« Avec 10m2 de panneaux solaires thermiques par personne, et l’appoint de la chaleur issue de la cogénération chaleur-électricité à base de granulés biomasse domestique, on supprime tout chauffage électrique ou à énergie fossile dans les bâtiments »
10m2 par personne ? Peuchère... cela représente « juste » 630 millions de m2 de panneaux photovoltaïques pour la seule métropole !! Vous en avez d’autres comme celle-la ?
Ensuite :
« Un Mix électrique 100% renouvelable est possible, par exemple avec la répartition suivante par habitant :
380Watt d’hydraulique existant, commandable pour la part des lacs de barrage ; »
C’est strictement impossible puisque l’hydroélectrique, qui a atteint son optimum de production en France (il n’est plus possible d’installer de nouveaux barrages), représente moins de 15 % du total de la production électrique. Moyennant quoi votre chiffre de 380W rapporté par personne au volume totale d’électricité consommé (si tant est que cela est un sens) est purement fantaisiste. Nous serions en tout état de cause plus prêt de 120W /personne.
« 1500Watt d’éolienne, par exemple une éolienne de moins de 2m de diamètre ; »
Nonobstant le fait que cette décentralisation soit seulement imaginable (puisque cela est une pure abstraction intellectuelle, et en réalité une vue de l’esprit) et sinon souhaitable (vu la multiplication des infrastructures que cela réclamerait), c’est malheureusement là encore strictement impossible puisque cela équivaudrait à l’installation de (1,5 KWx63 millions d’habitants en métropole) = 94,5 GW de puissance nominale. Rapportée au coefficient de charge de l’éolien pour un pays comme la France, soit 23% (soit encore 2015 heures équivalent pleine puissance), cela donne sur une année une production énergétique de 190,4 TWh réel, ce qui est tout à fait considérable.
Pour donner un ordre d’idée, pour disposer de 190,4 TWh éolien réel (en tenant compte donc du facteur de charge propre à cette technologie), il faudrait installer 827,8 TWh de puissance nominale !!! Soit 50% de PLUS que la consommation électrique totale consommé en une année en France !!! Soit encore 165 millions d’éoliennes géantes de 5MW (150m de haut) installées le long de nos côtes !!! Totalement disqualifié. Risible. Nullissime de bêtise....
Et il est toujours savoureux de voir nos « écologistes » en culotte courte pointer les contradictions (prétendues telles) du nucléaire quand ils font totale abstraction des leurs - infiniment plus grave et préoccupante concernant leur quotient intellectuel - vis à vis de leurs « alternatives » renouvelables !
« 1000Watt de photovoltaïque, par exemple 5 panneaux de 200W sur 6,5m2 ; »
Là encore, le dépit se dispute à la consternation la plus totale !
Le facteur de charge du photovoltaïque en France (nous ne sommes pas dans le Sahara) est de seulement 11 petits % (soit équivalent à 960 heures plein soleil par an). Ce qui est ridicule, et à tout le moins incapable de venir ne serait-que compléter (encore moins supplanter) les productions thermiques de masse type nucléaire/fossiles.
Pour donner encore une fois un ordre de grandeur, 1000W de photovoltaïque par individu cela représente pour un pays de 63 millions d’âmes 63 GW en puissance installée. 63 GW de puissance nominale cela représente une production annuelle d’environ 60,7 TWh. En prenant en compte maintenant le facteur de charge de 11%, il faudrait installer 551,9 TWh photovoltaïque de puissance nominale. Soit là encore PLUS que la production totale d’électricité consommée en une année en France. Ubuesque. Risible. Hautement ridicule.
Le reste est à l’avenant, je ne poursuivrais donc pas.
Non point de la laïcité, mais des loges maçonniques affairistes.
Il faut réduire avec méthode et rigueur le primat idéologique des loges à incarner, tout à fait illégitimement, les idéaux portés par la notion de laïcité.
Et déjà pour la fondamentale raison que la maçonnerie EST une église à part entière, avec des rites, une mythologie, une spiritualité etc... au même titre que toutes les autres, ni plus ni moins.
Moyennant quoi nous percevons la grossière supercherie de se revendiquer tout à la fois d’un laïcisme de façade, soit officiellement la séparation DES églises et de l’Etat - en réalité un anti-catholiscme irréfréné et radical, a contrario d’un judéo-potestatisme qui est lui promu et encensé - quand soi-même avons pris fait et cause pour l’une d’entre elle.
Voyons Fergus, relisez donc le « maître à penser » de la gauche pseudo-radicale, révolutionnaire de salons dorés parisiens, qui suggérait à l’instant de se fourvoyer (mais peut-être pas) en appelant à voter avec ferveur POUR le Traité de Maastricht, je cite :
« Si j’adhère aux avancées du Traité de Maastricht en matière de citoyenneté européenne, bien qu’elles soient insuffisantes à nos yeux, vous devez le savoir, c’est parce que le plus grand nombre d’entre nous y voient un pas vers ce qui compte, vers ce que nous voulons et portons sans nous cacher : la volonté de voir naître la nation européenne et, avec elle, le patriotisme nouveau qu’elle appelle. »
Ainsi donc Depardieu, magnifique bouc-émissaire pour nos tartuffes patentés, n’a fait que mettre en pratique, exactement, les présupposés idéologiques délétères de nos tenants de la gauche internationaliste, pro-fédéraliste et libertaire - et donc social-traitre puisqu’il ne peut y avoir de social sans national, fondamentalement - et qui jugeaient déjà à l’époque le cadre national comme suranné ; appelant sans vergogne à son dépassement dans une intégration supra-nationale et une concentration toujours plus poussée des centres de décisions, typique de la dérive oligarchique actuelle et du dépérissement concomitant de nos démocraties.
Et ce serait les mêmes mystificateurs qui aujourd’hui donneraient des leçons de moral et de saine gouvernance ? Bande de minables et vulgaires médiocres.
Magnifique description des contradictions qui sont semble-t-il consubstantielles au discours d’un Mélenchon et à sa grille d’analyse.
Et encore, Pierre-Yves Martin, pourrait-on rajouter nommément la question fondamentale de l’Euro (et l’invraisemblance du positionnement du FdG), la question des frontières, et partant de là l’internationalisme doctrinal qui parsème tout ou partie du projet politique des différentes gauches radicales depuis au moins le tournant libéral-libertaire de Mai 68, et qui l’empoisonne véritablement.
Et je ne parle pas du discours proprement hallucinant d’un Mélenchon sur l’immigration, définitivement repoussoir pour une majorité de français soucieux de préserver et leur standard de vie, et simplement leur mode de vie.
En nom de quoi diable et en vertu de quel principe rationnel et intelligible par tous le socialisme ne serait-il pas assimilable à une idéologie (thèse qui sert d’assise à votre démonstration) en ne remplissant le plupart sinon tous ses critères objectifs de définition ?
Ne serait-ce d’ailleurs qu’en miroir de votre postulat qui sous-tend, a contrario, que le nazisme et fascisme seraient eux des idéologies (évidemment pour mieux les disqualifier) - ce qu’ils sont incontestablement - c’est à dire encore des constructions intellectuelles plus ou moins cohérentes visant à expliquer et justifier un ordre social existant (encore faudrait-il rigoureusement le définir) à partir de raisons qui peuvent être naturelles, philosophiques et religieuses ; quand précisément le socialisme au sens large, construction intellectuelle s’il en est, tend tout autant à expliquer et justifier un ordre social souhaité - pour ne pas dire idéalisé - à partir de raisons non moins naturelles, philosophiques, et bien entendu humanistes... ?!
Cela n’a pas de sens.
D’ailleurs le matérialisme historique, qui est rappelons-le l’un des postulat de base, l’un des piliers essentiels et fondateurs du marxisme - marxisme qui a lui-même considérablement influencé l’épopée socialiste et réformé son cadre de pensée - n’est-il pas porteur en son sein, lui qui avait même jusqu’il y a peu (c’est à dire jusqu’à la faillite achevée des modèles politco-économiques qui en étaient porteurs) prétention à la scientificité (avec des résultats à peu près inverses de ce qu’il promettait originellement), n’est-il pas porteur donc de tous les avatars de l’idéologie la plus cristalline, et je rajouterai même la plus funeste ? Poser la question c’est y répondre.
Sachez bien une chose : l’humanisme, et partant de là le socialisme qui en est l’extension logique, comportent déjà, en eux-même, des présupposés éminemment idéologiques. Et un réductionnisme (à travers donc cette conception matérialiste de l’histoire) qui ne l’est certainement pas moins. Pour preuve, et même si l’idée que des classes sociales aux intérêts antagonistes (qui donc doivent lutter entre elles en instaurant préalablement un rapport de force) existe et il n’est pas question ici de le nier, ce réductionnisme àce seul et unique aspect est on ne peut plus battu en brèche par une rapide étude ne serait-ce que géopolitique du dernier siècle passé.
Car on ne saurait comprendre alors pourquoi deux pays - l’URSS et la Chine pour ne prendre qu’un exemple parmi les plus parlant - communistes l’une et l’autre et donc acquis aux mêmes préceptes idéologiques, se seraient autant employées l’une CONTRE l’autre cette fois tout au long d’une bonne partie de la guerre froide, au risque même de déclencher à plusieurs reprises le feu nucléaire, on ne saurait donc le comprendre et l’expliquer si l’on se résignait à ne percevoir le réel qu’à travers le prisme et grille de lecture marxisant et socialisant.
En réalité, et bien évidemment, d’autres paramètres sont à prendre en compte.
Certains peuvent êtres tout autant idéologiques par ailleurs, religieux par exemple et qui est fondamentalement un des moteurs de l’histoire au moins aussi important que ne peut l’être la lutte des classes (d’aucuns diraient même incommensurablement plus puissant car fédérateur), mais pas seulement, car il y a aussi des permanences géopolitiques et autres constantes culturelles motivées par - et pour - des raisons d’ordre beaucoup plus anthropologique, et qui ne sont pas exactement soumises aux mêmes déterminismes historiques.