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PascalDemoriane

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Tableau de bord

  • Premier article le 05/07/2021
  • Modérateur depuis le 14/04/2022
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Derniers commentaires



  • PascalDemoriane 14 octobre 2021 08:57

    @Silent Arrow ... sur le baudet !
    Ben voilà une explication de mon terme « confusion des modes intersubjectifs »
    (c’est juste de la grammaire)

    prenons le commentaire ci-dessus publié :

    "Ben voilà, genre vous êtes tous des cons , y’a que moi qui sait écrire la façon alambiquée de tourner autour du pot sans vraiment nous dire où il se trouve et à quoi il ressemble..."

    Dans cet énoncé : « vous » = qui ?, « moi » = qui ? « nous » = qui ? il (le pot ?) = quel pot ? on ne sait pas, mais on est sensé comprendre qui parle à qui (sujet) et de quoi (objet)...

    Ben, ce « gloubiboulga » crypté pour le moins confus cherche bien à affirmer son hypothétique vérité « profonde dans son opacité ». Pas sûr que son énonciateur se comprenne lui-même d’ailleurs. Voire.
    Voilà, restons zen, c’est très concret, banal et facile à comprendre ! Y qu’à demander... et pis c’est amusant.



  • PascalDemoriane 13 octobre 2021 12:11

    @laconique
    Votre remarque est bien sûr fondée, les grandes références antérieures en ces matières philosophiques sont incontournables.
    Fondée oui mais dangereuse !

    Je préfère un camarade du commun comme @Ronce, ici, qui prend en public des risques de redites malhabiles mais qui cherche en ouverture, plutôt qu’un doctorant masqué vaxxiné péroquet qui ne serait qu’un référenceur de sources académiques professionnel comme un acheteur de centrale d’achat d’hypermarché références ses produits et organise ses facings et ses linéaires.

    A l’heure actuelle du totalitarisme de la marchandise, se renforce une approche universitaire concurrentielle, mercatique et capitalistique du savoir, de la connaissance où l’initiative du questionnement légitime devient l’objet d’un quasi marché disputé, de monopoles usurpés.
    Ce qui bien sûr nous ramène à la morale, morale du rapport à la connaissance
    via la différence radicale entre
    - le dialogue, morale de la réciprocité discursive sincère (Socrate !), en neutralité axiologique, métaphore de l’amour psysique,
    - et le débat, immoralité du sophisme autiste, du mensonge par omission qui n’est rien d’autre que métaphore libérale du marché, de l’argent, elle-même métaphore de la guerre !
    Donc ne faisons pas du savoir, de l’érudition, un capital-dette ni un arsenal de combat ou de fiscalité cognitive sur le mode « tous ce que vous ignorez sera retenu contre vous ! ».



  • PascalDemoriane 13 octobre 2021 11:02

    « Hallucinant, veut rien dire, n’importe quoi » lit-on en commentaires.

    Oui, il y a ici comme ailleurs parfois sur AV quelque chose d’ob-scène stricto sensu à poser abruptement un écris philosophique ou technique sur l’agora publique, un manque de courtoisie vis à vis du lecteur de passage, sensé y entrer dans une impudique nudité abstraite et académique de but en blanc. Ainsi publié sans adresse, sans salut ni accueil transitionnel, sans vestiaire rédactionnel à chapô où se changer de costume stylistique et intellectuel, sans motif ni annonce de finalité le texte se fait brutalité hautaine.
    D’où les réactions ! C’est dialectique !
    En ce sens oui, le texte, bien que substantiel et intéressant, « ne veut rien dire » à son lecteur lambda, puisqu’il semble ne parler, ne reparler qu’à lui-même où à un lecteur imaginaire transcendant.
    Donc s’agissant de « l’organisation dialectique du Groupe » titrée, ben on lit déjà d’emblée qu’on en fait pas partie, de ce groupe abstrait ! Marrant, non ?
    Comme quoi ce ne sont pas les charmantes abstractions articulées et enchevêtrée du texte qui en font la difficulté, mais la confusion des modes dialectiques intersubjectifs qui semble y chercher sa profondeur dans son opacité.

    Non, sinon ce texte est très bien ! Y a du taf et de bonnes clefs à en tirer, de cette dynamique collective du serment. De quoi s’éviter de devoir lire Sartres... ! Merci à l’auteur.



  • PascalDemoriane 12 octobre 2021 12:01

    Merci à l’auteur qui via ces articles enchaînés propose un travail aussi précieux que périlleux : en ces matières on ne peut que naviguer, ramer à vue sur un thème océanique liquide insaisissable, et qu’user de mot-bouées fugitives, « esprit, conscience... » impossible à ancrer faute de fond solide tangible. Casse-gueule cette affaire ! Ma critique est donc d’abord une auto-critique qui ne s’adresse pas à l’auteur, mais à l’intellection humaine commune elle-même. Nous sommes dans le même bateau.

    Exemple parmi tant d’autres : dans le paragraphe « Le nouveau-né et les êtres spirituels », on a :

    « ...[l’enfant nouceau-né :] l’objet privilégié de son activité visuelle est le visage humain...
    Cela signifie que l’enfant possède des compétences sociales innées qui ne sont pas à la portée du cerveau, cet « ordinateur sensoriel ». Il existe un phénomène, la conscience spirituelle, qui est au-delà de la perception et de la survie. »

    Ces phrases affirment mais n’expliquent rien. Elles témoignent d’une confusion intellectuelle commune, confusion psycho-linguistique paradoxale, qui nous pousse tous à vouloir formuler articuler, modéliser via un niveau de langage donné, ici celui de l’intellection consciente du sens commun adulte par défaut (le français du quotidien en phase textuelle), des phénomènes sub- ou infra- langagiers, infra-conceptuels, extra-référentiels.
    Ben çà marche pas, c’est pas possible ! Et dieu merci ! Sinon nous serions inondés par l’intellection de notre propre « inconscient ». L’outil verbal n’est pas le bon pour y plonger !

    C’est d’ailleurs ayant constaté cette limite au contact du réel physique que les humains ont inventé les mathématiques au sens large, en ont normalisé, désubjectivé, désobjectivé les composants morpho-syntaxiques et les signes langagiers. Essayer de résoudre une (pas) simple équation du 3e degré avec des arguments psycho-théologico-philosophiques... c’est évidement pas le bon langage, çà marche pas. De même il est impossible de « penser » la psychogénèse profonde d’où émerge le mot « conscience » avec « les mots » de sa surface. Une barque n’est pas un bathyscaphe. Il faut un appareil conceptuel ad hoc.

    Voyons cela dans l’exemple où on parle :

    1. « des compétences sociales innées » [du nouveau-né] : non et non ! Des potentialités structurelles d’amorçage d’interactions relationnelles proto-langagière, oui peut-être, d’ailleurs pré-natales, sans doute, mais absolument pas « sociales » et pas des « compétences » ou alors ces mots ne veulent rien dire rien ni psycho ni en socio ! La relation organique de parturition mère-enfant, de tétée, n’est pas « sociale » ni même « proto-sociale » ! mot ici intrusif, étranger au processus.

    2. [compétences] « qui ne sont pas à la portée du cerveau » : ben voyons, à portée de quoi alors ? De main, de visage, de sein ? Sauf qu’il n’existe pas de cerveau sans main ni de sein sans cerveau...d’âme sans corps ni de corps sans âme, de psyché sans soma... ni enfin et surtout d’enfant sans mère, c’est à dire d’être sans relation ontogénésique cyclique. Le mot « cerveau » ici n’est pas cohérent avec le propos.

    3. cerveau, cet "ordinateur sensoriel"  : non et non ! métaphore piégeuse à ici posée contre emploi : car justement le génie du numérique électronique c’est qu’il n’y a pas de distinction qualitative entre données binaires codifiées (data des capteurs « sensoriels ») et données binaires codifiantes (algorithme du processeur) et c’est de là que la machine, à l’imitation du langage autogène du vivant con-sciant, tire son potentiel de « quasi-conscience » artificielle, d’apprentissage retro-algorithmique. Aucun mystère là-dedans ! Donc cerveau vivant ou machine, « l’ordinateur sensoriel » çà veut rien dire !

    En bilan d’étape, il semble que l’auteur postule dès le départ de ses exposés l’idée d’une insoluble rupture esprit/matière, conscience/réalité, psyché/soma, d’un pont introuvable, et finalement fait un courageux panorama des sciences pour le confirmer. Sa question est déjà sa conclusion. Au lieu de chercher ce qu’il trouve, il ne trouve que ce qu’il cherche faute de voyager en façonnant le bon véhicule mental, intellectuel, se contentant du « sens commun » pré-construit qui n’est pas fait pour cela.
    Mais la suite prouvera peut-être que je me trompe.



  • PascalDemoriane 11 octobre 2021 18:00

    Amusant thème, merci à l’auteur.

    Personnellement, étant entre autres, musicien, je suis en communauté et sympathie avec ce type de méditation en particulier qui rapproche cosmologie et musique. Plus spécialement sur la cosmo-gonie, le point aveugle de l’instant 0 de la « question de l’être » inexpérimentable, la musique offre l’avantage d’être accessible à l’expérience vécue autant physique que métaphysique, acoustique que perceptive.

    Bien sûr dans un aussi bref article l’auteur ne pouvait pousser à fond l’analyse psycho-organique du fait musical pour nourrir sa réflexion et sa portée métaphorique. Mais il y a fait une « erreur » qui gâche la métaphore de la violoniste, en négligeant la notion clef de silence que l’auteur pose mais laisse là, sans l’explorer.

    Notion clef puisque que ce silence est évidement, du côté physique, le bruit de fond du milieu ambiant, cosmique, qu’il soit localement sonore, ou électromagnétique lumineux, ou pourquoi pas gravitationnel...
    et du côté métaphysique, est évidement le bruit de fond de la conscience elle-même (musicale, cérébrale, neurologique, intellectuelle, affective peu importe...) : tant que nous, êtres, sommes vivants, nos neurones font du bruit, font caco-symphonie de fond (encephalogramme) !

    Partant de là, on voit bien que si chercher la cause d’un signal perçu (un être) émergeant du silence a un sens intelligible, chercher la cause du silence lui-même (non-être) n’en a pas : le silence relatif est la substance même non causale du cosmos, physique ou méta-physique, c’est kif-kif !
    Partant de là, on voit que le schéma de causalité, cause-conséquence, est une propriété du sujet conscient qui perçoit et interroge un signal via un organe sélectif mais pas une propriété du milieu ! C’est l’erreur «  occidentale  » crispée sur la causalité qui est là !
    Autrement dit peiner à expliquer la cause première du Tout cosmique, du silence ambiant, c’est juste constater et se heurter à l’incapacité structurelle du sujet pensant de s’expliquer lui-même comme origine causale de lui-même, du bruit de fond de son propre questionnement. Quel manque de sagesse « occidentale égocentrique rationaliste typique » non ?
    La cause du « BigBang », c’est donc peut-être bien qu’un problème avant tout psychologique (scène primordiale, inconscient...) et peut-être pas d’abord cosmologique !
    Bien, mais on peut aller bien plus loin dans cette approche subjectiviste de l’automouvement non causal du réel pour mieux comprendre ce qu’est la surprenante indéfinissable notion de « conscience ». Affaire à suivre. Avis aux amateurs. J’en ai déjà trop dit !

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