@Gollum Jérémie ? S’il est mort depuis longtemps et qu’il n’est pas censé revenir, je ne vois pas ce qui peut être problématique. Ça arrive à tout le monde.
@Gollum Les théories scientifiques restent des théories tant qu’elles ne sont pas démontrées. Une théorie comme celle des Multivers ou de la multiplicité des Big Bang et des Big Crunch, personne ne les observera jamais. C’est donc de la pure spéculation qui ne fait pas avancer la science.
@Jean Keim Bern non, dans les Evangiles, il n’est jamais question de nouvelle naissance qui interviendrait après la mort. La réincarnation était une mauvaise interprétation par les contemporains de Jésus de prophéties, mais Jésus corrige cette interprétation mais laisse le symbole pour que ce soit compris. La naissance à Dieu intervient au même moment que la naissance à la vie terrestre. La preuve en est que nous sommes sensibles aux manifestations de Dieu, ce qui n’est pas accessible à notre monde terrestre. Vous dites que le Bouddhisme était connu dans le monde romain au premier siècle. Pouvez-vous m’indiquer les sources sur lesquelles vous vous appuyez ? C’est sans doute à cause de la tolérance du monde romain que les Chrétiens ont été martyrisés par ces mêmes romains. Les Chrétiens n’acceptaient sans doute pas le culte de l’empereur, mais pourquoi les Bouddhiste l’auraient accepté ? Sur le Bouddhisme, pourquoi la réincarnation, si ce n’est pour nous débarrasser de notre enveloppe matérielle et atteindre un état particulier qui est l’illumination. Mais à quoi correspond cet état ? Cette idée de se débarrasser, en particulier des sentiments est contraire au Christianisme qui se base sur l’amour. L’univers décrit par le bouddhisme est un univers cyclique sans début ni fin. Les évolutions de la science ont fait ajouter une répétition sans fin de Big Bang et de Big Crunch, mais cela reste à prouver. La science de l’excuse est toujours utilisée lorsque une incohérence est trouvée dans un dogme. Voir l’islam pour cela. Je préférerai plutôt une recherche de l’erreur qui a causé l’incohérence mais je sens la crainte d’une déstabilisation. Le gnosticisme consiste à penser que nous n’avons pas besoin de Dieu car nous sommes une petite partie de Dieu. Dans les hérésies chrétiennes, les gnostiques pensaient que Jésus n’était qu’un homme et qu’ils pouvaient atteindre le même niveau d’accomplissement que Jésus par leurs actes. J’ai bien dit que l’Hébreu était la langue de la liturgie, mais pas forcément des sermons qui n’auraient pas été compris par tous. Il n’était jamais utilisé dans la vie courante. Les sermons de Jésus, ne s’adressant pas à la caste sacerdotale, étaient forcément en Araméen, Jésus parlait avec ses disciples en Araméen et les derniers mots qu’il a prononcé étaient en Araméen. L’Araméen était de plus une langue largement diffusé dans la région. On pouvait parfaitement l’utiliser chez les non Juifs de l’autre côté du Jourdain ou chez les Samaritains. L’Araméen s’écrivait alors avers des caractères Hébreu et certaines racines (rasm) de mots étaient identiques, ce qui peut expliquer la confusion. Les messes en Latin, soit, mais avec les lectures en Français car personne n’aurait compris.
@Gollum Lisez ma réponse à Jean Keim, elle traite de ce sujet. Le problème du sophiste, c’est qu’il voit le dialogue comme un combat où tous les coups sont permis, donc y compris et surtout par le mensonge. J’ai déjà répondu à vos questions depuis longtemps, mais vous n’avez pas écouté. On fini par se lasser et de toutes façon, le seul vainqueur doit rester la Vérité.
@Jean Keim Il me semble que vous faites allusion à ce texte : Il y avait un homme, un pharisien nommé Nicodème ; c’était un notable parmi les Juifs. Il vint trouver Jésus pendant la nuit. Il lui dit : « Rabbi, nous le savons, c’est de la part de Dieu que tu es venu comme un maître qui enseigne, car personne ne peut accomplir les signes que toi, tu accomplis, si Dieu n’est pas avec lui. » Jésus lui répondit : « Amen, amen, je te le dis : à moins de naître d’en haut, on ne peut voir le royaume de Dieu. » Nicodème lui répliqua : « Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il entrer une deuxième fois dans le sein de sa mère et renaître ? » Jésus répondit : « Amen, amen, je te le dis : personne, à moins de naître de l’eau et de l’Esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair ; ce qui est né de l’Esprit est esprit. Ne sois pas étonné si je t’ai dit : il vous faut naître d’en haut. Le vent souffle où il veut : tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi pour qui est né du souffle de l’Esprit. » Nicodème reprit : « Comment cela peut-il se faire ? » (Jean 3, 1-9) Ce n’est pas de réincarnation dont il est question, ni même d’une renaissance dans l’Esprit mais d’une naissance. Je comprends ce texte comme le fait qu’il existe une part spirituelle en nous qui nous accompagne depuis la naissance matérielle. Il s’agit d’une double naissance et pas de deux naissances successives.
Pour la réincarnation de d’Elie en Jean, Jean est catégorique : Voici le témoignage de Jean, quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander : « Qui es-tu ? » Il ne refusa pas de répondre, il déclara ouvertement : « Je ne suis pas le Christ. » Ils lui demandèrent : « Alors qu’en est-il ? Es-tu le prophète Élie ? » Il répondit : « Je ne le suis pas. – Es-tu le Prophète annoncé ? » Il répondit : « Non. » (Jean 1, 19-21). L’Evangile de Matthieu est plus ambigu, mais on peut également le lire comme une image car le retour d’Elie était très attendu par le peuple : « Et, si vous voulez bien comprendre, c’est lui, le prophète Élie qui doit venir. » (Matthieu 11, 14) Mais Mgr Alichoran, à partir de l’évangile en Araméen précise : « il s’agit de la formule concernant Elie, encore répétée traditionnellement aujourd’hui en milieu juif : « le prophète Elie doit revenir aux temps messianiques » ». Il s’agit donc d’une expression, pas une description précise.
Je n’ai pas fait d’études de philo, mais j’aime bien Tresmontant. Toutefois, la science a bien avancée depuis cette époque et je fais un peu plus confiance à des études du XXIème siècle. A son époque Tresmontant ignorait tout sur les textes en araméen qui ont été retrouvés depuis. Il était également de bon ton de penser que Jésus parlait l’Hébreu alors qu’il s’agissait déjà d’une langue morte utilisée exclusivement dans la liturgie.
« des disciple du Bouddhisme... » C’est loin d’être évident dans le monde romain car le Bouddhisme n’avait pas l’importance qu’il a aujourd’hui. Quelques historiens estiment même que la datation est loin d’être assurée et que le Bouddhisme est peut-être plus récent que le Christianisme. Le cycle des réincarnations pose un problème face à la science d’aujourd’hui. Il faudrait en principe une terre qui a toujours existé et qui existera toujours. Ce n’est pas vraiment compatible avec ce que disent les physiciens. Le Bouddhisme est un gnosticisme où l’homme est une partie d’un tout divin. Malheureusement l’homme n’a pas créé la terre malgré son statut...