« Qu’un homme politique invite un dictateur à partir après avoir commis des massacres n’est pas la preuve de son soutient à la politique USA. Stop aux caricatures. »
Je réagissais à l’origine à la thèse de l’auteur selon laquelle Mélenchon serait le vecteur du chavisme bien compris en France. Je dis que cela est une grossière imposture, une insulte même à la mémoire de Chavez, précisément pour la raison vous en donnez : imagine-t-on Chavez appeler au départ d’Assad préalablement à toute négociation ? Imagine-t-on seulement Chavez soumis aux injonctions moralisatrices de la pensée unique dominante ?
Si vous ne comprenez pas que cela sert directement les intérêts et visée géopolitique des tenants de l’Empire atlantiste, je ne peux rien pour vous. Si vous ne comprenez pas également qu’il y a là un biais idéologique majeur entre le chavisme authentique et la pensée melenchonnesque, épris en définitive de politiquement correct, alors c’est encore plus grave que je ne le pensais. Dans les deux cas vous êtes disqualifié pour prétendre incarner l’esprit de dissidence qu’il convient en ces temps troublés.
« Oui c’est bien, c’est vrai qu’il faut reprocher à Mélenchon de ne pas avoir su lire l’avenir, suis-je bête ! »
C’est exactement cela : je reproche à Mélenchon d’être un piètre politique, encore moins un homme d’Etat, à qui l’on demande précisément de faire preuve de prospective et de vison à long terme. Il est peu dire qu’il s’est trompé sur l’essentiel.
C’est une médiocre, un nullissime, malgré« son indéniable talent de bateleur de foire qui enrhume ses auditoire (dont vous), et déjà parce que victime de ses tropismes idéologiques »confraternels« , ses illusions et chimères universalistes (qui est un impérialisme au demeurant, et en dernière instance).
En cela il est incurable, et reproduira, et reproduit déjà - sans surprise - sur une multitude de sujets fondamentaux (immigration, Union européenne, euro, géopolitique, entre autre), les erreurs gravissimes d’analyses qu’il a commis par le passé.
Pour balayer définitivement votre objection minable, digne des meilleurs (ou des pires) commentateurs et politologues qui saturent l’espace médiatique, il suffit de rappeler que le OUI au Traité de Maastricht est passé de très juste. Moins de 2% d’écart.
Que par conséquentune part significative des citoyens français, comme de la classe politique parmi notamment de nombreux souverainistes de gauche et de droite confondus (Seguin, Pasqua, Chevènement, Le Pen), ne se sont pas résignés à croire aux fariboles qui alimentaient alors le débat public en faveur dudit Traité : prospérité, plein emploi, protection aux frontières, harmonisation sociale vers le haut, indépendance et contre-poids vis à vis des Etats-unis etc..., et qui se sont révélés rétrospectivement une vaste fumisterie, pour ne pas dire une enculerie généralisée, qui donnèrent magistralement raison à tous ceux qui s’inquiétaient alors des conséquences induites par une toujours plus grande intégration surpanationale, très fortement teintées de néolibéralisme de surcroit.
Il n’y avait donc nullement fatalité à croire en ses mensonges et intoxications. Sauf pour les benêts et mystificateurs professionnels type Mélenchon, social-traitre devant l’histoire.
»Ça me fait penser au reproche du vote Maastricht alors que, les problèmes qui en ont découlé viennent principalement de l’élargissement à l’Europe de l’est qui n’était pas du tout encore prévu à ce moment là."
Voici ce à quoi à voté - et appelé à faire voter - votre mentor prétendument pour l’avènement d’une Europe sociale, et qui est la racine de la financiaristation actuelle que le même dénonce tout à fait fallacieusement dans le même temps. Inconséquence, stupidité, imposture.
Article 73 B du traité de Maastricht
1. Dans le cadre des dispositions du présent chapitre, toutes les restrictions aux mouvements de capitaux entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites.
René Balme (il le dit lui-même) a été soutenu à l’époque par le PG comme la corde soutient le pendu, mais Scual préfère attribuer aux autres les effets de ses propres turpitudes.
Le PG est entièrement soumis aux injonctions morales et politiques de la pensée unique.
Il fait allégeance à ses oukases et grilles de lecture : sur l’antiracisme institutionnel à multiple vitesse, cheval de Troie de l’idéologie mondialiste métisseusse (mais par pour tout le monde, certains ayant le droit de se maintenir dans leur intégrité, suivez mon regard insistant), sur l’immigrationnisme forcené qui en est son corollaire, sur le dépassement des frontières et du cadre national sous prétexte de fausses bonnes intentions (humanisme et internationalisme), parfait pendant du néolibéralisme destructeur, sur le refus de tout protectionnisme par peur de se confondre avec l’extrême-droite nauséabonde etc...
Plusieurs de ses cadres furent d’ailleurs par le passé des membres introduits de SOS-Racisme, succursale idéologique de l’Empire mondialiste.
Au final il n’y a pas de débat entre vous et moi cher Scual, car les événements de ces vingt dernières années donnent entièrement raison à mon analyse et balayent simultanément la vôtre. Si tant est que l’on puisse parler d’ « analyse » vous concernant.
« En tout cas j’aimerais bien que Pierre Laurent nous explique en quoi il est normal de s’allier avec le parti de Valls et Ayrault mais pas celui de Fillon et Guéant... qui avait pourtant fait moins pire, d’un point de vue de gauche. »
Vous vous trompez : ce n’est pas à Laurent mais à Mélenchon que vous devez poser cette question ô ciombien pertinente. N’est pas en effet Mélenchon le premier qui a cautionné dès le soir du premier tour la mascarade du faux clivage gauche-droite UMP-PS ? N’est-ce pas lui qui a appelé à rassembler l’ensemble des forces de « gôche » afin de faire battre la droite dans les urnes ?
Mélenchon est infiniment plus comptable de la berezina actuelle que ne l’est moralement et politiquement Laurent, qui n’est qu’un crétin (excusez-moi mais c’est ce que je pense).
Trêve d’imposture mélenchonnesque, rabatteur de voix pour le parti socialiste lors de la dernière élection présidentielle !
Votre remarque n’est pas dénué de tout fondement. En effet le rapport de force donné dans un pays à un instant donné peut déterminer la ligne et discours politiques à opposer à la doxa.
Mais le Front national y parvient pourtant tout à fait et ce depuis des années : refus des deux guerres d’Irak, de la guerre de Yougoslavie, de la guerre de Libye, de Syrie, demain d’Iran etc...
Il faut seulement accepter le prix a payer de la diabolisation et de la marginalisation par les médias du Système, qui font malheureusement, pour partie, les résultants électoraux. Lobotimisation de nos concitoyens oblige.
Il n’y a donc, a priori, aucune fatalité à sombrer dans la langue de bois et la démagogie. Cela réclame juste courage et honnêteté.