« Vous pouvez tortillez du cul, il n’en reste pas moins qu’en France, seule certains élus de l’Ump ont fait un volte face à 180° le lendemain du vote Anglais. Au PS et chez les Verts, ils sont resté « pour », et à part l’UMP, chez tous les autres ils ont toujours été contre. »
Que cherchez-vous à démontrer ? Que les plus néoconservateurs en France appartiennent donc au camp de la gauche au sens où Mélenchon le circonscrit lui-même - puisque lui et personne d’autre appela le soir du premier tour des présidentielles à faire battre Sarközy au nom de ce seul et unique prétexte !
Une démonstration par l’absurde très certainement, qui vous ne glorifie pas.
Rappelons également que c’est le gouvernement Chirac-Villepin - de droite donc selon vos propres critères - qui s’opposa aux bushistes lors de la seconde guerre d’Irak et fit la fierté du peuple français unanime.
Petit rappel qui à le mérite de balayer durablementvos analyses sans consistances.
« Par contre, vous ne trouverez pas de néocons chez les gens de la vraie gauche »
Toujours votre verbiage désuet.
Selon vous les écolos d’EELV que drague Mélenchon (un Mélenchon qui rappelons-nous a cautionné l’intervention qui était de fait celle de l’Otan en Libye, par aveuglement onusien), dans l’optique de constituer un pole de rassemblement pour les prochaines échéances électorales, seraient-ils de la vrai gôche ?
Pourtant tous ses représentants les plus emblématiques sans exceptions notables son POUR l’ingérence armée en Syrie des forces que VOUS qualifiez de néoconservatrice !
Voyez comme il est aisé de balayer vos fausses catégories politiques, qui ne sont absolument plus opérantes, comme il a déjà été dit, en l’état actuel du rapport de force mondialiste fondamentalement transcourant.
C’est précisément la raison pour laquelle l’opposition résolue au Système oligarchique mondial se doit de l’être aussi nécessairement.
Et c’est exactement pour cette raison que les fausses oppositions, qui ne sont en fait que des émanations sécrétées par le Système, type Lordon ou Mélenchon ou modestement vous-même, en en ayant conscience ou non, par dogmatisme, sectarisme, ou plus surement par bêtise, qui entretiennent le mythe du faux clivage droite-gauche, qui empêchent de fait la convergence des luttes, doivent être combattus sans relâche et démasqués pour ce qu’ils sont : de parfaits imposteurs qui servent en dernière instance les intérêts du Système et le statu quo.
Mélenchon et consorts ne sont pas des révolutionnaires, ce sont des laquais soumis intégralement au politiquement correct et à la dictature de la pensée unique.
Ne savez-vous donc pas que les « néocons » comme vous les appelez appartiennent tous à la gauche originellement ? Et qu’ils viennent tous du courant trotskiste en particulier ? Oui, même aux Etats-Unis !
Par conséquent votre verbiage qui consiste à associer la « droite » - qui est déjà en soi un concept dépassé qui marque la faillite intellectuelle de ceux qui ose encore les employer dans un contexte de mondialisme avancé des élites oligarchiques occidentales - au néoconservatisme, est un mieux une incompréhension dramatique de ce qu’il revêt en dernière instance.
En géopolitique le courant réaliste est généralement identifiée comme étant situé à droite de l’échiquier politique (si tant est, encore une fois, que ces notions aient un sens en 2013). Le néoconservatisme, qui est une doctrine interventionnisme sous prétexte des meilleures (ou des pires) intentions pseudo-humanitaires, est en réalité une représentation idéologique du monde, qui cadre historiquement avec la vision illuminée de nos gauchistes patentés.
Votre papier qui prétend décrypter l’actualité est du confusionnisme. Pire, il est une régression. Cessez de vouloir jouer au joueur de billard à trois bandes à l’avenir et cantonnez-vous au sujets que vous maitrisez quelque peu. Cela vaudra mieux pour tout le monde. Et déjà pour tous ceux qui cherchent à comprendre en levant le rideau du théâtre officiel.
« La preuve... le travail des petits chinois qui pedalent sous la table pour approvisionner notre pays, le couvrir de materiel, nous fait accumuler une richesse qu’ils ne partagent pas, ils ont bossé et il ne leur reste rien, que de la monnaie inutilisable. »
Votre théorème, teinté des pires âneries libérales, passe par pertes et profits des considérations majeures :
1/ Le fait incontestable que notre pays de désindustrialise à grande vitesse.
L’outil industriel part à l’étranger, avec tout ce que cela implique en terme d’attribut de puissance. Lorsque vous faites fabriquer vos douilles d’obus et vos munitions à l’étranger (comme c’est déjà le cas pour l’armée française, puisque l’on ait allé au bout du bout de la connerie néolibérale), par soumission à la rationalité de la mondialisation néolibérale triomphante (si l’on ose dire), et sauf à croire naïvement que les nations puissent avoir des intérêts convergents en toute occasion (qui est en soi une révoltante aberration géopolitique), comment vous faites pour soutenir une guerre qui vous affecterait le cas échéant vis à vis de ceux la-même chez qui vous avez délégué tout ou partie de votre effort de production ?
Mais il est vrai que la question géopolitique - pourtant surdéterminante lorsqu’il s’agit d’appréhender le monde réel tel qu’il est, non tel que l’on aimerait idéalement qu’il soit - fait très mauvais ménage avec la théorie libérale et ses illustres représentants, pas moins d’ailleurs que chez nos marxistes patentés. L’une et l’autre, théorie libérale et marxiste, pêchant par une même réduction arbitraire du monde à un seul économisme dégénéré, et surtout inopérant dans le monde réel.
2/ Le fait tout aussi incontestable que l’implication logique du déplacement de l’outil industriel provoque inéluctablement une perte, parfois même définitive, du savoir faire technique et professionnel, comme de certains procédés industriels. Savez-vous par exemple que les anglais sont aujourd’hui incapables de produire un sous-marin lanceur d’engin sans l’appui des américains, alors qu’ils avaient démontré leur capacité de le faire indépendemment de quiconque quelques décennies auparavant ? L’entreprise française Thomson était leader mondial dans la fabrication de téléviseurs à écrans plats à la fin des années 90. Il n’en reste plus trace aujourd’hui, violemment concurrencée sur son secteur de marché par les pays émergents à bas coûts, dont le différentiel de productivité est tel qu’il se révèle vite intolérable pour nos entreprise en environnement libre-échangiste. Exemple également fameux, plus récemment, des fabricants de panneaux solaires chinois qui ont inondé le continent européen de leurs produits subventionnés par le gouvernement central (qui est un secret de polichinelle), provoquant faillite sur faillite de nos entreprises spécialisées. La liste serait trop longue pour en réaliser l’exhaustivité.
Là où les libéraux sont pathétiques et incohérents, est dans le fait que précisément il invoque l’avantage comparatif pour justifier des délocalisations, et concomitamment de la ruine de nos modèles économiques et standards sociaux, en plus de notre pertes d’influence objective sur a scène mondiale, alors que c’est justement l’abattement des protections douanières aux frontières qui, nonobstant les différences intrinsèques de niveau de vie (qui est un produit de l’histoire dont nous n’avons nullement, nous européens, le devoir ou la responsabilité de résorber), a provoqué ledit avantage. En cela nos tartuffes prennent la proie pour l’ombre, et inverse magistralement les causalités. Non sans servir leur cause le cas échéant, et quelle cause !
3/ Le fait que l’endettement des pays occidentaux est inversement proportionnel aux excédents qu’engrangent les pays dits émergents. Et que cela n’est pas sans conséquence contrairement à ce que vous voulez nous faire croire fallacieusement. Cela a d’indubitables effets notamment en terme d’investissement et d’innovation, l’un ne pouvant se passer de l’autre et réciproquement. Investissement en particulier dans le domaine militaire - et nous y revenons - et dont les compressions successives (Livre blanc de la défense pour la France), qui acte la décomposition de notre outil militaire de défense, a pour conséquence un affaiblissement objectif incontestable de nos moyens et capacités. Et cela, comparativement au développement important que connaissent dans le même temps en ces domaines ceux de nos concurrents et adversaires ...chez qui nous avons envoyé fabriquer nos productions de bien manufacturés.
La boucle de la bêtise crasse est donc bouclée pour nos néolibéraux, dont le discours légitimateur n’a pour pour but - et objet - que de justifier l’ordre oligarchique actuel.
En réalité on ne saurait mieux saborder et les intérêts fondamentaux et les attributs de puissance des nations et peuples européens dans cette affaire. La trahison de l’oligarchie envers eux est complète : ses intérêts capitalistiques de court terme ont primé toutes autres considérations, fussent-ils au prix de leur ruine et dépérissement.
« Mais effectivement, je serais curieux de connaître les positions des souverainistes en matière de politique économique... »
Il y a deux axes majeurs : sortie de l’euro et protectionnisme.
L’une et l’autre de ces mesures permettant aux dirigeants français, les seuls légitimes en République, de recouvrer les attributs de la puissance et de la souveraineté, sans lesquelles les grands principes démocratiques avec lesquels nous (les tartuffes qui nous gouvernent à l’heure actuelle) nous gargarisons en permanence, ne sont que voeux pieux.
La sortie de l’euro est inévitable, étant acquis qu’empiriquement une monnaie ne peut que refléter les aspirations d’un peuple et d’un seul. Or il n’y a pas de peuple européen, qui est le mensonge originel propagé par nos élites stipendiées et qui préside à la destinée de l’actuel magma chimérique et contrefait, cette représentation parfaitement idéologique, cette tour de Babel, que l’on nomme Union européenne, et son avatar le plus emblématique : la monnaie commune.
Les divergences macro-économiques auxquelles nous assistons à l’heure actuelle, tout à fait prévisibles et surtout prévus par tous ceux qui n’avaient pas sombré dans l’utopie le plus complète (Maurice Allais par exemple, ou même Friedman), correspond à cet état de fait, ce qui est bien évidemment nié et dénié par les eurolâtres, trop occupés et agités à tenter de sauver leur merveille en capilotade pour opérer un renversement de paradigme salvateur, et acter la faillite pleine et entière de leur « modèle ».
Je le dis et le répète : la sortie de la monnaie commune est inévitable, et le plus tôt sera le mieux, sauf bien entendu à considérer autrement que l’on put remplacer les monnaies nationales et les taux de change qui leur étaient anciennement associés comme variable d’ajustement productif, par la déflation salariale et la paupérisation généralisée. Toute chose par ailleurs qui risque à terme de générer des troubles sociaux de très forte intensité partout sur le continent.
On peut comprendre en effet que la perspective de voir le fruit du travail de générations entières dilapidé par des considérations purement idéologiques et/ou par le refus de voir une bande de traitres et d’incapables sensée représenter nos intérêts devoir se déjuger ou se soumettre, est inacceptable - et sera inacceptée - par une écrasante majorité de citoyens européens.
La réintroduction de barrières douanières aux frontières (modulées en fonction du change monétaire), est quant à elle une « ardente obligation ». Tout discours qui consisterait à lutter contre les effets délétères de la mondialisation économique, à rééquilibrer les échanges et les balances commerciales entre sphères économiques radicalement hétérogènes (dans une optique keynesienne), à relocaliser par incidence tout ou partie de la production de biens manufacturés, tout en refusant de réintroduire une dose minimale de protection aux frontières (voire en criminalisant son recours), est au mieux une grave ignorance des mécanismes macro-économiques en jeu, au pire une imposture manifeste. Dans les deux cas leur tenant totalement soumis à l’idéologie dominante sont définitivement disqualifiés en tant qu’acteur politique crédible et opérant.