Vous êtes à poils sur l’euro, et vous le savez. Relisez sans tronquer les éléments programmatiques du Front national sur cette question : et le constat, et la contextualisation, et la prospective et les mesures préconisées sont en tout point opérantes et conformes à la raison.
Votre mauvaise est patente tant il est vrai que si ce programme, exactement, fut écrit par le FdG, vous l’auriez repris à la conjonction près en criant à qui veut l’entendre qu’il est admirable d’intelligence et de lucidité.
Dans le contexte actuel un oligarque est un tenant du Système, nécessairement mondialiste, atlantiste, euro-fédéraliste, libre-échangiste, anti-Nation, anti-frontières, anti-peuple (sauf un en particulier). Or la famille Le Pen et le camp national et souverainiste sont radicalement à l’opposé de tout cela. Ils ne font donc pas partie de l’oligarchie. Cqfd.
Des syndicats conciliants maison ? Vous parlez sans aucun doute de Sud pour le NPA, de la CFDT pour le PS, et de la CGT pour le PCF et dorénavant le FdG ?
D’un simple point de vue moral, comment pouvez-vous décemment refuser à d’autres ce que vous vous souhaitez pour vous-même, hum ?
Sur les prétendues mesures anti syndicales que vous ne trouvez nul part dans le programme puisque elles n’existent pas, sous prétexte je cite « d’entrer dans des logiques de concertation constructives » vous en déduiser qu’elles deservent les intérêts des salariés.
Deux choses pour parfaire votre méconnaissance criante sur la question :
1/ En contexte de libre-échange mondial en tout point conforme à la vision historiquement puérile de nos gauchistes - l’internationalisme des imbéciles dixit Sapir - qui fait le jeu des oligarchies mondialisantes, le rapport de force et consensus historique entre les syndicats et le capital est rompu au profit exclusif de ce dernier. Sous cet angle on comprend mieux les déroutes syndicales de ces dernières années, qui ont vu les revendications salariales massacrées, les usines fermées, le chômage augmenté, les salaires gelés, fondamentalement sous la pression consubstantielle à la rationalité socio-économique de la mondialisation.
Nos gauchistes incultes ont été les cautions idéologiques inespérées - et ce faisant les parfaits idiots utiles - du grand Capital apatride, et ont précisément permis le déploiement effectif de ladite mondialisation en le légitimant déjà intellectuellement. Dans ces conditions il convient de rappeler Bossuet : « Dieu rit de ceux qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes ».
Vous avez souhaité le dépassement du cadre national et l’abattement concomitant des frontières, vous avez déligitimé le recours à des politiques strictement nationales (qui ressort du positionnement hésitant de Mélenchon sur l’euro qui ne veut pas se déjuger et passer surtout auprès de ses coreligionnaires pour un nationaliste moisi), vous avez fustigé la ferveur patriotique, contribué à détruire les structures traditionnelles, ruiné le sentiment d’appartenance et décrié l’identité comme des références honteuses et condamnables, vous en payez à présent le prix. Dansez maintenant. Comme des pantins désarticulés agités au bout d’un fil par nos maitres à tous.
2/ Les syndicats allemands, infiniment plus représentatifs que ceux de nos minables et corrompus français, appellent très rarement à faire grève. En revanche ils obtiennent beaucoup plus que les nôtres, dans la mesure où eux ont réussi à conserver l’outil industriel sur leur territoire (l’industrie allemande pèse toujours près de 30% du PIB, contre moins de 12% à présent pour celle française en déroute). Ce que sont incapables de réaliser - et pour cause - nos petits syndicalistes subventionnés (qui se souvient de Thibault déjeunant chez Sarkozy au moment du conflit sur les retraites ?).
Il est donc absolument démontré que la proposition du Front national peut s’inscrire corrélativement à une logique de mieux disant social, à l’opposé des résultats objectifs que nous avons connu jusqu’à présent grâce - ou à cause - de VOS syndicats et méthodes syndicales. Mais je comprend que les FAITS soient difficiles à digérer lorsque l’on sait autant illusionné sur une mythologie, et fait autant manipulé par des bateleurs de foire qui rêvent encore au Grand Soir.
Ensuite c’est aux patrons de payer les salaires ? Que n’attendez-vous pour réclamer l’abrogation immédiate de la PPE (Prime Pour l’Emploi), qui est en réalité une subvention déguisée pour pallier à la précarisation du petit salariat en contexte de libre-échange mondial et dérégulé ?
En fait votre problème est très simple à comprendre : vous ne savez pas raisonner par les structures macro-économique, ni comprendre la rationalité intrinsèque à la mondialisation, et ainsi croyez naïvement qu’en augmentant les salaires de façon autoritaire et sans contre-partie protectionniste (qui pour le coup n’apparait pas de manière explicite dans le programme du FdG, retour à l’envoyeur) vous améliorerez les conditions des travailleurs. Vous ne ferez que ruiner notre compétitivité déjà bien mal en point à cause de l’euro-mark, et jetterez instantanément des millions de travailleurs au chômage. C’est bien pour cela que la hausse des petits salaires ne peut s’accompagner dans un premier temps que par une baisse des charges des entreprises financée elle-même par une mesure protectionniste : une taxation aux frontières en rétablissant des droits de douane modulés en fonction du change monétaire. Cela afin de rétablir un équilibre macro-économique minimal permettant de nous réarmer dans la mondialisation.
Mais il est vrai que le corpus idéologique de nos gauchistes s’accorde en effet très mal de mesures protectionnistes (et l’on comprend pourquoi ils tant de mal à y faire référence), dans la mesure où si effectivement elles permettent de sauver les emplois et salaires des travailleurs français (le mot important est français en l’occurrence), cela se fera au prix d’une moins-value sociale et économique des pays en voie de développement, et de leurs « prolétaires en haillons ».
Voilà qui met définitivement à mal la vision internationaliste fantasmatique de nos idéalistes bornés, de nos croyant en l’intérêt supra-national d’une multitude de prolétariats, de la communion à l’échelle mondiale de l’ensemble des travailleurs, et qui est une révoltante aberration tant géopolitique, historique, qu’anthropologique.
Me meilleur de votre intervention étant surement sur l’euro, où j’invite sincèrement chacun à lire le programme présidentiel du Front national sur cette question, pour prendre conscience du degré de vos affabulations, mensonges, inexactitudes, approximations.
« Néanmoins, il est patent que ce parti, ultime recours de la classe capitaliste pour conserver sa domination sur les travailleurs, »
Les Le Pen sont selon vous et selon votre mentor des fascistes, des nazis, des hitlériens.
Alors il va falloir nous dire une bonne fois pour toute pourquoi le pouvoir de la Banque et ses affiliés (les gouvernements « nationaux » de l’époque, sous l’égide de l’Empire anglo-saxons) prirent faits et causes par le passé Pour Joseph Statine Contre Adolph Hitler, si le fascisme eut été vraiment - et serait toujours incarné aujourd’hui, selon vous encore une fois, par le Front national- le « masque de la bourgeoisie » ?
Répondez déjà à cela, je m’attellerai ensuite à déconstruire le reste de votre discours pour enfants de cinq ans.