiblement avait cessé d’être déterminant.
C’était, du point de vue français (le seul qui compte), l’espoir en lequel Trump avait dit qu’il cesserait de s’ingérer dans les affaires d’autrui, qu’il irait vers plus d’isolationnisme, moins d’OTAN, plus de multilatéralisme, avec la main tendue qu’il promettait à Poutine, etc... Il est peu dire que tous ces espoirs ont depuis été douchés, pour la raison que je vous en ai donnée car je n’en vois pas d’autre.
A moins que vous ne considériez que le renforcement des sanctions à l’égard de la Russie, et l’accentuation encore de l’extra-teritorialité du droit américain se fasse au bénéfice de la paix mondial, et au service des intérêts réciproques des puissances partie prenante au Conseil de Sécurité... ?