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PascalDemoriane

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Tableau de bord

  • Premier article le 05/07/2021
  • Modérateur depuis le 14/04/2022
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Derniers commentaires



  • PascalDemoriane 25 octobre 2021 20:20

    Prendre soin de la langue française

     ?

    C’est toujours casse gueule de critiquer le maniement de notre belle langue par autrui sans y faire soi-même entorses ou affronts, sans s’exposer au boomerang d’une contre-critique. Indépendemment des américanismes lexicaux dont on l’affuble, c’est vrai, votre article en fait du parlé par écrit qui n’est pas un modèle de style, de soin et de rigueur, pardon de le dire :

    « C’est notre outil à tous et nous devrions tous en prendre soin... » Nous et tous sont là en friction. « C’est notre outil à chacun et tous devraient en prendre soin... »

    semble plus cohérent.

    « Sur France Inter, quelqu’un parle d’anxiété écologique et dit qu’elle se demande si... » C’est qui « elle » ? France inter ? ou une quelqu’une  ?

    « Quand on apprend une langue, on apprend tout ce qu’on peut du stock de mots et du stock des procédures grammaticales ». Stock est il le bon mot français pour lexique et règles de grammaire ?

    « On ne sait pas dire cela en français ? » en français on dit « Ne sait-on pas... ? »

    "On dit de temps en temps que la domination de l’étatsunien dans le français est dû à la rapidité d’exécution de cette langue

    «  d’élocution plutôt non ?

     »Michel Serres avait cette insistance et cette présence à ce problème...«  ne serait pas plutôt »M. Serres présentait avec insistance ce problème..." ?

    N’y voyez aucune malveillance personnelle, mais le lexique et ses emprunts exogènes ne sont pas les vulnérabilités les plus graves de la langue.



  • PascalDemoriane 23 octobre 2021 11:05

    @l’auteur
    Je ne comprend pas la problématisation posée par l’article, ses non-dits :

    1. Le sport serait animé d’un « esprit » de trêve et de rencontre paisible, alors qu’il est l’exacerbation de la concurrence autant individuelle que collective, l’euphémisation de la guerre et finalement du marché. Les « valeurs » du sport ne sont donc finalement que celles de l’argent : imposer des règles égalitaires pour produire, justifier et glorifier des inégalités ! Le sport est donc, comme la guerre et le marché, foncièrement immoral dans ses finalités !
    C’est le contraire de la solidarité et du don de soi comme corps et comme âme.

    2. Le genrisme, l’homosexualisme militant n’est rien d’autre qu’une forme de marchandisation concurrentielle libérale du genre et/ou du sexe vu comme arme opposable et comme valorisation négociable : comme le sport égalise les corps, il égalise les genres/sexes pour mieux inégaliser les relations, diviser, segmenter, conflictualiser... et même stériliser !
    Donc le mélange des genres comme guerre entre genres est inhérent à l’ « esprit » même du sport-spectacle du tous contre tous, des jeux du cirque de l’immoralité sociale glorifiée, bref du libéralisme.
    Où est la contradiction ?
    La contradiction, c’est que les « gens de droite conservatrice » chérissent les causes structurelles sociales dont il déplorent les effets conjoncturels sociétaux.



  • PascalDemoriane 23 octobre 2021 10:11

    @l’auteur
    A votre bel hommage bien composé, j’ajouterai la touche plus musicologique qui lui manque :

    Brassens fut un classique, le petit maître d’un art mineur certes, mais un grand classique de la chanson vue comme une orfèvrerie de haute tradition : un des rares auteurs-compositeurs du « tout de son cru » !. Donc un homme de l’art, un vrai ouvrier de métier : excellent mélodiste méticuleux, solide harmoniste (comme Chopin), dont la maîtrise repose sur l’économie, la sobriété de moyen, instrumental comme esthétique. En cela c’est un grand de l’humilité, et comme Chopin, un musicien poète de l’intimité, l’antithèse d’un homme de spectacle.

    Je me souviens d’un récital au Vieux Colombier, petit théâtre de quartier populaire du vieux Paris, format idéal pour un duo avec son bassiste, bien plus adéquat qu’un Olympia ou autres. Je l’y ai croisé parfois, on s’est même accroché dans la rue pour une bêtise...et oui, j’avoue, je l’ai même traité de c... ! c’était peu après 68 je crois, on était les jeunes cons des vieux cons de sa propre chanson !

    Oui, donc le classicisme sobre et la tradition ancrée dans la vraie vie, c’est ce qui vieillit le moins, alors qua la modernité est éphèmère par définition, surtout quand elle est singée : oui même un Férrat, une Barbara, ou un Gainsbourg par ex. s’y sont égarés.



  • PascalDemoriane 16 octobre 2021 14:23

    @M. Robert

    Comme dans votre intéressant et courageux article sur l’autorité, ici s’agissant de l’opinion, je crois que vous laissez confondre le plan psychologique et le plan sociologique, risquant à votre tour de céder à la logique infernale de l’opinion... sur l’opinion de l’opinion qui se critique comme tel, qui se met ainsi en abîme.

    Cette mise en abîme là, me semble inhérent au paradoxe psychique instable de la subjectivité, du Moi opinant, sur-égoïsé par la logique marchande « communicante » de l’homo-économicus aliéné qui se cherche ou se contemple dans l’insondable trou noir de sa propre énonciation auto-référentielle débattante, dans le miroir narcissique de la valeur fétiche, l’estime de soi des normes de négociation marchandes. Au plan collectif, psycho-sociologique, l’opinion peut ainsi sembler être « l’ego-réso narcissique collectif » qui ne se cherche et ne se contemple que dans le spectacle médiatisé de lui-même, au sens de Debord, évidement hors de toute corporalité.

    D’où l’idée radicale que l’opinion, et son corollaire, le faux débat, est en soi le trouble psychopathologique local (le « selon moi je pense que...entre moi & moi ») d’un trouble sociopathologique global (« soyons les fous qui dirigent l’asile-spectacle du faux dialogue de sourds »). A la fois renoncement à vivre et à être :
    - du processus personnel de dé-subjectivation mentale (pseudos, avatars) connexe à celui de dé-objectivation corporel, sensoriel, sexuel, genriste, sanitaire, vaccinal etc...
    - et du processus collectif de dé-subjectivation politique connexe à celui de dé-objectivation communal, territorial, national, syndical du « corps social » biologique charnel.

    Or le principe clef de ce phénomène n’est pas le fait des rézosocios qui n’en furent que le techno-déploiement à grande échelle prévisible, déploiement oui totalitaire, parallèle au déploiement totalitaire de la valeur marchande comme médiation universelle et finalité autonarrative d’elle-même.
    La génération individualiste de 68 gauchisante (qui les as conçus, ces résos, moi-même compris !) en était déjà l’amorçage pionnier, la virtualité de l’espace numérique en moins ! Mon premier développement de serveur de reso-social virtuel d’entreprises date de 1996 ! Et nous avions compris qu’il y a avait là une « bombe atomique psycho-sociale subversive » qui nous échapperait comme nous échappe la psycho-patho-logique de la finance virtuelle.

    Le fait d’avoir co-conçu l’architecture embryonnaire logique-logicielle de cet enfer virtuel m’a vacciné de l’idée d’y céder, et plus généralement de céder à l’opinion publique, fausse monnaie de la pensée, antithèse du dialogue qui n’est que la forme psycho-monétaire de l’aliénation marchande.
    Eh bien peut-être que la prophylaxie pédagogique consisterait à encourager les jeunes à ré-inventer cette technologie socio-numérique monstrueuse par eux-même, la décortiquer, s’en approprier les principes de modélisation de la relation humaine pour « anatomiser » le monstre, le démystifier, l’abolir de leur esprit.



  • PascalDemoriane 14 octobre 2021 10:22

    @l’auteur
    Merci pour ce très précieux panorama des approches sur ce thème de l’amour maternel, simplexe primaire de la notion de relation d’où dérivent tous les autres, qui donc est par nature collectif, évolutif, multicausal et multifonctionnel, vous l’avez bien montré.

    En contrepoint (et pas « hors sujet ») :
    Je me suis souvent interrogé sur le mot « pédophilie » pour voir la distance qu’il est convenu d’observer avec cet amour maternel oui, parfois idéalisé et réputé inquestionnable par le « sens commun ». Or certaines mères « étouffantes » semblent pousser leur fétichisme jusqu’à une pédophilie qui confinerait à la pédocriminalité (qui jouent à la poupée avec leur fille par exemple, et pourquoi pas pour en faire des faux garçons). C’est une question, pas une affirmation. Je soupsonne juste que la pédophilie n’est pas qu’un désordre du rapport paternel... Aspect que les divers féminismes répugnent à explorer.
    Ce qui pose le chantier de la relation entre amour maternel et déterminisme (éventuellement dysphorique ou pas) de genre...
    Cher M.Robert, vous avez du pain sur la planche ! et mes encouragements.

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