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Paradisial

Paradisial

De loin, l’air hautain, en m’approchant, on découvre un être très altruiste. D’apparence infantile, ma jovialité est plutôt angélique. Mon coeur large m’invite à sourire au monde entier. Chevaleresque, j’ai également l’esprit du sacrifice. Scrupuleux, ma conscience m’est une amie fidèle. Exigeant envers moi-même, je le suis également envers les gens. Fin sans quelconque hypocrisie, ma galanterie est spontanée envers le monde entier. Seule exception : les arrogants me sont des êtres translucides, je ne les calcule jamais. Très sensible à la sensibilité des autres, je deviens impassible quand on veut trop abuser de la mienne. Calme, je ne permets pas à la bêtise humaine de me faire déchaîner. Mon majeur défaut est celui d’être perfectionniste.

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  • Paradisial Paradisial 9 juin 2007 20:17

    Pixel,

    Je ne partage pas votre avis, de plus, je ne suis pas sûr que vous ayez bien compris l’approche de l’homme musulman de la religion.

    L’islam ne vise nullement à fédérer quelques hommes contre l’Occident ni contre un quelconque Orient.

    La religion a pour finalité de mettre l’homme en bonne résonance avec son créateur, mais aussi en bonne résonance avec les autres hommes (car la première résonnance ne saurait être acceptée sans la seconde, et la seconde ne saurait être bien appréciée sans la première).

    Un hadith qoudsy, où Dieu s’exprime à la première forme du singulier dit :

      J’ai créé les anges dotés que d’Esprit,

      j’ai créé les animeaux dotés que de passions,

      puis j’ai créé l’Homme doté et d’Esprit et de passions,

      puis je lui ai imparti de se rapprocher plus des anges que des animeaux.

    Par quoi sommes nous si semblables aux animeaux, si ce n’est par nos instincts et besoins : nous mangeons, buvons, faisons du sexe (pour le plaisir et pour la reproduction), avons besoin de repos et de distraction, donc de sommeil et de loisirs. Nous nous entretenons par le sport, pareils que la fauve qui courre dans les plaines, nous sommes dans une lutte des classes et faisons tout pour atteindre les sommités de la société (études), pareils que le félidé qui acère ses griffes sur un tronc d’arbre et qui courre derrière sa mère pour apprendre les techniques de la chasse....

    Par quoi serions nous si différents des animeaux, si ce n’est par notre Esprit !

    Mais qu’en faisons-nous souvent ?

    On l’investit pour la pluart que pour assouvir nos besoins primaires et nos instincts animaliers.

    Quelle gloire mériterions-nous si notre Esprit ne nous élève que pour finaliment nous abaisser vers la satisfaction de tout ce qui est primaire en nous ?!!

    Même cette culture que nous nous vantons trop de détenir - devant nos paire - et que l’on peine beaucoup à récolter et à entretenir, l’animal non plus n’en est pas exempte, il en a une qui lui est propre, toutefois, contrairement à nous, elle est souvent innée chez lui.

    L’usage le meilleur (de l’Esprit) que l’on pourrait rendre à l’animal qui est en nous, serait celui d’investir notre Esrit pour tenter de trouver des réponses aux questions existentielles qui nous taraudent dans notre for intérieur.

    Les prophètes n’ont fait que tenter de nous aider à trouver des réponses auxdites questions existentielles, via un système théophysique que l’on nomme religion.



  • Paradisial Paradisial 9 juin 2007 19:41

    Marsupilami,

    Il m’arrive très très très rarement de lire oumma.com ; ce n’est pas que j’en aurais honte, ou aimerais m’en dédouaner, mais il y est des explorations largement meilleures à faire, comme lire Al Ghazâli et Harun Yahya, et bien d’autres auteurs moins célébres.

    Quant au texte hilarant vers lequel tu renvois, il est plutôt pénible et que pure charabia, émanant de quelqu’un qui usurpe le titre de philosophe (moderne), et qui s’adonne allégrement à plein de contorsions. Il tente de faire la séparation entre les concepts de raison et de ’aql alors qu’ils sont le même mot exprimé dans deux langues différentes (quoique le concept de ’aql dépasse largement celui de raison, dans sa définition).

    En fait son auteur a l’allure d’un soufi, qui essaie d’insinuer par ses multiples contorsions et déformations que la compréhension du Coran ne devrait pas se faire par un appel de la raison (contredisant même le Coran qui stipule le contraire) mais par un appel du coeur, pour justifier vers la définitive : une initiation ésétorique à l’Islam et à l’amour de Dieu, trop chère aux soufis de ces temps ; alors que les grands soufis d’antan étaient loin d’être des gens dénués de raison, mais des savants pluridisciplinaires : tels les philosophes Al Ghazâli (vraiment inégalable), Al Kindi, et j’en oublierais toute une série.



  • Paradisial Paradisial 9 juin 2007 19:01

    Très cher frère,

    Choukran jiddane laka aydane (merci beaucoup à toi aussi). smiley

    J’en ferais l’exploration fort volontier. Je puis te dire que j’apprécierais d’avance, si raffiné que tu es.

    Quoique tu sois athée, je t’invite très cher à explorer un timide essai que je viens de poster (en réaction à un autre article : Se représenter le paradis) : Comment expliquer le sens de la vie via la dualité (l’essai se retrouve plutôt dans le post suivant au niveau de la file principale).

    Ce n’est pas du prosélytisme mon frère, mais juste une invitation à découvrir et à critiquer.

    Je serais absent ce soir (notre maison sera confisquée par les voisins : il y aura une veillée funéraire).

    iyi aksamlar kardesim



  • Paradisial Paradisial 9 juin 2007 18:48

    L’enfoiré & Philippakos,

    L’iconoclasme (du gr. εικών eikon « icône » et κλαστειν klastein « casser ») est stricto sensu la destruction de représentations, qu’elle soit due à des considérations religieuses ou profanes. L’iconoclasme religieux rejette l’adoration vouée aux représentations du divin, dans les icônes en particulier [wikipedia].

    Philippakos a bien raison de qualifier l’Islam comme majoritairement iconoclaste.

    Il n’y a pas de représentations picturales du paradis chez les musulmans ; ma connaissance relative du chiisme ne me permetrait pas de dire s’il y existe quelques peintures allusives du paradis ; c’est très peu probable, ce serait prétendre que Dieu serait inapte à créer quelque chose d’infiniment meilleur (et faire comme leurs prédécesseurs grecoromains) (comme disais-je plus haut), même s’ils se permettent (non pas tous) de peindre des représentations du Prophète (voilé ou maculé de lumière) et/ou de certains membres de sa famille.

    Nous ne pourrons pas davantage conclure que les ryades (jardins luxurieux, exubérants de végétations et abondants en eaux) seraient des représentations terrestres du paradis (comme le disent certains orientalistes), ce n’est qu’un raffinnement gustatif et architectural à travers lequel les riches musulmans (d’antan) se miroitaient le bonheur céleste via la recherche d’un bonheur terrestre.



  • Paradisial Paradisial 9 juin 2007 18:25

    Marsupilami, Docteur Inanité,

    Je n’ai cure de tes invectives, outrances et inanités.

    Ton drolastique m’interdit de t’intolérer. smiley

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