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PascalDemoriane

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  • Premier article le 05/07/2021
  • Modérateur depuis le 14/04/2022
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Derniers commentaires



  • PascalDemoriane 12 mai 2022 08:42

    « Pourquoi cantonner la démocratie participative à l’échelon local ? »

    Question très intéressante... porteuse d’une contradiction.
    Car le propre de l’échelon local, communal c’est qu’il maintient encore une perception de lien communautaire, intellectuel autant qu’affectif. De commune « communiste car communisante » dans un « corps commun ». C’est la condition de la participation effective et solidaire.

    Mais si vous changez d’échelle, il n’y a plus de communauté organique car plus de sensorialité, plus d’affects, vous tuez l’inter-personnel riche et vivant pour faire de l’inter-individuel abstrait et froid. Le citoyen y devient un numéro.

    Au niveau national, aucune participation concrète n’est possible, le citoyen y est une abstraction et votre idée de « peuple de gauche » n’est qu’une fiction administrative et statistique comptable, traduite par le système électoral.

    Ceci n’est pas une opiniion, c’est de la physique !

    Penser qu’être de gauche implique la légitimité des collectifs locaux pour désigner leurs candidats est une illusion : la gauche est l’initiatrice et la gardienne de la démocratie de marché, du système des partis jaloux de leur monopole lucratif de négociants-grossistes en mandats électoraux.

    Autant demander aux clients d’un hypermarché de codécider des politiques d’approvisionnements, des prix et des marges de la marque !



  • PascalDemoriane 12 mai 2022 08:10

    A propos de cette insignifiance, pour le dire plus simplement, voyons que l’énoncé "L’impact sanitaire de la crise écologique« 
    peut presque indifférement se renverser comme
     »l’impact écologique de la crise sanitaire" 

    çà tourne en rond ! y a une crise du sens !



  • PascalDemoriane 12 mai 2022 07:56

    Interressant bien senti, et concis, merci. Cependant :

    « De quoi l’écologie est-elle le nom ? » demande l’auteur, à juste titre, en le titre !

    Cette simple question-titre montre à elle seule que ce mot «  écologie  » n’est plus qu’un insignifiant circulant qui renvoit à un insignifié nébuleux. On ne sait plus ce qu’on dit ne sachant de quoi on parle ! Quand tout est dit « écologique » plus rien ne l’est, tout est étant dans tout. Le mot est usé, dilué dans l’impensé des lieux communs, des locutions automatiques. Devient paradoxalement un déchet linguistique, la scorie verbale d’énoncés circulaires.

    D’où la question : Le voile, l’illusion dont parle l’auteur n’est-il pas justement ce dont l’écologie est le nom, ? Le code convenu de cet impensé collectif aveuglant ?

    Car qui ne s’en revendique pas ? Personne. Qui s’en revendique ? Toute monde, par défaut. Pourquoi ? Pour éviter la question centrale et difficile, axiologique bien vue par l’auteur « qu’est-ce qui a de la valeur » ? Voire même « Qu’est la valeur » ? Si c’est ce qui anime le système techno-social de la compétition, de la concurrence, via l’argent, l’argent valeur de lui-même pour lui-même, alors c’est que nous, homo economicus, ne sommes plus des entités biologiques animés par des équilibres coopératif écolo-systémiques, sommes irrémé-diablement sorti de la biosphère. Nous sommes devenus des entités exogènes sur-individuées dans le milieu endogène terrestre collectiviste (nature), nous sommes devenus nos propres déchets non recyclables.

    L’écologisme, cet abus d’insignfiance verbale donc, ne serait peut-être que l’évitement de cette conclusion tragique sans issue, de cet effet miroir désespérant, une ruse aveuglante entretenue de nos mauvaises consciences. Tout voir en vert pour ne pas se penser comme non-viable.

    « Au départ, tout est parti d’une certaine idée du progrès. » dit l’auteur.

    Oui mais l’ennui c’est qu’il n’y a pas de départ identifiable dans l’évolution anthropologique, et c’est que non ! ce ne sont pas les idées qui « font partir » les processus déléterres concrets, mais les processus qui « font partir » les idées. La preuve ? Du temps des éco-systèmes paysans à « énergie renouvelable » médiévaux par exemple, on n’avait pas l’idée d’écologie ! C’est bien l’industrialisation capitaliste productiviste de masse qui a fait émerger l’idée d’écologie !
    C’est donc le système (économique, technique, du progrès et de la croissance) qui suscite la conscience de son ailleurs, de son altérité. Donc le fait toujours trop tard !

    Au stade de l’empire mondialiste étouffant totalitaire de l’argent, il n’y a plus assez d’ailleurs naturel écolo-systémique sain, et c’est je pense la racine causale des guerres comme celle d’Ukraine ou d’ailleurs.



  • PascalDemoriane 11 mai 2022 10:43

    @Jacques-Robert SIMON
    « C’est vrai que l’on propose aux pays émergents des modèles de développement exogènes qui ne leur conviennent pas. »
    Oui, je crois que vous avez dit le mot clef : exogène, qui avec son antonyme endogène résume à lui-seul tout des problèmes éco-systémiques, écologiques ou sanitaire, épidémiologique d’ailleurs.

    Autre chose que vous avez montré et chiffré : réduire les émission de CO2 en France est vraiment une problématique exogène celle-là puisqu’on y est champion de sobriété par autodestruction organisée de nos appareils industriels. Autant demander à un mourant anémié de réduire sa respiration pour ne pas perturber la chaudière à gaz de l’hôpital. Dingue ! C’est Gretesque.



  • PascalDemoriane 11 mai 2022 10:28

    @Séraphin Lampion
    Excellent, merci et il faut le répéter mille fois. J’ai expliqué cela à bien des beaux esprits détenteurs de doctorats ronflants, y compris en psycho dans nos café-philos, rien n’y fait. Ils ne comprennent pas l’antinomie entre communiquer et dialoguer.
    Notez que le mot échanger pour dialoguer ne vaux guère mieux en rigueur linguistique !
    On n’échange pas par le dialogue, on ne partage pas non plus, on met en commun par le commun du langage, c’est qui est l’inverse de l’échange comme du partage, qui ne relevent que de l’économie marchande appropriative dont les structures inconscientes mais puissante formatent les esprits.

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