@Yann Esteveny Nous ne pouvons jamais être certain que nous accepterons au final l’amour de Dieu, mais nous pouvons être certain que le choix viendra de nous. Dieu est amour et miséricorde. Il ne peut l’être à moitié. Il ne peut que pardonner la totalité de nos péchés et il n’a pas le choix s’il veut sauver quelques-uns d’entre nous. Il nous reste à nous à faire le choix de l’amour et c’est probablement la décision la plus difficile à prendre dans notre vie. Faire ce choix, c’est accepter que notre vie devienne transparente, c’est accepter de demander pardon à tous ceux à qui nous avons fait du mal, c’est accepter de pardonner à tous ceux qui nous ont fait du mal. « Vaste programme » comme a dit le grand Charles. Pourtant les Evangiles nous apprennent que le larron dit « bon », crucifié aux côté de Jésus, a pu faire ce choix et Jésus l’a assuré du salut. Il n’a strictement rien fait pour mériter ce salut et comme il le reconnaissait lui-même, il avait mérité cette peine de mort. La mort sur cette terre et la vie au-delà... Ce n’est donc pas ce que nous faisons qui nous sauve mais ce que nous sommes. Bien sûr, si nous choisissons l’amour aujourd’hui, nos actions seront dictées par cet amour et seront bonnes, mais si nous faisons le choix à la dernière heure (minute ou seconde) comme dans la parabole, le salaire restera le même. Pour nous aider à faire le bon choix, Jésus est prêt à nous rencontrer aujourd’hui sans attendre la mort et aussi nous envoyer l’Esprit-Saint (à notre demande bien évidement, l’amour interdit de forcer la main). La rencontre avec Jésus est toujours un choc, mais dans le bon sens. Il nous fait sentir l’étendue de son amour et je ne connais personne qui ait refusé de le suivre après une telle rencontre. Jésus attend toujours que nous soyons prêt à le rencontrer pour le faire et cela explique le taux de réussite. Jésus pourrait se contenter de nous faire une explication des conditions après la mort, mais il veut nous amener plus loin en nous purifiant dès maintenant sans attendre un éventuel purgatoire. C’est pas compliqué, il suffit de le laisser faire. nous n’avons rien à acquérir pour atteindre la sainteté, mais au contraire à nous débarrasser de tout ce qui nous encombre : orgueil, pouvoir, richesse inutile... pour lui laisser la place d’agir. Pour la richesse, j’ai testé ; l’Esprit-Saint nous donne ce dont nous avons besoin et rien de plus. Si Dieu nous aide ainsi, c’est qu’il sait que cette aide va réussir et il ne ménage pas ses efforts. Il sait déjà qui nous serons le jour du choix.
Il y a des personnes en France qui pratiquent le dialogue entre Musulmans et Chrétiens, mais en fait de dialogue, il s’agit plutôt d’un monologue musulman. Pourquoi avoir prévu par exemple des prières pour un mariage mixte entre un Musulman et une Chrétienne et ne pas avoir fait de prière pour un mariage entre un Chrétien et une Musulmane ? Pourquoi réciter la Fatiha dans des prières communes alors que cette Fatiha traite les Chrétiens d’égarés et refuse le contrôle du salut à Jésus ? Ayant fait la remarque à des Musulmans après une telle prière commune, j’ai nettement senti que mes interlocuteurs pensaient que l’islam était en train de gagner le Christianisme...
Il y a un dicastère au Vatican pour le dialogue, mais ceux-ci ont fait écrire dans l’exhortation Evangelii Gaudium du pape François, la phrase « Le véritable islam… s’oppose à toute violence ». Déjà que les différentes obédiences musulmanes ne peuvent s’entendre sur la nature d’un véritable islam, alors dans les couloir du Vatican... Ce dicastère est probablement à l’origine de la déclaration d’Abu Dhabi. Il n’y a rien à attendre d’eux, du moins tant que ce dicastère ne sera pas rattaché au dicastère pour l’évangélisation.
Le dialogue peut être sain tant que personne ne cherche à faire des prières ensemble. Il est clair que le Dieu des Chrétiens ne ressemble pas du tout au Dieu des Musulmans et il faut que les Musulmans l’acceptent avant de pouvoir échanger sur la religion. On peut très bien alors échanger calmement sur la nature des dogmes ou se lancer dans des projets humanitaires communs. S’ils commencent par nous dire comment nous devons être chrétien, on retourne dans le monologue.
Perso, je pratique le dialogue en vue de l’évangélisation. Pas question de faire du prosélytisme, donc si mon interlocuteur ne pose pas de question sur le christianisme parce qu’il pense tout savoir, je ne lui dis rien sur ce sujet. Mais cela ne m’empêche pas de poser quelques questions impertinentes sur l’islam que je soumet à sa sagacité. Comme souvent, il cherche aussi à me convertir à l’islam, il va y réfléchir et c’est ce que je souhaite. S’il doit se convertir, l’Esprit-Saint agira dans sa réflexion. Il y a entre 200 et 300 ex-Musulmans qui demandent le baptême catholique en France tous les ans, mais les Evangéliques en convertissent beaucoup plus, le prosélytisme ne les arrête pas.
@cathy Si, Jésus était Juif. Il était circoncis, il entrait dans les synagogues, lisait la Torah et en faisait le commentaire. Il appliquait les lois du Décalogue (les 10 commandements) et dans la mesure du possible les autres commandement du Deutéronome et du Lévitique. Le christianisme n’est né que le jour de la pentecôte, soit 50 jours après sa résurrection et le mot Chrétien n’est utilisé que plusieurs années plus tard, lorsque de de nombreux Grecs non Juifs se convertissent. Le Christianisme est né de l’enseignement de Jésus. Il a bien dit « Je suis le chemin, la vérité et la vie » (Jean 14,6) ce qui veut dire que si nous ne connaissons pas le chemin du salut, lui le connaît et peut nous y conduire. Il est même le seul à pouvoir nous y conduire. L’enseignement de Jésus est entièrement tourné vers le salut après la mort. Ceux qui ne s’intéressent pas au salut ou croient à un autre salut peuvent continuer à s’en désintéresser car rien ne leur a été enlevé. Pour ceux qui seraient éventuellement intéressé, il peut nous montrer maintenant la nature de ce salut sans que nous soyons obligé d’attendre la mort. Nous pouvons donc dès aujourd’hui avoir la certitude d’être sauvé par Jésus. Il n’est même pas nécessaire d’être parfait, ce qui n’est évidement pas possible, mais il nous faut accepter l’amour de Dieu et c’est là que beaucoup achopperont. Regardez toutes les hérésies issues du judaïsme et du christianisme. C’est toujours le refus de l’amour de Dieu qui est l’élément déterminant principal.
@binary Question classique que je pose souvent aux Musulmans, mais la vraie question qui suit immédiatement est « Qu’est ce que l’islam a enlevé au christianisme et au judaïsme ? » La réponse est : « l’amour de Dieu pour l’humanité ». C’est cet amour qui nous rend libre et sans cet amour il nous faut une loi pour savoir quoi faire et cette loi s’impose donc nous rend esclave. Le Coran est de fait devenu une norme juridique dont la charia constitue les décrets d’application. Le problème des lois, c’est qu’elles sont dépendantes de la société, de sa culture et de l’époque. Dieu n’est pas sensible au temps, donc la loi ne peut pas venir de Dieu mais des hommes. De plus l’empilement des lois dans le temps crée des injonctions contradictoires. On ne peut obéir à certaines lois sans en enfreindre d’autres. Cela crée un climat de peur de ne pas pouvoir bien faire... Les califes se frottent les mains.
La question subsidiaire est « Qui est à l’origine du mal ? Allah, Satan (Iblis) ou l’homme ? » Les trois réponses existent dans le Coran mais le thème de l’égarement (par Allah) y est dominant. Allah égare qui il veut et cela pose un problème. Comment Allah peut-il guider décider d’envoyer quelqu’un en enfer, juste par exemple, parce qu’il l’a voulu ou que cette personne n’est pas né dans l’islam ? C’est pervers et Allah ne peut être pervers...
Il y d’autres questions du même ordre, par exemple sur le thème de l’obéissance où l’on passe progressivement et subtilement dans une sourate de l’obéissance à Allah à une obéissance à Muḥammad puis à ses représentants sur terre (les califes). Ils ont beau traiter les Chrétiens d’associateurs, il ne peuvent échapper à ce même reproche.
Dialoguer, c’est aussi poser des questions qui dérangent. C’est à la manière dont les Musulmans traitent ces questions que l’on peut juger de la qualité d’un dialogue. Bien entendu, il peuvent réciproquement poser des questions du même ordre aux Chrétiens, aux Juifs, aux Bouddhistes, aux Francs-maçons... De mon côté, je me fais une joie de répondre à leurs questions sur le christianisme.
@AlLusion « un reliquat de religion initie le processus de rejet » non, pas un reliquat car la religion est partout. Toutes les idéologies peuvent être assimilées à des religions. Le marxisme, l’écologisme, la Franc-maçonnerie sont des religions. Des religions sans Dieu mais pas sans rites, sans règles, sans démons, sans promesse de salut. « Il faut le comparer avec ce qui se passe en Orient » Ce n’est pas nouveau, cela fait plusieurs siècles que l’occident rêve de l’Orient. Des intellectuels comme Saint-Yves d’Alveydre ou Rudolph Steiner ont fait le voyages en Orient. Ils ont ramenées des théories et surtout de quoi alimenter leurs envies d’ésotérisme. L’ésotérisme valorise la personne qui s’y adonne et c’est une des clés du succès. Le Christianisme ne permet pas de s’élever au-dessus des autres... Jésus a annoncé un salut offert par Dieu par amour et c’est la seule chose importante. L’amour nous rend libre, alors pourquoi aller chercher un esclavage ailleurs dans le pouvoir, l’argent ou le sexe ? Les animistes font des offrandes aux Esprits qui sont des créatures de Dieu. L’ésotérisme tend également à nous tourner vers les Esprits au travers de l’occultisme. Malheureusement, comme les hommes, les Esprits qui communiquent avec nous sont enflés d’orgueil et ne sont pas d’une grande aide pour le salut. « il y a 2000 ans que je doute qu’il disparaîtra facilement en Occident » Cela ne vous rajeunit pas. En fait le christianisme ne peut que subsister car la rencontre avec Jésus vivant est toujours possible aujourd’hui. Ceux qui ont fait l’expérience de la rencontre avec lui savent où se trouve la vérité et ne lâcheront pour rien au monde.