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Pascal L

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Derniers commentaires



  • Pascal L 26 juillet 2020 16:29

    @vraidrapo
    Un Dieu que personne n’a jamais rencontré, c’est comme la théière de Russell, nous pouvons être certain qu’il n’existe pas. Je me demande pourquoi un Dieu qui n’existe pas peut vous convenir. N’est-ce pas alors une définition en creux, par rejet du Dieu des Chrétiens ? N’est-ce pas une recherche du « tout sauf lui ! » ?

    Le Dieu que les Chrétiens rencontrent n’est pas celui de l’inquisition ou de la Saint Barthélémy. Pourquoi tenez-vous à le rendre responsable ? Précisez-moi à quel endroit dans les Evangiles, ces crimes sont justifiables ? Avez-vous peur de ce qu’il pourrait vous dire ? En accusant les Chrétiens de crimes qu’ils n’ont pas commis, n’est-ce pas pour vous justifier vous-même ?

    Si vous cherchez des réponses, il n’y a qu’en vous que vous pourrez les trouver.



  • Pascal L 26 juillet 2020 14:25

    @Emma Shell
    Je préfèrerai toujours la musique baroque sur des instruments baroques, même si ceux-ci sont contemporains... Les organistes et dans une moindre mesure les clavecinistes ont toujours accès à des instruments d’époque dans leur jus. Nous disposons d’instruments bien conservés du XVIème siècle (Lorris en Gatinais) au XXème siècle. Les facteurs d’orgue peuvent aussi nous construire des instruments dans le style de l’Allemagne du Nord ou du Sud, de l’Italie ou de l’Espagne, ce qui fait que l’on peut toujours trouver un instrument pour un répertoire donné. J’ai joué une fois sur ce monstre de Saint-Maximin en Provence après la restauration de 1991 où tous les tuyaux et les sommiers sont toujours dans l’état de 1766. Le diapason est toujours un ton plus bas et l’accord inégal est d’origine. Une chance que cette basilique n’ai jamais eu les moyens de reconstruire l’instrument et ce ne sont pourtant pas les projets qui ont manqué. Dans les années 60/70, ce sont les organistes qui se sont mis en travers pour que les experts parisiens ne montent pas à la tribune. Aujourd’hui, je pense qu’il ne viendrait plus à l’idée de personne de le modifier. Lorsque je l’ai joué, l’émotion a été si forte que je n’ai pas pu tenir le premier accord.



  • Pascal L 26 juillet 2020 14:06

    @Aita Pea Pea
    « Suis pas sur qu’ un Steinway contemporain soit construit différemment de ses ancêtres » Et pourtant, c’est l’évidence même. Bien sûr, la structure et la conception mécanique n’ont pas changé, mais l’harmonisation n’a plus grand chose à voir. Ce n’est d’ailleurs pas un problème lorsque l’on ne reconstruit pas un instrument ancien. Chaque instrument a sa cohérence. Aujourd’hui, les pianistes veulent des instruments parfaits qui sonnent « fort » et Steinway répond parfaitement bien à cette demande qui n’est pas spécifique aux pianistes. Perso, je préférerai toujours la rondeur d’un Steinway de 1920 et même si l’instrument a des irrégularités qui font également partie de son charme. Je regrette la disparition des pianos Bösendorfer dont la qualité du son est pour moi inégalée. J’ai le défaut de ne pas me souvenir de la musique que j’entends, mais j’ai toujours en mémoire la couleur d’instruments que j’ai entendu en concert il y a 20 ou 30 ans.



  • Pascal L 25 juillet 2020 23:16

    @Aita Pea Pea
    Vaste question que celle des violons anciens. Contrairement à l’orgue, tout n’a pas été décrit, mais je pense que les luthiers actuels ne sont pas très loin du but, sauf sans doute sur le vieillissement du bois qui demande des siècles. Il reste que pas un seul de ces violons anciens ne sonne comme à l’origine, aucun n’ayant le montage des cordes tel qu’il se pratiquait à l’époque. Les cordes étaient beaucoup moins tendues et les chevalets permettait les accords à trois corde avec une courbure moins prononcé et les cordes plus près de la table. Les manches étaient moins inclinés. Là encore, il a fallu adapter le montage du violon au changement de goût chez les violonistes. Il fallait pouvoir jouer Paganini et l’archer devait pouvoir rebondir sur les cordes.

    Au moins, pour la peinture ou la sculpture, personne ne pense à adapter les œuvres à notre époque. Imaginez un Georges de la Tour « corrigé » par Picasso... C’est pourtant ce que font les facteurs d’instruments de musique.



  • Pascal L 25 juillet 2020 22:52

    @Garibaldi2
    Instrument tout à fait fascinant que cet orgue du Gaumont Palace. C’est vraiment une grande idée de l’avoir conservé. Je l’ai entendu à Nogent ; malheureusement l’acoustique est un peu trop réverbérante par rapport à un cinéma. J’ai aussi visité l’atelier de Bernard Dargassies, le facteur d’orgue qui l’a restauré. Il possède son petit frère dans son garage. Cet instrument est vraiment conçu pour faciliter le travail de l’improvisateur. Les accessoires sont des développements de ce que nous pouvons encore trouver sur les orgues italiens de la 2ème moitié du XIXème siècle qui avait déjà grosses caisses, roulement de tambours, clochettes, cymbales... et qui étaient faits pour jouer de la musique qui ressemblait aux opéras de Verdi. 

    Le prix du démontage me paraît un peu élevé pour un instrument qui n’est pas si grand (100 jeux mais 15 séries seulement, cela correspond donc à 15 jeux d’un orgue d’église, plus les accessoires), mais il ne disposaient peut-être pas des compétences nécessaires. J’ai déjà démonté un orgue d’une douzaine de jeux en un week-end ; le facteur arrivait avec un orgue neuf le lundi et avait besoin de la place. Nous avons réquisitionné 5 ou 6 personnes et nous avons rangé l’instrument dans un garage, le temps qu’il soit vendu. J’ai également fait le démontage d’un Baby Gonzalez (à 2 personnes) en une journée et le remontage en 3/4 jours, y compris l’accord. L’instrument est nettement plus petit (2 rangs) que celui du Gaumont mais la transmission est approximativement du même type. Prise de tête garantie au remontage. J’ai enfin déménagé mon orgue perso (6 jeux, mécanique) ; 2 jours pour le démontage et 3 jours pour le remontage à deux, avec le facteur qui l’avait construit. Dans les deux premiers cas, cela n’a couté que la location d’un véhicule utilitaire.

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