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Derniers commentaires



  • Pascal L 21 octobre 2015 18:33

    @oscar fortin
    Merci pour le commentaire, mais il me semble qu’il fait faire la différence entre le le luxe des personnes et des monuments. Que quelques prélats aient oublié leur vœux de pauvreté, c’est certain, mais il ne faut pas jeter toute forme de richesse. Beaucoup de personnes pauvres ont donné de leur nécessaire pour que St Pierre de Rome soit la plus belle possible et je considère que c’est normal parce que St Pierre appartient à tous les Chrétiens. C’est évidement beaucoup moins vrai pour les appartements privés de quelques prélats qui ne m’empêcheront jamais de dormir. D’une certaine manière, ils jouent avec leur vie… Vous avez raison de dire que le dynamisme de l’Eglise est à sa périphérie et j’apprécie les efforts du Pape à nous le rappeler. Les vœux qu’il a adressé cette année à la Curie s’adressent en fait à tous ceux qui exercent des responsabilités dans l’Eglise mais celui qui nous dirige tous, ce n’est même pas le Pape, c’est le Christ, même si cela parait totalement invraisemblable à ceux qui ne le connaissent pas.

    Pour beaucoup de Chrétiens, affirmer que le Christ est ressuscité n’est pas une croyance, mais un constat.


  • Pascal L 21 octobre 2015 13:32

    @oscar fortin
    Il n’y a pas d’incompatibilité entre l’Eglise de la Foi et l’Eglise institutionnelle. Il suffit de se rendre par exemple aux prières pour les malades à St Nicolas des Champs à Paris (presque tous les jeudi à 18h30) pour comprendre que cette église de la foi se développe parfaitement bien dans l’Eglise institutionnelle. Pour être Chrétien, il ne suffit pas de suivre sa conscience (forcément bonne). Il s’agit de vivre en présence du Christ. Le premier contact se passe souvent en dehors de l’Eglise, mais la suite demande d’une part de mettre des mots sur ce qui est ressenti et d’autre part d’avoir un accès aux sacrements pour maintenir le lien. De plus, le Christ intervient souvent dans nos relations avec les autres et la communauté catholique est un bon endroit pour s’y sentir à l’aise, même si nous ne devons pas nous enfermer dans une relation exclusive.

    Mais l’Eglise est constituée d’humains avec des tentations et le pouvoir fait parti des tentations les plus fortes. J’ai eu un curé qui a fait son séminaire à Rome et lors de son ordination, il a demandé à son directeur de conscience ce qu’il devait faire. Celui-ci lui a répondu qu’il devait éviter Rome s’il voulait son propre salut. Mais il me semble que le risque de tentation est plus fort encore lorsqu’on est isolé. C’est à ce moment là que les hérésies se développent. 
    La plupart des Eglises protestantes autorisent que l’on fasse son marché dans les différents dogmes pour se constituer son propre ensemble de croyance. Même si beaucoup de protestants arrivent à vivre avec le Christ, cela crée aussi beaucoup d’excès. Je ne me reconnais absolument pas dans la foi d’un G. W. Bush par exemple.
    Il n’y a plus beaucoup de schismes ces dernières années. La séparation avec les Lefebristes était due, non à la messe en latin, mais parce qu’ils ne voulaient pas reconnaître un dogme pourtant très ancien, mais qui a été formalisé vers 1850 et mis en avant par Vatican II : le fait que la compréhension de la foi par l’Eglise Catholique évolue dans le temps, en suivant l’évolution de la pensée humaine et des sciences. L’Eglise Catholique a institué des messes en latin avec le rite extraordinaire dans tous les diocèses et les Lefébristes se retrouvent maintenant isolés. Ce schisme disparaîtra avec les personnes qui l’on créé. Le dialogue entre les Catholiques et les Protestants progresse, d’autant plus que les raisons du divorce ont disparues pour l’essentiel. Lorsque cela est possible, les sacrements de l’un peuvent être reconnus par l’autre et des paroisses anglicanes entières basculent vers le catholicisme.
    L’évolution des vocations religieuses est un bon indicateur de ce qui est aujourd’hui important pour le Christ. Les institutions qui ne recrutent pas sont vouées à disparaître. Le problème de ma paroisse aujourd’hui est d’agrandir l’église… Si c’est l’inverse que vous observez, c’est qu’il y a quelque chose à changer, mais ce n’est peut-être pas du côté de Rome qu’il faut regarder.


  • Pascal L 20 octobre 2015 22:16

    C’est quelque chose qui échappe à la plupart des observateurs, mais il n’y a pas de pouvoir personnel dans l’Eglise. Même avec des vêtement colorés, un plélat est au service de ceux qui lui sont confiés. Les décisions importantes doivent être prise après consultation de l’Esprit Saint et c’est la prière qui permet d’obtenir les bonnes décisions. Pour une personne extérieure qui ne croit pas à l’Esprit-Saint, il peut tout de même observer que les décisions se prennent avec un très large consensus. Si un vote donne une majorité simple, la décision n’est pas acquise et on se donne à nouveau le temps de réfléchir et de prier. Les décisions du concile Vatican II ont été préparées un siècle plus tôt par le Cardinal Newman, c’est dire le temps qu’il faut, mais ce n’est pas un problème. 50 ans après, Vatican II n’est toujours pas correctement interprété par une partie des Catholiques. Certains fidèles y ont vu un transfert des pouvoirs vers les laïcs sans comprendre qu’il n’y a pas de pouvoirs. 


     Pour tout ce qui touche à la foi, nous pouvons observer une évolution continue des dogmes qui traduisent une meilleure compréhension des problèmes grâce en particulier aux progrès de la science. On peut observer que les encycliques et les conciles montrent une évolution continue qui ne met pas en cause les acquis précédents. C’est ainsi que l’Eglise garde son unité.
    Les dogmes sont des points de repères importants pour ceux qui cherchent à mettre des mots sur ce qu’ils ressentent. On doit les comprendre comme l’état de l’art de la connaissance de Dieu. Tout catholique peut en proposer une évolution, mais il n’y a peu de chance qu’il voit cette évolution de son vivant.

    Qu’il y ait au Vatican des personnes plus attirées par le pouvoir que par le service, c’est un fait qui ne concerne pas la totalité de la Curie et cela ne regarde que leur propre salut. L’organisation est suffisamment robuste pour ne pas en dépendre. Cela fait presque 2000 ans que l’Eglise Catholique existe, il n’y a pas beaucoup d’organisations qui peuvent se vanter d’une telle longévité.
    Si l’Eglise est robuste, c’est plus le fait de Dieu que de celui des hommes et il faut lui faire confiance. Quest-ce que l’Eglise peut gagner d’une organisation moins robuste ?


  • Pascal L 19 octobre 2015 12:44

    Il existe une autre raison pour la disparition de l’argent liquide. Les billets sont émis par la BCE et les banques doivent payer (presque rien) pour les billets qu’elles empruntent à la BCE.

    Par contre l’argent scriptural (virtuel) ne circule que par les prêts accordés par les banques privées et malgré les apparences, il y a toujours quelqu’un qui en paye les intérêts à la banque. La banque cherche donc à maximiser les prêts. Aujourd’hui la somme des dettes publiques et privées dépasse largement le double de la monnaie en circulation. Ce qui veut donc dire que l’on paye deux fois les intérêts pour chaque Euro en circulation. Elle n’est pas belle, la vie de banquier ?

    Sur les moyens de paiement, il est vrai que le chèque coûte cher à la banque, mais le client peut toujours utiliser les virements qui sont en principe gratuits (du moins pour les particuliers).


  • Pascal L 17 octobre 2015 18:43

    En finance les objectifs sont toujours court terme. Pas question de créer de la richesse alors qu’en moins de temps on peu acquérir la richesse existante. Et tant pis pour ceux qui n’on rien. Avec eux l’économie de création a été remplacée par une économie de prédation.

    Les plus riches ont maintenant beaucoup trop d’argent pour en optimiser la circulation. On a beau mettre de l’argent en circulation, la vitesse de circulation n’arrête pas de ralentir.
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