@olivier cabanel Ah les extrapolations linéaires ! C’est mathématiquement plus joli, mais physiquement faux. Passer de quelques dizaines à 985000, ça doit pouvoir se voir facilement sur le terrain. Quand aux rejet des études financées par les lobbies, on ne peut guère conclure également. Les lobbies peuvent se payer les meilleurs chercheurs, la publication du résultat dépendra peut-être du sens du résultat mais nous ne pouvons pas conclure, donc nous ne pouvons pas exclure. Je ne connais pas la vérité, mais je ne choisis pas les études parce qu’elles vont dans le sens de mon intuition.
Quand aux milliers d’hectares inhabitables pendant au moins un siècle, c’est vrai pour Tchernobyl mais faux pour Fukushima, la pollution n’est pas de même nature et vous ne pouvez pas mettre au même niveau la perte d’une maison et la perte de la vie.
Quand je disais que j’étais près à habiter près d’une centrale nucléaire, je pensais aux centrales françaises, pas au centrales russes. J’ai aussi étudié l’ingénierie des centrales, mais je n’ai pas utilisé cette compétence.
Je n’ai rien relativisé du tout, je regarde les statistiques et je garde la tête froide. Quand vous affirmez que les accidents de circulation ne sont rien parce que l’on peut continuer à utiliser la route après, cela ne vaut pas pour les victimes. Un accident domestique peut aussi déclencher un incendie ce qui donnera un résultat équivalent à la centrale nucléaire, même si le retour dans les lieux peut être plus rapide. Combien d’incendies domestiques chaque année en France ? Un incendie toutes les 2 minutes soit 263000 incendies, 100 décès et 10000 blessés par an ; c’est Fukushima plusieurs fois par an. Il me semble que celui qui relativise le plus n’est pas moi.
@Fifi Brind_acier Si les eaux grecques regorgent d’hydrocarbures, c’est sans doute à cause du dégazage des pétroliers.
La Grèce a toujours été soutenu par les USA qui y voient un frontière du monde civilisé. Cela n’a probablement rien à voir avec la couleur politique des dirigeants. C’est ce qui me fait penser que nous naviguons en plein vaudeville. Malheureusement personne ne pense au peuple grec. Enfin, peut-être si la Grèce arrive à sortir de l’Euro, mais aucun dirigeant Européen n’est prêt à en assumer les conséquences. Les grecs vont sans doute continuer à subir des fausses solutions.
@Spartacus Pour comprendre comment la pensée de Keynes a été déformée par Hicks, je vous conseille de lire le livre de Steve Keen : « l’imposture économique ». Keynes est en partie fautif de cette déformation, car il a volontairement caché certaines explications de sa théorie.
Sur le rôle de l’Etat, j’admet vos réticences mais l’approche ultra-libérale a également de graves défauts.
Emettre ou créer de la monnaie ne coûte pas grand chose, il s’agit aujourd’hui principalement d’enregistrer toutes les transactions. Laisser la création monétaire aux banques est leur offrir de choisir eux-même les sujets de l’investissement. Or la création de richesse est un processus long et créant de l’incertitude (et non du risque, car le risque peut se calculer). La banque choisit toujours de favoriser des opérations de prédation qui sont beaucoup moins risquées et plus rentable. Pourquoi attendre des années alors qu’on peut gagner en quelques milli-secondes sur les marchés financiers. Un indicateur de ce phénomène est que les marchés financiers drainent plus de 98% de la monnaie en circulation, laissant le reste à l’économie réelle.
Si nous voulons combattre le chômage, cela passe forcément par le financement d’investissements longs est cela est un choix politique. Il est parfaitement admissible de ne pas confier ces choix aux états, mais cela doit être le choix du peuple et non celui des banques. On peut toujours trouver une organisation adéquate.
Tous vos économistes « libéraux » se basent sur une théorie économique dite néoclassique dont aucune de ses lois se vérifie dans la vie réelle et qui brille par l’absence d’analyse dynamique. La conséquence est l’utilisation du chômage de masse comme variable d’ajustement et ce n’est pas acceptable. L’économie socialiste est morte à cause d’un défaut de même nature (la pénurie comme variable d’ajustement). L’économie capitaliste prend l’eau de tout bord et ne tient que par l’intelligence des prédateurs.
Vous citez Hayek, mais l’école autrichienne d’économie n’est pas exempte de défauts. Elle est assez proche de l’économie néoclassique et s’en distingue par une obsession de l’équilibre. Au moins, il reconnaissent que l’économie n’est jamais en équilibre,mais toujours pas de vraie analyse dynamique des phénomènes.
@Jacob Guérin Notre système économique actuel est un système de prédation qui fonctionne depuis la nuit des temps. On est passé de l’esclavage à la colonisation puis au système actuel avec régulièrement des guerres pour corriger les déséquilibres.
Inventer un nouveau système n’est pas difficile. Ce qui est compliqué c’est de le faire admettre par une majorité et surtout à ceux qui profite de ce système.
Il est tout à fait possible de faire un passage en douceur en supprimant le monopole des monnaies actuelles. Les nouvelles monnaies peuvent alors trouver leur éco système et peuvent réduire les monnaies actuelles aux espaces où elles peuvent encore avoir de l’intérêt.
Quand au système actuel, il crée de tels déséquilibres qu’il finira par tomber comme un fruit mûr. Les dettes ne sont pas remboursables à l’infini. Tout au plus peut-on admirer l’intelligence de nos gouvernants pour trouver les meilleures solutions pour le prolonger. Les derniers accords sur la dette de la Grèce ou de la France sont des petites merveilles d’hypocrisie. Mais plus cela dure, plus dure sera la chute.
Le système économique socialiste a fini par disparaître (sauf en Corée du Nord) à cause de ses défauts. Il faut savoir que le système économique capitaliste n’est pas meilleur. Dans l’économie communiste, il y avait une pénurie dans le plein emploi. Nous avons un chômage de masse dans l’abondance. L’économiste János Kornai a écrit : « en examinant les problèmes d’une économie socialiste, on voit que le problème de la pénurie joue un rôle similaire au problème du chômage dans la description du capitalisme. » Il est temps de passer à autre chose et il ne faut pas avoir peur de notre avenir.
Dans la vie, il n’y a pas de problèmes, il y a des solutions. Rester ainsi bloqué devant les problèmes n’aide à trouver ces solutions. Il existe des milliers de risques dans la vie et les risques cités ici n’en sont qu’une toute petite partie. Quand on a l’impression de ne pas avoir besoin des autres pour maîtriser le risque, on se sent rassuré, mais traverser la rue est toujours plus dangeureux que d’habiter à côté d’une centrale nucléaire. Les accidents domestiques restent la première cause d’accidents en France.