Nous avons deux candidats finalistes, avec de surcroit des programmes radicalement antagonistes, et le mieux que vous avez trouvé pour justifier de votre positonnement inepte c’est de dire que quoi que vous puissiez voter, et l’un ou l’autre, dans les deux cas vous voteriez pour Macron... ?
Vous avez eu combien en maths au bac sérieux, zéro ?
Réveille-toi : l’URSS n’existe plus, balayée par l’Histoire, et les dernières prévisions aux législatives c’est moins de 10 députés poir la FI ! Pas comme ça que les cocos vont faire barrage à la politique de Macron/Rothschild ! Comptez-vous les cocus.
Quant à dire que les programmes socio-économiques de Macron et MLP seraient équivalents, vous n’avez tout simplement pas dû les lire et les confronter, pas plus que vous n’avez compris les raisons pour lesquelles l’ensemble du MEDEF et de la grande puissance actionnariale a pris faits et causes pour ce premier contre cette dernière.
Notre pays ne tient que parce que nous profitons des taux d’emprunt « presque allemands »
Allez dire aux Grecs ou aux Espagnols avant l’ouverture des vannes du QE par la BCE de Draghi, quand les taux de leurs bons à 10 ans dépassaient les 20%, qu’ils profitaient de taux d’emprunt « presque allemands ». En fait nous ne sommes pas en régime de monnaie unique, mais de monnaie commune. Tous les Etats conservent en propre leur capacité à se refinancer, et donc les taux afférents.
Redonnez le pouvoir à une banque centrale d’imprimer à volonté de la monnaie, vous tuez conséquemment le monopole des marchés financiers, et vous annihilez toutes velléités spéculatives, même en situation de crise économique. Pour preuve la politique d’assouplissement monétaire de la BCE, qui a effondré les taux d’emprunt qui étaient hors de contrôle la séquence précédente. Idem au Japon, dont la dette souveraine est pourtant la plus importante au monde, et qui ne craint nullement d’attaques sur sa monnaie, et profite de taux quasi plancher. Qui s’y risquerait d’ailleurs, sachant que la BNJ est devenu un puit sans fond !
Voyez moi les spéculateurs ne me font pas peur, encore qu’il faille avoir la maitrise de sa politique monétaire, qui est une arme nucléaire à laquelle personne ne peut s’opposer. Et surtout pas les fonds spéculatifs. Une nouvelle fois les traités européens, qui nous lient les mains, jouent ici un rôle mortifère. Vous croyez que Soros aurait pu jouer contre le franc dans les années 90 sans la loi de 1973 interdisant au Trésor d’emprunter directement à la BNF ? Poser la question c’est y répondre. La réalité est que nos dirigeants politiques compromis, dans la main des financiers, se sont fourvoyés en désarmant l’Etat contre les puissances d’argent.
« La dévaluation de 20% ca revient au même que d’augmenter le temps de travail de 20%. »
Vous ça vous va peut-être, mais ce n’est peut-être pas le cas d’une majorité. On pourrait tout aussi bien baisser les salaires de 20% (sans baisse du temps de travail cela va de soi) si on va par là. Mais ce modèle déflationniste est-il socialement tolérable ? Et puis pourquoi faire compliqué lorsqu’on peut faire simple. Nous avons vécu en régime de change (fixes ou flottants) pendant des décennies sans anicroche, et avec des économies plutôt florissantes. Mais nous disposions alors d’une monnaie en propre, et d’un taux de change que nous pouvions adapter (rôle qui peut être dévolu au marché) à la compétitivité de notre appareil productif. Aujourd’hui, avec l’euro, à part creuser le déficit de notre balance commerciale, condamner des masses de nos concitoyens au chômage, et voir partir nos usines à l’étranger, je ne vois pas où est le bénéfice. Ah si, il se trouvera toujours quelques connards pour la justifier en invoquant les facilités touristiques intra-européens. Va pas pouvoir faire beaucoup de tourisme le chômeur aux poches vides....
Non ce n’est pas un mythe. Même pondéré des effets du chômage endémique qui nous touche tout particulièrement, nous restons de tous les grands pays industrialisés dans le trio de tête mondial, immédiatement derrière les Etats-Unis et l’Allemagne, et loin devant l’Italie, la Grande-Bretagne ou même le Japon.
Pourquoi adopter systématiquement un esprit de dénigrement à l’égard de notre pays, sur des indicateurs qui pour le coup sont plutôt en notre faveur, et alors qu’il y en a pléthore d’autres à critiquer ?!
Vous voulez des solutions pérennes et efficaces pour sortir la France du marasme, retrouver une croissance soutenable, rééquilibrer notre balance commerciale, réduire sur le long terme le chômage, résorber progressivement nos déficits et notre endettement ? Il faut agir sur les structures macro-économiques. Par exemple :
1/ Recouvrer notre souveraineté monétaire, dévaluer la monnaie nouvellement recrée de 20% par rapport aux zones Mark et Dollar.
2/ Réinstaurer des barrières douanières aux frontières nationales, modulées en fonction du change monétaire et des secteurs stratégiques à protéger.
3/ Autoriser de nouveau la Banque de France à prêter directement au Trésor français à taux nul ou privilégié, dans des volumes raisonnables (sans excéder 5% du PIB annuel).
4/ Chercher à hausser l’inflation de moins de 2% l’an (objectifs statutaires BCE) aux alentours de 5%, avec nouvel objectif de croissance soutenue pour la BNF (idem FED).
5/ Réinstaurer l’échelle mobile des salaires, et leur indexation sur les prix.
6/ Légaliser le patriotisme économique, en favorisant les entreprises françaises - ou fabricants en France - dans la commande publique.
7/ Stopper ou limiter drastiquement l’immigration légale et illégale par tous moyens disponibles, jusqu’à nouvel ordre.
Evidemment ce catalogue de mesures doit être appliqué dans son ensemble pour y trouver quelques bénéfices. Un mesure prise isolement ne sera pas suffisamment efficace pour inverser les tendances néfastes actuellement à l’oeuvre.
Aussi, vous avez compris qu’il ne pourra ce faire dans le cadre contraignant des Traités européens. Le préalable à son exécution devra donc être une dénonciation de ces derniers, si besoin unilatéralement.