A vous lire il ne faut pas longtemps pour comprendre que vos confuses assertions, légérement délirantes tout de même, sont inversement proportionnelles à vos connaissances en macro-économie.
Quant aux reproches qui peuvent être formulés à l’endroit du FdG, il y a pléthore.
Ne serait-ce qu’en faisant remarquer ques ses propositions socio-économiques sont bien entendu
inapplicables dans un contexte de libre-échange et de libre circulation des
capitaux. Il lui faut donc instaurer des frontières pour les appliquer.
Mais
les frontières c’est tout le contraire de ce que veulent les "citoyens du
monde". Elles supposent une distinction entre ce qui est à l’intérieur et
ce qui est à l’extérieur (l’ « exclusion » c’est vilain). Les
frontières supposent aussi un contrôle policier. Et pour être efficaces elles
doivent exister pour tout (capitaux, marchandises, personnes).
En fait
l’extrème-gauche à laquelle appartient fondamentalement notre ayatollah trotskiste est très à l’aise dans le monde sans frontières et sans
nations de l’ultra-libéralisme, à part en ce qui concerne l’économie. Son seul
salut est donc de changer les choses sur toute la planète d’un seul coup, ce
qui semble un peu difficile. ça rappelle un peu la vieille controverse sur
« le socialisme dans un seul pays » consécutive à la révolution de 1917.
Quand vous aurez enfin compris que derrière votre progressisme se cache en réalité les oripeaux du libéralisme-libertaire le plus rétrograde, brutal, prédateur, et destructeur, sans doute vous aurez réalisé un grand pas en avant.
D’ici là, il me semble intéressant de mentionner les réflexions d’un Michéa, qui depuis longtemps se demande très intelligemment pourquoi la gauche est incapable de comprendre, ou ne comprend plus, le peuple et ses aspirations, et réciproquement.
Pour résumé sa conclusion est qu’aucun mouvement de gauche ne pourra se ré-enraciner dans les couches populaires sans intégrer des composantes généralement identifiées comme réactionnaires, à savoir : l’enracinement dans une géographie particulière, l’attachement à certaines valeurs traditionnelles, la revendication d’une certaine continuité de l’existence impliquant un rejet du mouvement, fut-il déclamé comme « progressiste » par les alliés objectifs des tenants de l’oligarchie mondialiste.
Quant à la maçonnerie, écoutons ce qu’en pense le maître à penser - non le mien - de sieur Mélenchon, Trotsky, qui la considéra, je cite, comme « une contrefaçon petite-bourgeoise du catholicisme féodal, où le rôle des cardinaux et des abbés est joué par des avocats, par des tripoteurs véreux, par des financiers juifs déjà bedonnants ou en passe de le devenir » - Leon Trotsky, Les cahiers du Communisme, 25 Novembre 1922.
Savez-vous qu’il était explicitement demandé dans les statuts de l’internationale ouvrière (22ème condition) d’abjurer toute adhésion ou promiscuité à une quelconque loge maçonnique pour prétendre rallier l’Internationale socialiste ?
Toute chose égale par ailleurs, ne serions-nous donc pas ici au comble de la contradiction... ?