Tout votre appareillage conceptuel est calqué sur celui du mainstream médiatique. Commencez par vous départir de cet appareillage si vous voulez vous émancipez de la propagande.
MLP n’est nullement le diable, son programme pour la France est sérieux, rationnel et cohérent, sans doute sera-t-il d’ailleurs efficace pour redresser la France, raisons pour lesquelles ils sont l’une et l’autre méthodiquement diabolisés par le Système médiatico-politique dans le but de sidérer les esprits faibles et de les rallier à lui, c’est à dire à sa marionnette.
La question est ainsi limpide : en êtes-vous ? Il n’y a pas d’autre interrogation.
Vous vous payez de mots (« monnaie de singe ») sans comprendre leur portée, ou leur non portée en l’occurence.
Le statut de la monnaie a peu d’importance en réalité, ce qui compte ce sont les données objectives, les indicateurs macro-économiques qui reflètent le plus sérieusement une situation donnée : PIB, taux de croissance, balance commerciale, taux de chômage, inflation, déficit public, endettement souverain, taux d’industrialisation etc...
Or, les limites de votre discours sur la monnaie sont précisément dans le fait que, jusque dans les années 80 et à partir très singulièrement de notre intégration toujours plus poussée dans la technostructure euro-fédéraliste, tous ces indicateurs étaient meilleurs (voire bien meilleurs) en moyenne que depuis l’avènement de l’euro et des différents traités l’instituant, et notamment le Traité de Maastricht.
Comme beaucoup de mal-comprenants, vous ne saisissez pas que l’euro, son taux de change intra-communautaire et avec la zone $, est structurellement sous-évalué pour un pays comme l’Allemagne et ses pays satellites (Autriche, Pays-Bas, Danemark), ce qui compte tenu de la compétitivité instrinsèque de l’appareil productif allemand - dont il est vain de croire qu’il puisse être singé en claquant des doigts ou même avant la fin de ce siècle - lui permet de dégager des excédents de sa balance courante record, nommant au préjudice de ses partenaires européens les moins compétitifs.
Inversement, ce taux est bien trop surévalué pour ces derniers, qui voient leurs déficits commerciaux croitre et diverger d’année en année, ce qui impacte nécessairement et leur taux de croissance - puisque reflet du déficit chronique de compétitivité de leur appareil productif - leur taux de chômage, et leurs comptes publics (déficits et endettement).
La solution qui existait par le passé face à ses divergences croissantes et de réajuster par le taux de change des monnaies nationales. Cela a permis à un pays comme le France et sa « monnaie de singe » comme vous dites, de connaitre pendant des décennies des taux de croissance à deux chiffres, un chômage plancher, pas de déficit ni d’endettement, une balance courante équilibrée et sinon excédentaire.
Qu’est-ce qui est préférable selon vous : la première alternative avec l’euro, ou la seconde avec sa monnaie nationale (fusse-t-elle de singe) ?
Tous ceux que vous citez en conclusion de votre diatribe ont pris faits et cause pour le candidat de l’oligachie euro-mondialiste, et vous persistez à ne pas comprendre l’importance de cet enjeu puisque rejetant dos à dos les deux candidats finalistes, votre contradiction est manifeste.
Et puis ce discours consistant à dire que MLP sera battue tout en feingant de le déplorer ou en apportant aucun argument qui justifierait de son inaction le jour du vote, est le comble de l’hypocrisie : évidemment que MLP sera battue si tous ceux qui conchient Macron et qui en toute logique devraient lui faire barrage ne votent pas pour elle, c’est une pure et parfaite tautologie !
Vous récitez depuis des mois votre catéchisme sans rapport avec la réalité, puisque ne prenant pas en considération le fait qu’il est inscrit noir sur blanc dans le programme de MLP un référendum après négociation et tentative de recouvrement des quatre souverainetés essentielles, et proposition de sortie unilaterales en cas d’échec.
Et selon vous, les yeux dans les yeux, cela équivaudrait au programme du Macron ?!
Que voulez-vous que l’on réponde à cette folie douce.