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  • Pascal L 24 novembre 2015 23:09

    « Conçue politiquement comme le moyen d’assurer la primauté du pouvoir politique sur le pouvoir religieux, la laïcité… » 


    La laïcité ne peut pas être compris comme une hiérarchie de pouvoir, mais comme une séparation des pouvoirs. A partir de là, toute main-mise de l’un sur l’autre s’apparente à un retour au concordat. Il est vrai que le concordat avait un grand avantage pour l’Etat, c’est qu’il permettait à celui-ci de contrôler les religions.
    La Laïcité fonctionne bien avec les Chrétiens car le premier qui l’a enseigné, c’est le Christ lui-même. Pour les autres religions, c’est autre chose. Le Judaïsme de France a fait sa transformation sous le concordat en acceptant de placer les lois françaises au-dessus des lois juives qui pouvaient interférer avec les lois de la République.
    Penser que les musulmans peuvent se rallier sous une bannière unique est un non-sens. Le fossé qui sépare les Chiites des sunnites n’a jamais été aussi large. Penser que le wahhabisme peut se réformer est également un non sens, car il est lui-même un Islam réformé qui est né en réaction à l’Islam tolérant issu de Constantinople.

    « non prosélytisme »
    Cette expression mériterait d’être explicitée. Faut-il supprimer toutes les croix sur les clochers ?



  • Pascal L 24 novembre 2015 22:30

    Ici, seul l’homme est idiot. 

    La Bible n’est ni un livre de science, ni un livre d’histoire, mais raconte la relation entre Dieu et les hommes.
    Le livre de la Genèse raconte la découverte de Dieu par les hommes et reprend des mythes bien plus ancien que le Judaïsme. Cette découverte ne s’est pas faite en un jour et la Bible montre cette progression. Adam n’est pas le premier homme biologique mais représente symboliquement le premier homme qui a découvert l’existence de Dieu et qui, par là, a créé une forme différente d’humanité. Cela peut également être notre propre image dans notre démarche de découverte. Cette découverte de Dieu a fait comprendre à l’homme qu’il n’était pas tout puissant et que l’existence même de Dieu lui imposait des contraintes. Il a sans doute fallu pas mal de temps à l’homme pour comprendre qu’il ne pouvait pas tuer son frère (meurtre d’Abel) ou son fils (Abraham) et encore plus de temps pour qu’il comprenne qu’il ne pouvait pas non plus tuer son voisin. Le sermon de la montagne par le Christ va encore beaucoup plus loin en demandant d’aimer son ennemi comme soi-même. Ce sermon n’est toujours pas accepté par une bonne partie des Chrétiens et l’humanité toute entière a encore beaucoup de progrès à faire.

    Que vous croyez en Dieu ou pas, vous pouvez toujours vous poser la question de l’endroit ou vous vous situez entre la toute puissance absolue et l’amour de vos ennemis. Si vous considérez que vous ne pouvez pas tuer votre voisin pour une autre raison que la peur du gendarme, alors vous êtes déjà sous l’influence de Dieu, même si c’est passé par la culture ou la civilisation. 

    Mais qui donc peut donner des leçons aux autres ? Il ne suffit pas de dire que les monothéistes ou les Chrétiens sont mauvais. Ça, nous le savons déjà. Il faut faire mieux qu’eux, mais sans Dieu, ce chemin est semé d’embuches.


  • Pascal L 24 novembre 2015 00:31

    la mesure de l’élévation du niveau de la mer est terriblement complexe et ne se satisfait pas des approximations du GIEC. l’étude de Van Veen qui sert de base à beaucoup d’études climatiques ne précise pas les méthodes qui ont permis l’obtention des résultats ni les calculs d’incertitude : un peu léger.


    1) le nombre de capteurs est très faible relativement à l’étendue des océans. Des stations montrent une élévation régulière alors que d’autres stations ne montrent aucune tendance (Nouméa par exemple). 
    2) la pression atmosphérique influe de manière importante sur le niveau de la mer. Les durées des périodes de beau temps ou de tempêtes, les vents dominants ne sont pas les mêmes d’une année à l’autre,
    3) les mesures anciennes ne se faisaient pas en continu. Une mesure de jour ou de nuit ne donne pas les mêmes résultats à cause de l’attraction du soleil.
    4) les plaques continentales se déplacent également sur l’axe vertical.
     ...

    Pour la station de Brest qui possède 3 siècles de mesures, il existe une thèse obtenue en 2008 sur le sujet (Nicolas Pouvreau). l’élévation du niveau va de 0,86±0,03mm/an à 1,08±0,05mm/an selon la manière de prendre en compte les mesures et ce, de manière régulière. L’accélération de l’élévation reste à un niveau très faible qui ne va pas changer la tendance observée depuis 3 siècles : 0,0020mm/an2

    Les australiens mesurent le niveau des océans dans le pacifique depuis une vingtaine d’années et trouvent encore moins d’élévation qu’à Brest. Pour les îles qui connaissent une érosion rapide, il se trouve probablement une origine anthropique, mais il faut plutôt chercher du côté de l’exploitation des bancs de sable et des mangroves.


  • Pascal L 5 novembre 2015 18:04

    Marx était bien plus prêt de la théorie classique que ce que beaucoup prétendent car il écrivait que « la plus-value est elle-même dérivée d’une valeur d’usage « spécifique » de la force de travail qui lui appartient exclusivement. Chez moi, la valeur d’usage joue un rôle important complètement différent de celui qui prévalait dans l’économie politique auparavant. » (Karl Marx « Marginal notes on A. Wagner »). Il ajoute « Chaque marchandise se présente sous le double aspect de valeur d’usage et de valeur d’échange. » (Paul M. Sweezy, citant Marx). Marx traitait lui-même les marxistes d’obscurantistes.



  • Pascal L 29 octobre 2015 12:20

    Capital-risque est effectivement un mauvais terme. Il s’agit plutôt d’incertitude que de risque. Le risque se mesure alors que l’incertitude ne se mesure pas. L’incertitude, ce n’est pas vendeur.


    Je suis un peu surpris d’un rendement de 10% pour le capital-risque, ou alors nous ne parlons pas de la même chose. D’ailleurs sur le graphique, il est écrit capital-investissement et nous parlons de capital risque. Il n’y a peut-être rien à voir entre les deux. 
    J’ai beaucoup fréquenté comme créateur de start-up ces sociétés de Capital Risque et je peux dire que celles que j’ai rencontré avait un rendement pour les investisseurs proche de 0. Par contre, pour les gestionnaires de fonds, il n’y avait pas de problèmes. Ils prélèvent à l’avance une somme forfaitaire sur tous les placements, placent une somme déjà fortement amputée et ne remboursent rien lorsque l’investissement ne marche pas.
    Et pourtant côté risque, ils n’en prennent aucun. Les start-ups sont valorisées sur les actifs existants et non sur un potentiel et ils demandent des retours sur investissement en moins de 2 ans, mais c’est probablement pour ça qu’ils se plantent. Les investissements qui sont réellement créateur de richesse demandent de nombreuses années de développement et ne peuvent pas rentrer dans ces critères. Et donc la seule innovation qui peut rentrer dans les critères est de l’ordre du marketing, et non de la technologie. En plus, les spécialistes du marketing savent bien présenter les choses et c’est utile pour trouver les investisseurs qui feront vivre le fond.

    Si nous voulons avancer, il faudra commencer par séparer ce qui est l’ordre de la prédation de ce qui de l’ordre de la création...
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