@Gollum « Delumeau » a enquête sur la période XIII->XVIIème siècle. Que pouvons-nous en conclure pour note époque ? Oui, l’enseignement de la peur a toujours été la marotte des pouvoirs temporels qui ont parfois réussi à le mettre dans l’enseignement religieux. La peur est le principal moyen de stabiliser un pouvoir et contrôler le peuple. Cela me rappelle notre temps présent... Il est évident que la peur est exactement le contraire de l’enseignement de Jésus.
« Et jusqu’ici c’est pas en faveur des chrétiens » Vu votre niveau en science, je ne suis pas étonné de votre réaction. C’est le syndrome Outreau, on ne prend que ce qui va dans le sens prédéfini.
« constat d’une persécution des chrétiens envers les païens » Alors ça, c’est fort de café : « Il livra aux supplices les Chrétiens, race adonnée à une superstition nouvelle et coupable » Suetone Vie de Néron, XVI.3, 30 ans après la mort du Christ.
« quand le païen persécute c’est sous l’influence de Satan, quand l’Église persécute c’est par amour.. » Vous aimez bien pervertir le sens de ce que vous lisez. Saint Augustin est dans un discours qu’a toujours tenu l’Eglise : Le recours aux armes est légitime lorsqu’il n’y a aucune autre solution. Fallait-il être pacifique comme nos gouvernements après Munich en 1936 ? Si les armes avaient été employées à ce moment, le nombre de victimes de la guerre aurait été moindre. Dans le même ordre, faut-il se battre contre les terroristes ? voir https://dioceseauxarmees.fr/billets-du-vicaire-general-archives/635-moraliteviolence.html
« Je serai tout à fait prêt à lire les ouvrages de ces messieurs » Une des grandes avancées des historiens contemporains est d’avoir découvert que les Evangiles en araméens sont antérieurs aux Evangiles en Grec. La primauté des Evangiles en Grec, imposé par la plupart des historiens du 20ème siècle est une imposture qui nous vient du protestantisme au 19ème siècle. Les Evangiles en Grec ont été écrits dans 3 dialectes différents et nos historiens ont créé une langue grecque nouvelle s’adaptant à ces trois écritures. Le résultat est assez improbable et difficilement compréhensible. Même l’Evangile en latin de St Jérôme est de bien meilleure qualité. Tout cela parce que ces historiens occidentaux ont refusé de considérer avec respect les Eglises orientales de langue araméenne. Il est possible de démontrer que le texte araméen, parce qu’il possède toutes les marques de l’oralité sans corruption, est forcément antérieur à toutes les autres traductions. C’est le travail qui a été fait au 21ème siècle qui change considérablement l’approche historique que nous avions des Evangiles. Bien entendu, ces travaux démontrent que les Evangiles ont été écrits bien plus tôt que ce que l’on pouvait penser et je comprends que cela ne rentre pas dans le cadre de réception que vous vous imposez. Et il n’y a pas que vous qui refusez ce nouveau schéma de lecture. Lorsque j’ai fais cette remarque à un théologien, pourtant ancien de l’X, il m’a été répondu que ce n’était pas l’opinion de la majorité... Donc maintenant, la science, comme à l’époque de Galilée, se décrète par un vote majoritaire. Pauvre de nous ! C’est bien contre ces schémas que je m’élève, c’est d’abord une question d’honnêteté !
@Gollum Ne nous faites pas croire que vous avez le QI d’une huitre... Ce n’est pas parce que l’amour de Dieu transparaît dans le récit de la Genèse que les Juifs de l’âge du bronze l’on compris. La lecture que nous faisons aujourd’hui n’est plus celle qu’ils pouvaient faire.
« la science nous dit que la Bible est un tissu de conneries mythologiques » Vous aviez zéro à l’école dans les matières scientifiques ? La science ne nous apporte aucune preuve sur l’existence ou la non existence de Dieu... Mais les témoignages sur les manifestations actuelles de Dieu peuvent parfaitement être analysées par la méthode historique. Cette méthode n’apporte pas de preuve mais des certitudes. C’est la méthode qui fait de la recherche historique une discipline scientifique : elle requiert un recueil le plus exhaustif possible des données se rapportant à la question traitée, après examen critique et impartial (signification, fiabilité, raison éventuelle de maquillages) avant de déterminer des convergences. Ce sont celles-ci qui imposent la certitude historique. Autrement, s’il ne s’agissait que de choisir quelques données arbitrairement en refusant de tenir compte d’autres données avérées, on ne parlerait pas de recherche historique mais de mauvais roman. Mais ça, je vous l’avait déjà dit...
@Pierre Régnier Il me semble pas que vous ayez apporté des éléments indiscutables qui contredisaient ce que j’ai écrit. Dans cette attente, je n’ai rien d’autre à ajouter.
« de la raison dans vos croyances » Qu’est-ce que mettre de la raison dans mes croyances ? accepter vos paroles d’autorité sans même les critiquer ?
@Mélusine ou la Robe de Saphir. « selon certains bruits de chiottes... » Les prophéties, comme les promesses électorales, n’engagent que ceux qui les croient.
@Gollum Je comprends que vous n’aimiez pas les historiens que je cite, mais ce n’est pas par des attaques ad hominem que vous attendrez la vérité. Ces historiens, s’ils n’ont publiés que peu de livres pour le grand public ont produit des études dans le domaine universitaire et fait des conférences. Ce n’est pas ma faute si les historiens athées ne s’intéressent à cette période que pour justifier leur athéisme. Le problème pour eux, c’est qu’ils ont beau chercher, ils ne trouvent pas de bonnes raisons d’être athées et leur quête est sans fin. L’idéologie ne fait pas bon ménage avec la vérité. Il est vrai que des textes partiaux ont été publiés des deux côtés, mais rien ne vous interdit de faire vous-même le travail de construction de la vraisemblance en lisant toujours plus d’études d’auteurs différents. La vérité finit toujours par triompher. Se limiter à un seul historien, qui en plus ne connaît pas les dernières avancées dans le domaine, est une faute méthodologique majeure.
Vous trouverez bien plus d’infos sur les deux sites que j’ai cité.