Francesca, mais Puisque l’on vous dit qu’il n’y a pas d’entreprise de substitution de population en cours partout en Europe, et notablement au Royaume-Uni et en France, il faut le croire !
« Un enfant britannique sur quatre naît de mère étrangère.
Les immigrés ont contribué à un boom des naissances en Grande-Bretagne au cours de la dernière décennie. Aujourd’hui, le record est atteint avec un enfant sur quatre né de 200.000 mères étrangères par an. Les nouveaux chiffres montrent que le nombre d’immigrants ayant des bébés a doublé depuis 2001, en grande partie issus d’un afflux de mères polonaises, pakistanaises et indiennes. C’est la principale raison de l’augmentation du taux global des naissances au Royaume-Uni qui atteint son plus haut niveau depuis des décennies, avec 808.000 naissances l’an dernier, contre 670.000 en 2001. Le pic le plus élevé des naissances se trouve à Londres, où chaque année six sur dix bébés naissent maintenant de parents immigrants. »
JMLP s’est toujours arraché dans ses discours à mettre en cause
les dirigeants politiques français et non les immigrés en tant que tel,
ce qui ne veut d’ailleurs strictement rien dire (sont-ce les « immigrés »
qui les auraient contraint à signer les accords de Schengen ou entreprendre le
regroupement familial... ?). Par conséquent vous mentez.
Ensuite JMLP a compris bien avant nos marxistes qu’il convenait de
jouer sur les structures, ce qui n’est pas le moindre des paradoxes de nos
pseudo-matérialistes. Je l’entends encore répondre à J.F.Kahn sur le plateau de
l’Heure vérité en 84 qu’il fallait, en substance, substituer à l’immigré
(désormais nouvelle icône de nos bobos) une hausse des salaires pour les
travailleurs français - une relance par la demande donc - pour faire face aux
éventuelles pénuries d’emplois.
Sur le néolibéralisme supposé du Front d’il y aurait quelques
années, il faut s’attacher à déconstruire cette idée hautement critiquable, et
en réalité incorrecte.
Si l’on considère que le vecteur - les vecteurs - du
néolibéralisme les plus puissants (et les plus délétères) ont été, et sont
toujours, l’adhésion ni contrainte ni forcée mais bel et bien délibérée à
l’Union européenne et ses corollaires : désarmement face à la mondialisation,
ouverture forcenée des frontières économiques, flux migratoires obstinément
encouragées, démantèlement des législations sociales, recul concomitant des
droits sociaux, casse méthodiques des entreprises et monopoles de services
publics, etc... ; et partant de là des effets induits sur le quotidien des
salariés et simples citoyens, alors il n’est pas injuste ni incohérent de
soutenir que cette marotte agitée comme un épouvantail est fondamentalement
fausse, et je rajouterai même une pure escroquerie intellectuelle.
Tant il est vrai qu’on ne peut définitivement taxer de
néolibéralisme le programme politique d’un parti quel qu’il soit - en
l’occurrence le Front national - qui dans le même temps récuse autant des paramètres
et des vecteur qui sont tout à la fois les piliers de ce corpus idéologique !
C’est tout simplement aberrant.
Et déjà parce que le programme du Front s’inscrit dans un projet
essentiellement national. Ce qui, de fait, lui permet de rompre dans le même
temps avec les chimères idéologiques et discursives des uns et des autres : et
celles des affairistes néolibéraux, et celles des marxistes internationalistes.
Là est une réalité incontournable.
D’autre part il faut rajouter quelque chose : l’idée ô combien
polémique de préférence nationale, introduite soit-dit en passant par un
gouvernement de gauche radical-socialiste en 1932, et dont il ne viendrait à
personne l’idée d’affirmer qu’il fut le masque du fascisme, ce qui confirme là
encore la tartuferie intrinsèque éhontée de la bien-pensance, et bien cette
idée de préférence nationale, qui est au coeur du programme politique du Front
national DEPUIS sa création, s’oppose radicalement avec celle d’un
néolibéralisme bien compris. Tant il est vrai une fois encore que le
néolibéralisme promeut une indistinction de fait entre les travailleurs, et
récuse même jusqu’à l’idée d’une citoyenneté qui se voudrait un tant soi peu
nationale. Que répondez-vous à cela ?
Mais je comprend bien, sans doute, que de taxer le programme du
Front de néolibéral permet d’autant mieux, après ce qui vient d’être mis en
évidence sur l’Europe-cheval de Troie de la mondialisation - et du mondialisme qui est l’idéologie qui la sous-tend, admirablement compatible avec l’internationalisme de nos imbéciles de gauche - de
dédouaner des formations politiques qui - elles - se sont totalement fourvoyées
sur ce sujet. Suivez mon regard n’est-ce pas.
La tentative de défausse
politique n’est pas seulement pathétique, au regard de l’histoire elle se
révélera surtout dérisoire :
Je souscrirais néanmoins, et malheureusement, sur le fait que
Marine Le Pen est trop juste sur des sujets centraux de son programme,
notamment économique.
Remarquons tout de même qu’ils ont le mérite d’exister, a
contrario de tant d’autres. Il serait donc ubuesque de la condamner - et avec
elle les éléments programmatiques de son projet, qui demeure malgré tout d’une
grande cohérence d’ensemble - sous le prétexte fallacieux qu’elle achopperait
relativement à en faire la promotion ; et d’en le même temps soutenir les
programmes d’autres formations politiques qui sont, quand on les étudie dans le
détail et sans faux semblants, quasiment aux antipodes. Là encore, trêve
d’aberration.
De la même manière, et pour bien vous enfoncer, j’attends
impatiemment que vous contriez sérieusement à votre tour les contradictions fâcheuses
soulevées vis à vis du programme du FdG sur précisément la question de son
alignement sur tout ou partie de la doxa libérale : non-protectionnisme,
sauvegarde de l’union monétaire et de l’Europe institutionnelle, sans-frontiérisme revendiqué,
promotion outrancière de l’immigration, antiracisme à deux vitesses etc...
Mélenchon est un libéral voyons, et même un néo-libéral selon les propres définition de ses partisans puisque tout en prétendant, dans les mots seulement, combattre les affres de la mondialisation, il promeut en réalité, internationalisme oblige (de nouveau une utopie mortifère décidément), l’un de ses attributs et vecteurs fondamentaux : le sans-frontièrisme et l’immigration de masse. Ubuesque.
Mais Laulau, que Mélenchon arrive à la 731éme place sur les 751 qu’en compte le parlement européen en terme d’assiduité, en quoi aurait-ce à voir avec Quatremer ou les Grandes Gueules, hum ?
Ne serait-ce pas là ce qu’il convient de nommer de pantalonnade ?