@Jean Keim Lazare n’a pas dit ce qu’il a vu de l’autre côté... Personne ne sait réellement ce qui se passe, en dehors des témoignages de NDE et là encore nous ne pouvons dire à quel point ils reflètent la réalité. Dieu nous a déjà donné tout ce que nous avons besoin de savoir et il me semble un peu vain de chercher à en savoir plus. Jésus à dit « Moi, je suis le chemin, la Vérité et la Vie. Personne ne va vers le Père sans passer par moi » (Jean 14, 6). Il y a plusieurs maisons mais un seul chemin. Cela signifie que nous pouvons être sauvé par notre réponse à l’amour de Dieu et que des non-chrétiens seront sauvé également, à condition qu’ils acceptent l’amour que Jésus leur donne. A voir les réactions des hommes, réagir positivement à l’amour de Dieu n’est pas accessible à tout le monde, y compris pour des Chrétiens. Suivre Jésus aujourd’hui nous prépare à la plus grande décision que nous aurons à prendre car elle nous engage pour l’éternité. Les religions ne sont pas équivalentes car beaucoup ne nous préparent pas à cette décision en cachant l’amour de Dieu pour l’humanité. C’est le cas pour toutes les hérésies judéo-chrétiennes dont l’islam fait partie. C’est le cas également pour toutes les religions dérivées de l’animisme qui prient les esprits. C’est encore le cas pour les athées, les gnostiques ou les Francs-Maçons. Heureusement, dans toutes ces religions, il y a des personnes qui réagissent favorablement à l’amour et qui pourront être sauvées.
@Jean Keim Nous savons que Dieu est amour, comment douter que ce ne soit pas le cas ? La miséricorde de Dieu ne peut être qu’à la hauteur de cet amour, absolue. Nous savons par l’épisode du bon larron, crucifié en même temps que Jésus, que nous pouvons avoir mérité la mort des hommes et être sauvé dans la foulée. C’est l’acte de foi de cette personne qui l’a sauvé et jamais ses actions qui ont toujours été mauvaises. Nul doute que cette personne a du passer beaucoup de temps ensuite à demander pardon pour ce qu’il avait fait mais son salut n’est pas remis en cause. Nous savons que la seule question que Jésus peut poser est « M’aimes-tu ? » La réponse à cette question conditionne le salut car Jésus, par amour, ne peut nous imposer de vivre une éternité dans l’amour si nous le refusons. Rencontrer Jésus devrait être une exigence pour tout chrétien, car nous touchons alors du doigt cet amour qu’il nous donne gratuitement. Nous pouvons déjà savoir si nous allons l’accepter ou le refuser. Par ailleurs, Jésus, qui connaît le fond de notre cœur nous montre cet amour pour que nous en fassions le choix ; pour nous sauver car il ne veut perdre aucune de ses brebis. Jésus ne fait rien pour rien. Les guérisons ont aussi pour objectif de sauver la personne guérie. Il sait à l’avance si nous serons sauvé et sait les effets de ses interventions parmi nous. Il ne fait rien s’il sait que cela ne servira à rien. Les personnes qui font ce genre d’expériences savent qu’elles seront sauvées. Cela n’en fait pas automatiquement des saints, car nous devons encore pardonner et demander pardon et c’est mieux de le faire avant la mort. Lisez « Histoire d’une âme » de Ste Thérèse de Lisieux. C’est un bon témoignage sur la rencontre avec Jésus. Elisabeth Leseur (procès en béatification en cours) disait à propos de ses rencontres avec Jésus : « J’ai senti vivre en moi, présent et m’apportant un amour ineffable, le Christ béni, Dieu même : cette âme incomparable a parlé à la mienne, et toute la tendresse infinie du Sauveur a passé un instant en moi… Je me suis sentie renouvelée par Lui jusqu’aux profondeurs, prête à la vie nouvelle, aux devoirs, à l’œuvre voulue par sa Providence. Je me suis donnée sans réserve et je lui ai donné l’avenir. » (23 juillet 1903). Comment résister à l’amour de Dieu lorsqu’il se présente ?
Seul l’orgueil peut nous perdre, car par orgueil, nous pouvons préférer que nos péchés ne soient jamais dévoilés et cela peut nous faire préférer l’enfer. Saint Augustin disait « L’enfer, c’est l’amour de soi poussé jusqu’au mépris de Dieu et du prochain. Le Paradis, c’est l’amour de Dieu et du prochain poussé jusqu’au mépris de soi-même. » L’enfer est en quelque sorte le paradis de l’orgueilleux. Nous savons que Satan ne survivra pas à la parousie. Qu’en sera-t-il de ceux qui l’on suivi ? Beaucoup de ceux qui ont suivi Satan ne croyaient pas à une vie après la mort. Ils ne seront peut-être pas déçus.
@Francis, agnotologue L’Eglise Catholique peut se faire la représentante d’un courant de pensée qui en vaut bien d’autres. Il y a beaucoup plus de citoyens catholiques pratiquants que d’encartés dans les partis politiques alors pourquoi devrions-nous écarter sa parole d’office ? Il me semble qu’il s’agit du premier groupe mobilisable en importance en France. Nous l’avons vu lors des manifestations sur le mariage. La consultation de l’Eglise devrait être une règle de bonne conduite. Cela ne veut pas dire que l’Etat, en charge de la cohésion du pays approuve toutes ses demandes. Après tout Jésus à bien séparé le domaine du spirituel et celui du temporel et chacun doit assumer ses responsabilités. Mais lorsque l’Etat préfère favoriser les demandes de groupuscules ou de lobbys, nous pouvons nous poser la question de sa légitimité. Il ne faut pas se leurrer, si l’Etat n’écoute plus la parole de l’Eglise Catholique aujourd’hui, il n’écoute pas plus la parole de tous les autres groupes de citoyens. Une forme d’autisme, sans doute.
Toutes ces discussions sur l’euthanasie cachent notre propre peur de la mort. Cette mort nous parait insupportable alors qu’elle la conséquence même de la vie. Un chrétien n’a pas peur de la mort car il sait ce qui l’attend. C’est même cette absence de peur qui fait enrager ses adversaires. La souffrance avant la mort n’est pas voulue par Dieu mais il ne l’abrège pas car c’est souvent par la souffrance que les personnes laissent tomber leur orgueil pour se tourner vers Dieu. En tout cas, Dieu sait exactement ce qui va se passer dans la tête du mourant et est à même de choisir le moment optimal pour le salut. Ne nous faisons pas Dieu en choisissant le moment à sa place. L’orgueil ne peut conduire que vers Satan qui en assure l’entretien, justement pour que nous ne nous tournions pas vers Dieu. Abréger la vie fait peser un risque sur le salut de la personne euthanasiée mais fait courir un risque encore plus grand à la personne qui commet cet acte car il est souvent difficile de recueillir le consentement d’une personne au bord de la mort. Une autorisation préalable est de peu de valeur, car il est tout à fait possible de changer d’avis lorsque l’échéance se présente.