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Pascal L

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  • Pascal L 11 juillet 2020 12:15

    Aucune de vos citations de la Bible ne montre que Satan est Dieu...

    Par ailleurs, vous avez une vision complètement statique du judaïsme et du christianisme et rien n’est plus faux. Il est vrai que la Bible ne s’est pas écrit en un jour et nous montre une évolution de la pensée du judaïsme. La tentation du dualisme a été relativement forte au début, mais nous voyons une évolution de cette pensée au cours des siècles et n’existe plus au premier siècle de notre ère. Le monothéisme était en fait un hénothéisme au début, le Dieu d’Israël n’était puissant que sur sa terre et d’autres Dieux pouvaient contrôler les pays voisins. Progressivement, cette idée a disparu ; les Dieux étrangers sont devenus des démons, donc des créatures. De même, l’amour de Dieu, s’il apparaît très clairement dès les mythes les plus anciens, n’apparaît pas vraiment ainsi dans la pensée des Hébreux. Il s’agissait beaucoup plus au début d’un Dieu de justice que d’un Dieu d’amour. Mais si Dieu s’était complètement révélé en une fois, ce serait le signe à peu près certain d’une création humaine. Dieu se dévoile à l’humanité toute entière, mais nous ne comprenons ce qui est dévoilé à la lumière de notre propre culture et c’est toujours vrai aujourd’hui. L’analyse des mythes de l’Ancien Testament nous montre que ces mythes font partie de la culture des rédacteurs de la Bible et cette culture est imprégnée des influences extérieures, mais en cherchant ce que le mythe dit de Dieu, nous voyons des différences avec les mythes des autres cultures. Le mythe n’est que le doigt qui nous montre Dieu ; il nous faut chercher Dieu et non le doigt.

    « Croire avoir rencontré Jésus et l’avoir compris sont deux concepts différents » L’expérience de la rencontre avec Jésus est bien réelle pour tous ceux qui en fait l’expérience. Pour moi, les rencontres que j’ai fait ne font aucun doute et l’une d’elle a même été certifiée par une guérison que la nature ou la médecine n’auraient pas pu faire. Or, qui peut s’abstenir des lois de la nature, sinon celui qui les a créé ? Je ne suis pas un cas isolé, je connais personnellement beaucoup d’autres situations identiques. Bien sûr, mon témoignage ne peut avoir de valeur pour vous, mais nier ces événement n’est en aucun cas une preuve de leur inexistence. Cela ne peut juste que vous rassurer dans votre conception de Dieu. Vous pouvez utiliser la méthode des historiens pour construire une vraisemblance ou en faire vous même l’expérience...

    Quand à comprendre ces événements, cela passe forcément par notre culture. Etre inculte n’aide pas.

    « les réponses sont dans l’Article... » Je ne vois que des affirmations d’autorité qui ne sont pas appuyées par une démonstration. Nous ne savons rien de Zoroastre et son existence même peut être discutée. L’inexistence de l’Avesta ancien n’aide pas, car c’est vraisemblablement le seul texte qu’il aurait écrit, les Gāthās étant probablement beaucoup plus anciens et d’origine Hindoue.



  • Pascal L 11 juillet 2020 11:04

    Bonjour Fergus

    Nous sommes dans une société où tout doit être sous contrôle et la maladie nous montre l’échec de cette volonté. Dépendre des autres peut ainsi devenir insupportable, surtout si nous supposons que ceux qui pourraient nous venir en aide sont aussi égoïstes que nous. Mais la dépendance peut aussi être l’occasion de découvrir une autre façon d’envisager la relation avec les autres.

    Si ce monde a perdu son humanité, nous en sommes tous responsables. Il n’y a sans doute rien de pire que de perdre son autonomie et d’être en plus abandonné par sa famille et ses proches. Cela peut tout de même être l’occasion de découvrir que toute l’humanité ne se comporte pas de manière égoïste et l’occasion de construire autre chose de plus profond.

    Les Chrétiens savent que Dieu ne veut pas la souffrance et qu’il a la capacité de l’abolir, mais il ne le fait que très exceptionnellement. Il ne le fait pas car cette souffrance peut aussi être un chemin vers le salut qui passe par l’amour. La maladie peut être une école de l’amour inconditionnel et aussi de l’humilité, humilité nécessaire pour comprendre que nous avons besoin de l’amour inconditionnel des autres et par là, de l’amour de Dieu. Quand nous pensons que nous contrôlons notre vie, Dieu ne nous sert à rien et le salut qu’il nous propose risque de nous échapper ; si nous rejetons Dieu dans notre vie, nous risquons fort de le rejeter après la mort. C’est pour cela qu’un Chrétien ne peut vous proposer de prendre votre vie, même par compassion. Il sait que s’il prend votre vie, il risque fort de vous prendre aussi votre mort.



  • Pascal L 10 juillet 2020 23:30

    « Quiconque désire comprendre Jésus doit partir de l’univers spirituel de Zoroastre.  » Etonnant de la part d’un évêque Catholique, car toute personne qui le désire peut rencontrer Jésus et il me semble que c’est la meilleure méthode pour le connaître. Il est vrai que pour cette génération là, la rencontre avec Jésus ou l’Esprit-Saint n’était pas vraiment une priorité. On peut être érudit et passer à cet de l’essentiel. Il est certain que les Juifs qui revenaient de Babylone ont eu connaissance des mythes zoroastrien, mais autant que je sache, Zoroastre, c’est le 6ème siècle avant Jésus et la mise par écrit de la Torah s’est faite un siècle plus tôt, donc avant Zoroastre et la captivité à Babylone du royaume de Juda. Les Gāthās sont certainement plus anciens que le personnage de Zoroastre car nous pouvons les tracer sur le Rig-Veda, des hymnes indiennes écrites en sanskrit védique, ce qui expliquerait certaines caractéristiques archaïsantes. Les mythes ne sont que des support à la théologie et il reste des différences substantielles du point de vue théologique. Il est difficile dans ces conditions de savoir dans quel sens les mythes ont circulé.

    « Leur ’’Bible’’ n’est donc pas l’Avesta ! » L’Avesta connu aujourd’hui n’est qu’une reconstitution de l’Avesta ancien dont il ne reste que les Gathas. Nous ne connaissons pas le contenu de l’Avesta ancien. Ces Gathas ne représentent que 25% environ de l’Avesta ancien. Il est tout de même regrettable que le 75% du texte ancien n’ai pu être conservé, ce qui paraît étonnant pour un texte sacré... à moins que cela ait été volontaire.

    « L’ humanité dispose d’une vraie liberté de choix : faire le bien ou bien le mal » Nous touchons du doigt le point fondamental de divergence entre le zoroastrisme et le Christianisme. L’opposition entre bien et mal n’existe pas dans le Christianisme, car la valeur fondamentale est l’amour. Nous agissons par amour et le bien n’est que la marque de cet amour. Comme le froid n’existe que comme la marque de l’absence de chaleur, le mal n’est que la marque de l’absence d’amour. Cela rend le problème de l’origine du mal limpide pour un Chrétien alors que cela pose un problème au zoroastrisme qui a tendance à évoluer vers un dualisme ou ces deux valeurs s’opposent. Pour un Chrétien, Dieu est uniquement amour et c’est son seul attribut. Dieu n’est pas à l’origine du mal qui trouve sa source dans l’absence de Dieu. Dieu, par amour pour l’humanité, ne peut s’imposer et nous rend libre de le choisir ou de le refuser. Nos actions sont bonnes ou mauvaises selon le choix que nous faisons. Ce qui vaut pour l’homme vaut aussi pour les anges qui sont des créatures et Satan est celui qui a refusé l’amour de Dieu.

    Il n’y a donc pas de morale dans le christianisme, car toute morale est une contrainte qui s’oppose par sa nature à l’amour de Dieu. Ce n’est donc pas nos actes qui nous donnent le salut, mais notre acceptation de l’amour de Dieu. Bien entendu, aimer Dieu implique aimer les hommes et notre comportement se déduit de cet amour, mais toujours avec la plus grande liberté. Si nous étions sauvé par nos actes, cela voudrait dire que nous pourrions acheter le salut sans nécessairement aimer, or c’est notre amour qui est la clé du salut. Comme je disais précédemment qu’il est possible de rencontrer Jésus pour tout homme qui le cherche, cette rencontre se manifeste justement par cet amour que recevons sans limites et qui nous remplis de joie. Pour ceux qui peuvent douter de l’amour de Dieu, la démonstration est imparable s’ils cherchent à savoir et tant pis pour les autres ; ils sont libres de ne pas vouloir savoir.

    Enfin, un petit plus pas tout à fait négligeable : Bien que le zoroastrisme ait prôné la liberté religieuse, ce n’est pas ainsi que les zoroastriens se sont comportés vis-à-vis des Chrétiens à l’époque des Arsacides (Parthes) puis des Sassanides, dont la religion était précisément le zoroastrisme/mazdéisme. Si les Parthes se comportèrent peu ou prou comme les Romains, en suppliciant les chrétiens qui refusaient de se prosterner devant leurs idoles, les Sassanides furent bien plus intolérants encore. Ce fait est aussi intéressant, car on peut y voir le lien entre le pouvoir temporel et le pouvoir spirituel dans la Perse. La religion n’est considérée par le pouvoir que comme un moyen de garder le calme dans la population pour faire durer le régime. Une religion qui accepte ce lien se pervertit à moins que la religion ne soit en fait qu’une création du pouvoir temporel.



  • Pascal L 10 juillet 2020 19:12

    @Fergus

    La dignité disparaît non pas avec la maladie mais avec l’abandon. Nous l’avons vu avec le confinement dans les ehpad. Des personnes se sont laissé mourrir parce qu’ils ne voyaient plus personne. La violence morale vient souvent des proches qui refusent ou n’ont pas les moyens d’accompagner leurs proches. L’euthanasie devient une solution facile. Il est de la responsabilité de tous d’accompagner les personnes malades pour qu’elles vivent dans la dignité. Aujourd’hui, il est techniquement possible de réduire la souffrance physique, mais pas la souffrance morale qui doit rester prise en charge par la famille. Le problème, ce n’est pas le malade, mais moi et vous.



  • Pascal L 10 juillet 2020 17:29

    C’est tout à fait ça... Je l’ai observé « de l’intérieur » dans des grands groupes industriels jusqu’à ce que je n’accepte plus de faire comme directeur de projet ce qui m’était demandé. Le principe de Peter veut que chaque personne progresse dans la hiérarchie jusqu’à atteindre son niveau d’incompétence, mais c’est faux. L’incompétence est une caractéristique recherchée pour protéger le niveau immédiatement supérieur. J’avais observé que lorsqu’on ne sait pas ce qu’il faut faire, on s’occupe de « comment » le faire. Les procédures deviennent l’alpha et l’oméga et surtout, ces procédures deviennent immuables. Je pense qu’il faut de la méthode pour travailler, mais la procédure doit évoluer dès qu’elle n’est plus adaptée ou n’apporte plus rien. Encore faut-il avoir une idée de la finalité de la procédure. Le fin du fin est de faire participer les salariés à la rédaction des procédures pour obtenir leur consentement à un enfermement dans la procédure.

    J’ai malheureusement développé ensuite une technologie qui devait apporter de la transparence sur les processus complexes et évolutifs, mais l’intelligence des directions générales a joué contre moi. Ils ont tout de suite compris que cela remettaient en cause leur pouvoir de contrôle de l’information. A ce niveau là, nous avons affaire à des X qui sont effectivement intelligents, mais la cupidité reste encore le moteur principal.

    Les seules entreprises où je n’ai pas observé ce comportement, c’est lorsque le créateur est toujours aux commandes. Disons tout de suite que si leur entreprise grossit, ils sont vite remplacés par un président nommé par les actionnaires...

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