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  • Pascal L 24 juin 2020 11:19

    « je m’abstiens de toute malhonnêteté morale et intellectuelle... »

    Plus facile à dire qu’à faire... Réfléchir à la totalité des problèmes qui se posent à notre société n’est pas à notre portée. Aussi, nous reprenons souvent la parole de personnes en qui nous avons confiance. C’est ainsi que fonctionnent toutes les idéologies ; nous sommes persuadés que la parole qui émane du groupe est une parole de vérité et nous ne prenons pas la peine de vérifier. Le simple fait qu’il y ait plusieurs idéologies qui circulent est la démonstration de l’erreur de ce raisonnement.

    Nous pouvons très bien diffuser un message malhonnête en toute sincérité. Le problème n’est alors pas de se tromper, car il est impossible d’être toujours dans la vérité, mais de persister dans l’erreur. Nous avons tendance à nous construire des barrières pour éviter de remettre en cause ce qui nous semble déjà acquis. La première de ces barrières est d’affirmer que l’autre se trompe plus que nous pour rendre notre erreur plus légère, mais cela nous conduit à vouloir détruire l’autre ensuite. Détruire le mal ne conduit qu’à plus de mal encore.

    C’est ainsi que l’humanité fonctionne. Il faut en être conscient si nous voulons progresser.

    Mais je peux me tromper...



  • Pascal L 23 juin 2020 18:53

    @Hervé Hum
    Les Jésuites défendaient les Amérindiens qui se mettaient sous leur protection et rien que cela était insupportable pour le pouvoir en place. Au lieu de raconter des bêtises, allez donc voir la page Wikipedia sur le sujet. Les guaranis étaient libres dans ces réductions et ils cherchaient à se protéger des chasseurs d’esclaves brésiliens. 
    « comme le disait un conquistador » En quoi, cette parole est chrétienne ? Vous voulez prouver que le Christianisme est le mal et vous vous empêtrez dans des assimilations oiseuses. 
    « venait du pape lui même » citez vos sources. 

    « Après, choisir entre l’idéologie religieuse ou sociale, vaste question » Une idéologie répond à une définition précise qui implique la privation de liberté, une prééminence du groupe, un ennemi désigné à détruire pour justifier sa propre violence... Maintenant prouvez-moi que le Christianisme est une idéologie, non pas par une de ces nombreuses tentatives de récupération politique mais dans les dogmes et les croyances chrétiennes. Cherchez dans les quatre Evangiles ou dans le catéchisme de l’Eglise Catholique ce qui justifie une politique de prédation ou qui permettrait de classer cette Eglise dans les idéologies. Mais vous préférez sans doute accuser l’Eglise Catholique de violence, car cela vous autoriserait à considérer votre propre violence comme marginale. Cela s’appelle du déni et c’est assez courant en cas d’imprégnation idéologique. Il peut y avoir d’autres raisons : par exemple le sentiment d’abandon lorsque les parents placent leurs enfants en pension dans une institution religieuse... On préfère accuser l’institution plutôt que les parents. Cherchez donc les sources réelles de votre violence chez vous plutôt que chez les autres.

    « si on en croit les évangiles, l’église dites catholique est surtout le repère de la bête immonde ». Là, vous êtes très fort pour avoir trouvé ça dans les Evangiles. Citez-moi donc ces versets, je suis curieux d’apprendre... La bête immonde n’est-elle pas plutôt en vous ? Nous pouvons vous proposer des prières de délivrance. C’est assez efficace, mais Jésus ne chassera les démons que si vous vous tournez vers lui. Vous êtes libre et il ne transgressera jamais cette liberté...

    « un pacte d’alliance ou d’allégeance » Citez vos sources, j’aimerai apprendre...



  • Pascal L 23 juin 2020 12:03

    @racbel
    Vous jouez avec les faits historiques. Pour paraphraser Staline, « Les Jésuites, combien de divisions ? » Avec quels fusils ont-ils pu tuer des millions d’individus ?
    Si ils ont été chassés de bien des pays d’Amérique Latine, c’est qu’ils ont défendu les amérindiens et ça, ce sont les faits historiques. Il ne faut pas oublier que ce sont des militaires qui manient les armes et les militaires ne sont pas au service de l’Eglise, mais du pouvoir temporel.
    Le problème principal du pouvoir temporel, c’est bien de durer et beaucoup veulent disposer d’un pouvoir spirituel pour cela. La plupart des religions se sont adaptées à cette volonté, sauf le Christianisme qui a revendiqué son indépendance. Je ne dirais tout de même pas toujours, car bien des religieux ont cédé à l’attrait de la lumière. C’est ainsi que le concordat a été imposé à l’Eglise de France sans qu’il n’y ait beaucoup de protestations. Cela n’a pas empêché l’Etat de mener en parallèle une politique de confiscation systématique des biens de l’Eglise destinés aux pauvres... C’était sans doute pour les pauvres de l’Etat, mais il faut bien constater qu’il ne reste rien de cette richesse pour les pauvres d’aujourd’hui. La cupidité des gouvernants est passé par là...

    « le futur Pacte éducatif » Ce parte ne concerne que les établissements catholiques. On ne peut pas leur reprocher d’être « catholique » puisque ce mot figure dans le titre. Personne ne vous oblige à y envoyer vos enfants. A cause de l’amour de Dieu et par lui, les Chrétiens sont libres. Peut-être préférez-vous rendre vos enfants esclave d’une idéologie...



  • Pascal L 23 juin 2020 11:34

    @oscar fortin
    Vous changez de sujet...
    Contrairement à Cuba, le Vénézuela dispose de pétrole, ce qui, avant la crise pétrolière actuelle, était suffisant pour assurer l’indépendance économique du Vénézuela. L’exemple de la Norvège nous montre qu’il est possible d’assurer l’aisance de la population sans trop de difficultés avec du pétrole. L’échec du Vénézuela est à imputer en premier au gouvernement vénézuélien. Comme je l’ai déjà dit, accuser les autres de turpitudes permet de se dédouaner de ses propres turpitudes.
    Par ailleurs, vous me citez un document concernant Cuba et rien ne montre que la méthode est la même pour le Vénézuela actuel. La situation a bien changé depuis Eisenhower. Les Démocrates américains ont viré bien plus à gauche que notre parti socialiste et les Républicains sont bien plus à droite que nos républicains à nous. 
    Mais vous avez raison sur un point : Nous sommes dans une guerre économique. Malheureusement, la cupidité est présente partout. Ce n’est même pas une guerre des riches contre les pauvres car il y a beaucoup de pauvres prêt à exploiter de plus pauvres qu’eux. J’ai observé cette situation dans ma période brésilienne dans les années 90. Il s’agit plutôt d’une guerre de ceux qui ont une capacité de nuisance contre ceux qui n’en disposent pas ou qui préfèrent ne pas l’utiliser. Bien entendu, la capacité de nuisance est partout, même dans les structures de l’Etat vénézuélien.
    L’enseignement de Jésus nous conduit à ne jamais utiliser de capacité de nuisance et de soutenir ceux qui n’en disposent pas, non pour qu’ils acquièrent une capacité de nuisance, mais pour qu’ils n’en aient pas besoin. 
    L’expérience m’a montré que lorsque l’on s’en remet à Dieu, la misère disparaît car l’Esprit-Saint pourvoie, non à la richesse, mais à ne manquer de rien. Tout ce qui est au-delà n’est pas forcément le fruit de la cupidité, mais l’Esprit-Saint n’y est pour rien. La première des charité est donc d’apporter Jésus, le reste vient en supplément.
    Jésus pourrait être la solution pour le Vénézuela, la situation actuelle nous montre qu’il n’est absolument pas présent. Le Christianisme n’est pas fondé sur des rites et sur un texte sacré. C’est la rencontre avec Jésus vivant qui en est le fondement mais qui vraiment cherche à le rencontrer ? N’avons-nous pas peur des conséquences que cela entraîne sur notre vie ? 



  • Pascal L 22 juin 2020 15:11

    @oscar fortin
    « il s’agit d’un socialisme qualifiée de socialisme du XXIè s » Je ne vois pas en quoi le fait de l’avoir repeint à neuf change quelque chose au socialisme. Cela reste une idéologie politique. Le simple fait que ce socialisme désigne un ennemi par le terme indéfini « anticapitaliste » en fait une idéologie. Les résultats que l’on peut observer nous montrent également une incapacité à poursuivre ses objectifs : la redistribution de la richesse et la justice sociale. D’ailleurs, redistribution de la richesse, lorsqu’il ne s’agit que de la redistribution de la pauvreté n’est pas le terme qui convient. Bien entendu, et c’est commun à toutes les idéologies, si ça ne marche pas, ce n’est pas de la faute du socialisme du XXIème siècle, mais de ses ennemis qu’il faut encore abattre. C’est ainsi que fonctionne le déni dans toutes les idéologies. Et c’est ce que le Christianisme refuse parce que ce socialisme là ajoute du mal au mal. Ce n’est pas en classant les individus par catégories que l’on va résoudre les problèmes. En faisant ainsi, vous refusez l’humanité aux personnes que vous avez enfermé dans vos boîtes et vous facilitez leur destruction en leur refusant l’humanité. Il est beaucoup plus facile d’abattre un capitaliste que d’abattre un homme. Ces boîtes ne sont sont que des caricatures de la complexité de notre monde. Mais si vous parliez de cette complexité dans votre programme, vous ne trouveriez plus grand monde pour vous suivre. 

    Bien entendu, tous ceux qui s’opposent à ce projet diabolique sont assimilés au ennemis de ce socialisme. On les mets dans les mêmes boîtes pour mieux les détruire.

    La raison du lynchage médiatique réside dans le sentiment qu’en déversant sa haine, on fait œuvre de salubrité publique en étant un bon démocrate et un honnête citoyen. Le diable est rusé. Cette haine s’oppose frontalement à l’amour de Dieu et la doctrine sociale de l’Eglise s’oppose à la haine. Ce que vous espérez (encore que) obtenir par la haine, les Chrétiens le font par l’amour. 

    Le lynchage médiatique relève fondamentalement du mécanisme le plus archaïque, le plus régressif, le plus violent, le plus barbare qui soit, à savoir celui du bouc émissaire. Comme l’a bien montré René Girard, quand elles sont primaires, les sociétés ont tendance à faire leur unité dans la violence, cette violence consistant à tuer une victime innocente en commun en déchargeant sur elle toute la violence que l’on peut avoir.
    En associant ses ennemis au mal on utilise un ressort puissant. Nous sommes gênés quand nous détestons quelqu’un de bien. Quand tout le monde est mauvais, nous n’avons plus de honte à être mauvais à notre tour. Si vous refusez l’amour de Dieu aujourd’hui, vous le refuserez encore lorsque vous serez face à lui car vous avez trop de haine à lui cacher. Pas de chance, « rien n’est voilé qui ne sera dévoilé, rien n’est caché qui ne sera connu » (Matthieu 10, 26)

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