Toujours sur les causes probables de la sur-délinquance/criminalité de certaines franges de la population, analyse on ne peut plus politiquement incorrecte d’un psychologue danois qui a eu maille à partir avec lesdites franges lors d’une étude psycho-sociologique au Danemark :
Il y est mis en évidence qu’au sein de certains groupes ethno-culturels les modes de comportements qui sont valorisés/validés dans cette culture tendent à favoriser des comportements asociaux, dysfonctionnels ou socialement contre-productifs. Certes ces modes de comportement peuvent être changés, abandonnés au bénéfice de comportements et de valeurs socialement adaptatifs, comme le prouve certains exemples qui malheureusement sont aussi des exceptions qui bien souvent confirme la règle ; dans tous les cas ces changements sont extrêmement exigeants et difficiles à accepter, car ils supposent une volonté d’intégration hors norme, comme de se dépouiller d’une partie (la moins consensuelle) de sa culture d’origine afin de se fondre dans le moule socio-culturel dans lequel il se trouve.
Charles Aznavour, fils d’immigré arménien, raconte par le menu les raisons pour et par lesquelles il a réussi à s’intégrer au corps national, et pourquoi il fut et demeure l’une des personnalités préférées des français :
Ce qui m’amène à rapporter cette réflexion d’un autre illustre français :
« Si une communauté n’est pas acceptée, c’est qu’elle ne donne pas de bons produits, sinon elle est admise sans problème. Si elle se plaint de racisme à son égard, c’est parce qu’elle est porteuse de désordre. Quand elle ne fournit que du bien, tout le monde lui ouvre les bras. Mais il ne faut pas qu’elle vienne chez nous imposer ses moeurs. » - C. de Gaulle, « De Gaulle, mon père », Philippe de Gaulle.
On remarque à la lueur de cet article que la surreprésentation des individus de culture et de religion islamique en prison se retrouve dans tous les pays, et que le facteur de surreprésentation varie entre 4 (Grande-Bretagne et Pays-Bas) et 8 (Belgique). En d’autres termes, un individu élevé dans la culture et la religion islamique est entre 4 et 8 fois plus susceptible de commettre un acte de criminalité le menant en prison qu’un individu ne baignant pas dans cette culture et cette religion.
En fait l’immigration fait parti intégrante du processus de mondialisation. Et joue pour ce faire le rôle d’armée de réserve au capitalisme mondialisé. Mondialisation qui est, en France particulièrement (toutes les études le démontre), perçu de manière très négative. Dans ces conditions il n’est pas étonnant que, même intuitivement (car cela reste certainement difficile à une majorité de le conceptualiser), une parti des autochtones associent confusément à ce processus, pressenti par eux comme délétère, les flux d’origine migratoire. Cela semble encore une fois tout à fait rationnel qu’ils opèrent ce rapprochement. Mais n’aide pas en effet à identifier aux yeux d’une majorité les véritables responsables des déséquilibres, sociaux, culturels, et maintenant de plus en plus, sécuritaires, que cela ne manque pas d’engendrer.
Or le postulat de la Gauche est le suivant : les communautés n’existent pas, il n’y a que des individus. Elle a également tendance à confondre généralisation (évocation d’un élément répandu dans un groupe donné, tolérant cependant l’exception) et systématisation (attribution d’un élément à l’ensemble du groupe sans possibilité d’exception). La Gauche semble aussi particulièrement soucieuse de ménager la susceptibilité des groupes minoritaires, très probablement à des fins électoralistes. Tout ceci l’empêche de décrire le réel avec exactitude, et d’apporter les réponses adéquates aux problèmes sociaux. La gauche française réagit de façon phobique par rapport à certaines questions, que ce soit sur la question de la sécurité, de la collection de statistiques ethniques afin (avant de comprendre) d’établir la réalité du phénomène, ou bien encore d’établir celle qui concerne le lien désormais indiscutable entre la sur-délinquance/criminalité et l’immigration. Car là est bien tout le problème : dès qu’un fait lui parait menacer les postulats idéologiques qui fondent ses analyses, celle-ci réagit par le déni.
On pourrait d’ailleurs souligner qu’il y a quelque chose d’apparemment paradoxal dans le fait que ce soit une certaine gauche qui semble condamner les individus pauvres et appartenant à des minorités, à rester pauvres et enfermés dans leur communauté en refusant de les reconnaître capables de s’élever par leur travail et leur effort personnel. Cela sans faire preuve d’un certain misérabilisme et paternalisme. En fait on comprend a posteriori que si les minorités accèdent à la promotion sociale, elles quittent leur condition d’opprimées et tendent à pérenniser le Système que la Gauche prétendre combattre, et qui en réalité elle ne combat aucunement.
La seule et unique raison de cette posture de manipulation victimaire est qu’une réduction des effectifs des classes populaires immigrées (j’insiste sur le terme immigré) serait électoralement contre-productif pour la Gauche. Comme le prouve un sondage sortie des urnes à l’issue de la précédente présidentielle qui montre que 93% des musulmans (immigrés de fait pour l’immense majorité) auraient voté au second tour pour le candidat socialiste. Si cela n’est pas un vote communautariste foncièrement intéressé, on ne sait pas ce que c’est !
Le problème fondamental de la pensée de gauche est là, et il explique en partie pourquoi la gauche ne gouverne que pour d’assez brefs passages, historiquement, alors que les gouvernements de droite assument le plus gros du pouvoir politique dans la durée : cette conception angéliste de l’homme est constatablement fausse pour tout individu qui veut avoir une démarche pragmatique, c’est à dire fonder son action sur l’observation rigoureuse des faits, non sur des présupposés qui de surcroit sont empiriquement faux.
La gauche est donc inefficace, inopérative car mise en échec constamment par les faits : aussi bonnes que puissent être les conditions économiques dans lesquelles vivent les êtres humains, dans toutes les sociétés, sous tous les types de gouvernement, crime et délinquance font toujours partie du tableau (certes avec des degrés et des variations selon les cultures) ; la constatation de cette réalité universelle du crime et de la délinquance aurait par conséquent du depuis longtemps disqualifier ce postulat fallacieux.
Ca n’est pourtant pas le cas, ce qui met en évidence à quel point le (déprimant) principe de réalité n’est pas déterminant comme fondement des conceptions humaines, et à quel point l’illusion consolante aura toujours plus d’attraits pour de nombreux esprits. Malgré l’échec constant des systèmes politiques basés sur ce postulat angéliste, trois siècles après Rousseau, cette notion reste néanmoins la matrice idéologique de tous les mouvements de gauche, sans exception. Bien entendu, en contrepartie de cela, la pensée de droite comporte aussi plusieurs erreurs philosophiques fondamentales, mais sa force politique vient du fait qu’elle s’identifie (en théorie) et est identifiée surtout avec le principe de réalité.
Certains, à l’instar de notre facteur du NPA, vont jusqu’à pointer le rôle des médias. Même s’ils participent sans doute à un effet de focalisation, il serait tout autant illusoire de ramener l’entièreté de cet état de fait - l’explosion de la délinquance et de la criminalité - à leur seul responsabilité. Ce serait ni plus ni moins que de prendre la proie pour l’ombre. En réalité les politiques, et dans une moindre mesure les médias, malgré les tentatives d’instrumentalisation dont ils peuventpar ailleurs se prêter les uns les autres, sont beaucoup moins à l’initiative qu’on veut bien le (laisser) croire. Ils seraient plutôt dans le registre « puisque ces évènements nous dépassent feignons d’en être les organisateurs ». En fait ces phénomènes correspondent beaucoup plus à une réalité sous-jacente à la société française (pas seulement d’ailleurs, cela se vérifie partout en Europe) et qui vient aujourd’hui nous exploser à la figure.
Toujours dans le but d’expliquer ces phénomènes et évolutions, il faut entendre le couplet sur les cités-ghettos et l’abandon des quartiers par les maires, et plus généralement par l’ensemble des institutions étatiques, malgré les dizaines de milliards d’€ déversé en pure perte depuis des décennies.
Cet argumentaire prêterait à sourire si les partisans de la culture de l’excuse n’étaient cruellement démentis par ceux-la même qui y vivent, concernant un exemple fameux : le quartier de la Villeneuve à Grenoble, où à l’été 2011 une arrestation mouvementée d’un braqueur pris en flagrant-délit (et qui sera abattu par les forces de l’ordre en état de légitime défense) déclencha une nouvelle vague d’émeute urbaine mais cette fois-ci sans précédent, puisque l’on tira à plusieurs reprises sur les policiers.
Or cette tentative de justification (car c’est bien de cela dont il s’agit) tombe à l’eau :
Quant à celle-là - caricaturale - qui prend le problème et la logique à l’envers, on ne saurait mieux faire preuve d’aveuglement, d’endoctrinement, d’autisme, en somme, d’idéologie :
Et pour le coup, là est le summum de l’idéologie. On en revient d’ailleurs au postulat fondateur de toute pensée de gauche tel qu’énoncé par Rousseau : l’homme est foncièrement bon, ce sont les gouvernements et les conditions socio-économiques dans lesquelles il vit qui le corrompent et le rendent criminel.
Sait-on seulement que dans de nombreuses banlieues, et bientôt dans de nombreuses agglomérations, les français autochtones qui souscrivent au modèle culturel dominant sont dors et déjà mis en minorité ? Que cet état de fait les conduit à fuir ces espaces dès qu’ils le peuvent (études de Christophe Guilly), afin d’éviter une intégration à marche forcée aux us et coutumes et aux valeurs dernièrement importés. Une intégration à l’envers donc, par la pression sociale que symbolise parfaitement l’accroissement des conversions à l’Islam.
Ce qui vient d’autre part intensifier le sentiment, réel ou supposé, d’enclavement et d’uniformisation à la culture désormais dominante au sein de ces quartiers, et renforcer la fameuse ghettoïsation dénoncée de surcroît par ceux la même qui ont poussé le plus dans la voie du multiculturalisme et d’une culpabilisation identitaire qui fut exclusivement occidentale. Nous en subissons à présent le retour de bâton à travers le réveil, forcé et contraint, du groupe majoritaire qui souhaite arguer du droit inaliénable à conserver sa cohésion sociale et son homogénéité culturelle.
Qu’on le veuille ou non, et sauf à faire preuve de totalitarisme, rien ni personne ne pourra forcer les gens à vivre ensemble dès lors qu’ils perçoivent chez autrui des moeurs par trop différents. Là est une réalité irréductible qu’on ne peut balayer d’un revers de main avec désinvolture, à l’instar de nos sociologues subventionnés dans un déni du réel qu’ils sont pourtant théoriquement en charge d’étudier et de rendre acompte au plus grand nombre. Ce qui équivaut à une tromperie sur la marchandise.