J’attends avec impatience un CD-rom philosophique pour Playstation et je guette sur le hublot de ma machine à laver l’apparition d’un philosophe qui lave plus blanc.
Je pense que la télévision n’est simplement pas adaptée à la philosophie. Comme disait Fellini, la télévison, c’est un appareil électroménager.
L’auteur critique la culture subventionnée par l’Etat : Je ne peux pas lui donner tort sur ce point. Mais il le fait au nom de l’absence d’audience de cette culture. Puis il fait l’apologie d’une émission de France3 qui, selon lui, et parce qu’elle a parlé à son intelligence, aurait pu enthousiasmer les télespectateurs. Il regrette qu’elle ne soit pas diffusée aux heures de grande écoute.
Pourtant, entre cette émission et l’election de Miss France, pas besoin d’être devin, l’audimat sera pour Miss France. Et ce n’est pas plus mal pour la philosophie. Quel est la place des philosophes-télé dans la philosophie mondiale ?
http://plato.stanford.edu/contents.html
. Rien.
Et le niveau s’effondre encore plus avec le désolant Onfray.
La connaissance ne s’acquiert qu’avec l’effort. La passivité devant l’écran de télévision permet seulement de rendre le « cerveau humain disponible » aux produits de consommation. Si de vrais philosophes investissaient FR3 pour échanger leur point de vue, c’est avec raison qu’ils se feraient expulser. En ce qui concerne l’émission que vous avez appréciée, pourquoi donc une élite modérément cultivée aurait elle le droit d’imposer aux heures de grande écoute des discours hermétiques aux moins comprenants ?
La solution est simple : grâce à Internet, chacun peut évoluer sans tenir compte des médias de masse.
Dans la recherche médicale, on ne vous laisse pas du tout tranquille. Vous ne pouvez survivre que dans une recherche complètement pilotée par les oligarques, des mandarins incompétents qui décident, après avoit lu un article dans Science ou Nature, des domaines prioritaires sur lesquels devront travailler les autres chercheurs, forcément médiocres.
Article intéressant. Il est important néanmoins de signaler que cette faillite n’est pas spécifique du CNRS mais concerne également les autres EPST et surtout les universités.
La cause en a été citée mille fois : recrutement interne (vassalisation des chercheurs par les seigneurs-mandarins), mais il n’y a rien à faire (et la rupture, M. Sarkozy ?). La raison des succès français en mathématiques tient en un seul mot : sélection. Vouloir supprimer normale sup, c’est anéantir cette recherche. Mais la sélection n’est pas tout : nos mathématiciens s’en tirent parce qu’ils effectuent un travail individuel demandant peu de moyens. Dès qu’il faut des crédits ou une masse critique, on revient au système mandarinal (résultats piteux de la recherche médicale, malgré une forte sélection des médecins). Il est triste que chaque tentative de modernisation de notre système de recherche finisse en quelques années à reproduire le système moyen-âgeux.
Un article très solidement documenté (non, je rigole). L’auteur devrait tester comparativement la technique de drague de collage de l’arrière-train contre les fesses par rapport à la technique plus traditionnelle d’invitation à boire un verre. Ca intéresserait beaucoup de monde.
Une des exceptions culturelles françaises est que la notion de race est niée, probablement sous l’influence de « penseurs » liés aux PC comme Albert Jacquard ou Axel Kahn. J’en vois déja qui vont bondir à l’idée que l’on puisse associer cette problématique à l’idéologie communiste. Mais si je veux expliquer à mon enfant que le voisin est asiatique alors qu’il habite en France, que sa peau n’est pas vraiment jaune, ou bien que mon ami est métisse, quel est le vocabulaire dont je dispose ? Les races ne sont pas définies uniquement par la couleur de la peau. Nier la notion de race, c’est perdre une partie de notre vocabulaire pour n’utiliser que la novlangue.
Evidemment, on peut dire que les contours des races sont flous et qu’il y a de l’arbitraire dans certaines définitions. Mais cela est vrai dès que l’on désigne un groupe, y compris et surtout pour les classes sociales. La raison invoquée pour nier l’existence des races serait que cela favoriserait le racisme. Mon point de vue est que cela au contraire décrédibilise la lutte contre le racisme.
Enfin, si l’on considère les exterminations massives du siècle dernier, celle des Juifs, des Cambodgiens des villes et celle des Tutsis, elles ont eu lieu non tant en raison d’une infériorité raciale postulée, mais en raison d’une idéologie qui les a diabolisé et les a présenté comme l’ennemi à détruire. Je pense que cette idéologie se rapproche d’avantage de celle de ceux qui utilisent la Novlangue.