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PascalDemoriane

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Tableau de bord

  • Premier article le 05/07/2021
  • Modérateur depuis le 14/04/2022
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Derniers commentaires



  • PascalDemoriane 5 novembre 2022 11:30

    Bonne idée de ré-animer la dualité-clef signifiant-signifié dans nos esprits, dualité apparement simple, dont on a jamais fini de tirer les leçons, d’en penser, d’en déployer la redoutable complexité.

    Dans cette restitution fragmentaire de la pensée de Husserl, il manque un autre aspect criant de cette dualité. Dans cet énoncé : 

    On y lit : « a) le langage qui est la faculté générale de pouvoir s’exprimer au moyen de signes qui caractérise toute forme de communication humaine »

    Oui, mais on a simplement omis là la moitié du phénomène étudié, sa réciprocité, que l’on peut ré-énoncer comme suit :
    Le langage est la faculté générale de pouvoir s’exprimer et de se percevoir, se comprendre au moyen de signes. De pouvoir phonétiser, verbaliser, gestualiser, oui ET et d’auditionner, d’écouter, de décoder.
    Autrement dit de dialoguer (et pas de « communiquer » ce qui est trop vague)

    Car sans ce duel fonctionnel, organo-sensoriel, l’énoncé sur le langage n’aurait pas de « sens », c’est à dire de relation dynamique dialogique entre signifiant exprimé codé et le signifié perçu, décodé. Ce serait incohérent.

    Or verbaliser avec la bouche ET entendre, écouter avec l’oreille sont deux processus neuro-cérébraux distincts qui ne sont pas symétriques ni l’inverse l’un de l’autre par défaut, de nature, pas des données innées.

    C’est même là une spécificité du langage humain acquis du quotidien, une construction éducative sociale : faire comme si entre un énoncé (séquence organisé de signifiants) et sa « compréhension signifiée » il y avait une relation bijective, équivalente dans les deux sens, comme si il y avait une façon de dire une chose, et comme si chaque chose avait une même façon de la dire de la nommer.

    Ce qui est évidement faux, car la relation signifiant  signifié n’est pas que « conventionnelle » mais dynamique contextualo-référentielle : elle se construit à chaque énoncé en fonction du milieux, de l’action, de la relation en cours. Et en plus elle se module au cours même de l’énonciation puisque le locuteur est aussi son propre auditeur allocutaire !

    NB. Donc l’énoncé « il faut appeler un chat un chat » est une ineptie phénomènologique, mais c’est une convention sociale admise bien que mensongère. Pourquoi admise ?

    Parce que c’est de cette bijection artificielle du « sens » que les humains tire cette propriété unique : tout ce que dit ou comprend l’un, mâle ou femelle, peut être dit et compris par l’autre,
    ce qui n’est pas le cas chez des animaux ou la relation de « sens » peut-être sexuellement différenciée, en signifié comme en signifiant (ex. un lion ne « parle » pas exactement comme une lionne, ne peut répéter ce qu’elle exprime).

    à suivre pour les amateurs d’abstractions psycho-linguistiques passionantes...



  • PascalDemoriane 4 novembre 2022 09:58

    `@l’auteure

    Le saviez-vous ? Il y a une vie intellectuelle passionante en dehors de twitter et autre lieu de bavardage et de « match » crétinisant. Notamment via les quelques déjà 80 et + séances publiques hebdommadaires du CSI, Conseil scientifique indépendant,

    https://reinfocovid.fr/type_de_video/csi/

    instance associative transdisciplinaire dénuée de conflit d’intérêt. Le niveau des exposés y est souvent élévé, technique, mais Mademoiselle, même vous, si, si ! pourriez y comprendre les grandes lignes, avec un minimum de culture et d’honnêteté curieuse.

    Cela vous éviterai de parler pour ne rien dire :

    « L’infectiologue Christian Perronne tient des propos controversés depuis le début de la pandémie de Covid-19. Il n’est pas ici question d’en discuter. Le sujet est trop vaste. »

    Eh bien Mademoiselle, taisez vous ! Vous ne vous sentez pas compétente ni en quête de l’être. OK. Soyez cohérente avec vous-même et Brandolini, abstenez-vous.

    « Plus modestement, nous allons examiner deux de ses récentes déclarations. Pour la première, nous relaierons le travail d’un anti-complotiste de compétition. »

    Oui donc votre rigueur objective c’est de collaborer explicitement avec un agent stipendié et largement relayé du pouvoir dominant, et le dites. Pourquoi en rajouter à cette compétition ? Quel relation d’intérêt servez-vous ? Qu’y a t-il à gagner pour vous dans cette « compétition » ?

    « Pour la seconde, nous livrerons notre propre analyse. »

    Non vous n’avez pas livré d’analyse, incapable que vous voulez être de situer cette histoire à tiroir de pangolin, qui est un détail anecdotique dans l’approche critique pluridisciplinaire et de haut niveau scientifique à laquelle participe le Pr Pérronne.

    L’hypothèse d’une anticipation déjà ancienne de cette pseudo-pandémie est très documentée même si les tenant et aboutissant ne sont pas totalement clarifiés. Je vous rappelle que ce fut même le métier du Pr Perronne, entre autres, d’en gérer les anticipations !
    Savez-vous de quoi vous parlez ? J’en doute.

    Et puis parler de « match » entre l’un ou l’autre montre que vous êtes plus préoccupée de spectacle crétinisant auquel vous voulez prendre part que de conscience critique et auto-critique coopérative pour le bien commun.
    Ben oui, s’informer exige aussi de se former toute sa vie...



  • PascalDemoriane 3 novembre 2022 10:42

    Pour une autre façon de lire un texte.

    Si on proposait l’analyse de cet article à des élèves en cours de littérature, on commencerait par la bonne question : 1. Quel est le point vue de l’auteur ? Le point de vue subectif.

    L’élève lettré répond par exemple :
    Celui d’un d’observateur distancié hors du monde, qui déclare par ailleurs « je ne suis pas de ce monde », pour conclure en substance « il n’y a pas de solution humaine au problème humain »
    Le point de vue général explique la conclusion, la thèse.

    On est clairement là dans une fiction abstraite subjectiviste qui pose, met en scène la dualité binaire « Moi et le Monde », « Moi, l’auteur, Mon Ego, versus Le Bas-Monde, vous lecteurs ».
    C’est un style littéraire parmi d’autres, pas de problème.

    2. Question : Cet egocentrisme méthodique, voire esthétique, ne revient-il pas à « se prendre pour dieu ? » Et quel dieu, mon Dieu ! Puisque l’auteur le problématise :

    « D’autres (parmi vous, lecteurs) se tournent vers un Dieu, mais quel Dieu  ? ... Celui qui envoie son fils à la mort pour servir son orgueil... »
    « Certains (parmi vous, lecteurs) croient en une alternative communiste. Mais de quel communisme parlent-ils   ? Celui de la terreur prolétarienne menée par des psychopathes... »

    Passivité questionnante qui affranchit l’auteur-juge de toute implication dans la question, comme si la réponse lui était dûe de droit divin, car :

    Qu’induisent logiquement ces phrases désabusées sinon en substance implicite : « vous qui croyez dans un dieu (chrétien ou communiste ou capitaliste...) qui n’est pas le mien parce qu’il n’est pas Moi, mon ego-dieu pensant le monde hors du monde » et qui donc m’envoie, Moi, à la mort en prétendant être mon père. Donc qui fait péché d’orgueil puisque je, Moi, ne peut qu’être le père de Moi-même. » (Le père-dieu ou la mère-communiste, c’est de même.)
    Voilà le non-dit paradoxal induit dans le texte.

    Le point vue de l’auteur, bien qu’observateur distancié, s’inclue aussi confusément dans un « nous » indéfini culpabilisant : « le cauchemar de notre effroyable responsabilité devant notre abyssale inefficacité nous confine souvent à la neutralité d’une confortable lâcheté. »

    « Nous » qui s’opposerait à un « eux » indéfini (dès l’entrée de l’article « Ils ont privilégié... », qui ?)
    « eux » qui apparaitra peut-être sous la forme abstraite du « système capitaliste », système qui conformément à la conclusion, ne peut être la solution de son problème.
    L’humain et le capital ne seraient qu’un, serait vraie nature l’un de l’autre. Voilà la thèse (très discutable)

    Tout cela est bien confu et psychologiquement dépressif mais intéressant, image textuelle de la grande dépression collective qui marque l’époque, la grande psychose de l’effondrement égoïque.
    Pascal parlerait de « Misère de l’homme sans Dieu », seul avec lui-même dans son ipséité narcissique déçue, seul avec son renoncement à être.

    Et non, ce texte malgré toutes ses qualités, son acuité désordonnée, sa distanciation critique détaillée mais décousue, n’est ni factuel ni objectif. C’est nous semble t-il la longue expression symptômatique d’une introspection paradoxale, d’un malaise généralisé, contagieux, entretenu, voire complaisant, addictif.

    Que l’auteur ne s’en sente pas incommodé, nous sommes tous dépressifs et addictes sans le savoir, mais en dépression addictive contrôlée, pilotée...
    Le dire c’est déjà réagir !



  • PascalDemoriane 2 novembre 2022 17:09

    @M.Gabriel

    Joli site en images et plume. Ce qui m’étonne et m’inquiète c’est de vous y voir relater en images tant de voyages et d’en revenir ici à compiler toutes les facettes négatives de notre/votre rapport au monde actuel. (Je me suis toujours méfié des voyageurs boulimiques désabusés, j’en connais ! quel gâchit).
    Pas besoin de beaucoup voyager pour « voir la merde du monde, à quoi bon » chantait Birkin/Gainsbourg dans l’« A-quoi-bonniste »
    Vous n’en tirez donc aucun enthousiasme contagieux, aucun entrain urgent, aucun relief étonnant ni aucune saveur enivrante et stimulante, aucun éros vivifiant ? Je ne peux y croire, car c’est çà qui serait désespérant.

    (je n’ai pas lu tout de vous)



  • PascalDemoriane 30 octobre 2022 16:41

    @Luc-Laurent Salvador
    Vous êtes étrange. Mon esquisse titrée signée et rédigée en commentaire, pour vous ne serait pas formellement un article donc pas objet digne de dialogue. Tiens ! bizarre ce formalisme soudain ! Pas très crédible, çà ! Panique dialectique ? Perte de maîtrise du dialogue ? Perte de pouvoir ?

    Ce n’est pas votre sujet subjectif de l’article ? Peut-être, mais moi, nous, d’autres, c’est notre objet objectif commun et réel. On ne se demandera donc pas qui de vous à nous se fout le plus de la violence réelle ! Et puis avouez que votre « sujet » introduit par un cas extrême de terrorisme qui relève de la psychiatrie criminelle est bien mal délimité. Vous récrier en « hors sujet » sur mon propos me semble incohérent.

    Manifestement, bien des aspect connexes ou contextuels du « sujet » que vous traitez vous gênent, vous effraient. Vous voulez y trouver un cheval de bataille et de valorisation personnelle, bon OK, mais pas affronter la réalité cruelle du terrain des contradictions sociales violentes qu’il questionne.
    Finalement publier sans affronter ici le dialogue qu’il suscite. Nous serions tous commentateurs hors sujet ! Est-ce bien démocratique çà ?

    Vendre de la non-violence, c’est porteur, ça se vend aisément.
    Lutter contre ses déterminismes, c’est dangereux, on y prend des coups...
    Donc si je comprend bien, courageux mais pas téméraire, quoi !
    Donc finalement, la violence que vous qualifiez de « socio-économico-cul-culturelle++ » bof, çà peut attendre, l’incitation à la dysphorie de genre en milieu scolaire, bof, c’est marginal, et pis faut pas « faire de vagues » n’est-ce pas ?

    Je sais pas. je ne fais pas procès, je m’interroge sur les silences assourdissants, sur les indignations sélectives, les combats chimériques, les postures théoriques. 

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