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Patrick Adam

Patrick Adam

55 ans - Résident dans l’ex Rio de Oro, aujourd’hui Sahara marocain. Chercheur autodidacte intéressé à l’histoire de l’Ouest saharien et du Maghreb. Spécialiste du raid de Michel Vieuchange, jeune Français mort en 1930 à son retour de Smara, cité interdite du désert, et dont les Carnets de route, préfacés par P. Claudel, ont connu leur heure de gloire avant de sombrer dans l’oubli. Auteur de différents articles sur le sujet et d’un ouvrage paru en février 2006, aux éditions L’Harmattan, intitulé : "De Smara à Smara".
 [décédé début décembre 2006]
 

Tableau de bord

  • Premier article le 07/02/2006
  • Modérateur depuis le 27/02/2006
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Derniers commentaires



  • Patrick Adam Patrick Adam 24 août 2006 00:26

    @ Tom

    Je vis dans un pays qui m’a accueilli avec courtoisie. Je ne me sens nullement en droit d’émettre une opinion personnelle sur un conflit vieux de 30 ans qui a fait des centaines de morts des deux côtés, juste pour pouvoir faire « un mot ».

    Peut-être pourrait-on demander à ceux que nous accueillons en France de s’appliquer les mêmes règles.

    Patrick Adam



  • Patrick Adam Patrick Adam 23 août 2006 23:55

    @ Hakim

    Je suis tout à fait d’accord avec toi. SOS Racisme a mal joué. Comme le MRAP à chacune de ses sorties.

    Au lieu de tenir un discours responsable et responsabilisateur envers tout le monde, ils ont voulu stygmatiser une partie de la population. Résultat, pas mal de gens auront envie de leur tomber dessus. Dans le lot, il y aura des gens qui le feront rationnellement (je me place dans ce cas que ça plaise ou non à certains) mais il y aura aussi des gens qui le feront viscéralement (et c’est normal).

    A force de vouloir crier au feu, vous allez allumer des mèches un peu partout. Et vous serez les premiers à appeler les pompiers, même s’il y a quelques jeunes qui les ont caillasser deux ou trois jours plus tôt...

    Notre société est fragile mais elle est une des plus tolérantes de la planète. Arrêtez de trop lui en demander, sans lui donner le temps de respirer. L’intégration connaît des ratés non par déficit des moyens mis en oeuvre, mais parce qu’elle s’avère être de plus en plus un puits sans fonds. On ne peut que boucher les trous, et non entreprendre une véritable politique appliquable à tous et partout.

    L’exemple du squat de Cachan est significatif. Pas la peine de faire un dessin. Les Français en ont marre de voir ces images.

    Patrick Adam



  • Patrick Adam Patrick Adam 23 août 2006 23:35

    @ Wrysia

    Il est difficile en quelques lignes de résumer des querelles théologiques qui empoisonnent le monde depuis plus de 2000 ans. Le monde est arrivé aujourd’hui à une phase de son évolution qu’il n’a connu ni au temps d’Abraham, ni à celui de Moïse, de Jésus ou de Mahomet. Le temps que nous vivons aujourd’hui est un temps de la réflexion tel qu’aucune autre époque n’avait pu l’imaginer. Nous avons des éléments à notre disposition pour nourrir cette réflexion qu’aucun de nos prédécesseurs n’avait eu.

    La religion peut se lire comme une foi. Je le respecte. Mais elle peut se lire aussi comme une histoire. C’est ma démarche.

    Pour le croyant, la religion peut alors se concevoir de deux façons. L’une qui donne une explication du monde par la création et la gouvenance d’un ou de plusieurs dieux se répartissant des tâches que l’homme ne peut comprendre. La seconde qui donne un corpus de règles de conduite pour satisfaire la divinité et en obtenir d’elle une récompense. Sur le premier point, les trois religions dites du Livre se rejoignent à quelques nuances près. Il en va autrement pour le second. Le code de conduite est différent d’une religion à l’autre, et dire qu’il y a continuité est une tromperie sur la marchandise.

    Vous en revenez toujours à l’unicité de Dieu. Mais franchement, quelle importance y aurait-il pour un croyant qu’il y ait un, deux, quatre, ou quatrevingt-quatorze dieux ? Est-ce que ça changerait son comporrtement envers les autres ? Ne croyez-vous pas que c’est le jeu pratiqué par une équipe ainsi que sa façon de respecter les règles qui est important et non de connaître la composition du staff de direction ?

    Les Egyptiens ont vécu durant 3 000 ans avec une religion faite de rafinement et d’humanisme (ils ne connaisaient pas l’esclavage). Ils se sont épanouis dans un panthéon de dieux qui, loin de les embarrasser, leur a plutôt permis d’exprimer au mieux leur créativité. Quand le pharaon Akhénaton a voulu leur imposer une forme de monothéisme inspirée de Zoroastre, la caste sacerdotale s’en est débarrassée. Mais cette pensée était une pensée réservée à l’élite. Le peuple égyptien était prêt à passer d’un concept à l’autre, à la seule condition qu’on le laisse user des rituels avec lesquels il s’était habitué à vivre. Akhénaton n’était pas un prophète, au sens qu’il ne s’adressait pas au peuple mais à une élite intellectuelle capable de comprendre ses aspirations intimes, mais son échec est avant tout dû au fait qu’en tant que Pharaon, il ne pouvait être un révolutionnaire. Or tout prophète qui réussit en religion se doit d’être un révolutionnaire. Jésus, l’a été. Mahomet aussi. Mais pas dans la continuité. Mahomet n’a strictement rien repris du message sous-jacent aux Evangiles.

    Par contre, le christianisme et l’islam ont agi de la même façon en ce qui concerne le paganisme. Ils ont phagocyté les rites païens ou animistes pour les inclure dans leurs propres mythes. Mais tout ça, ce n’est, si je peux m’exprimerr ainsi, que du décor. Qu’en est-il du message intime et humaniste de chacune des religions ? E comnent se fait-il qu’elles aient engendré des civilisations aussi différentes l’une de l’autre ? Ne croyez pas que c’est la Trinité ou l’Unicité de Dieu qui a fait d’un paysan berbère ou d’un paysan auvergnat deux êtres aussi différents l’un de l’autre. Non il y a une vision du monde différente, dans laquelle les valeurs morales n’ont pas toujours le même sens.

    Leproblème n’est donc pas de savoir comment la « compassion » ou toute autre vertu peut être observée chez un groupe quel qu’il soit. Le questionnement est plutôt de savoir, où ces notions philosophiques ont-elles trouvé leurs origines ? Le reste, ce n’est qu’affaire de mise en application et c’est toujours discutable. les origines non. Elles sont parfaitement identifiables. J’attends toujours vos sources.

    Bien à vous - Patrick Adam.



  • Patrick Adam Patrick Adam 23 août 2006 23:00

    @ Wrysia

    En disant : « Le muslim et la communauté dite »Oumma« dans l’islam ont un devoir de conscience envers plusieurs types de population : la famille, les voisins, l’Etranger, les orphelins et les autres muslims bien sûr. »

    Vous ne faites que reprendre ce que j’ai dit plus haut. Le Coran est un texte qui s’adresse avant tout à une communauté de nomades, ou d’ex-nomades sédentarisés et enrichis par le commerce caravanier. Les principes que vous énoncez, ne sont pas propres à l’islam, ils sont ceux de toute société nomade : famille, clan, tribu, étranger de passage,(pour ce qui est des femmes et des orphelins on peut noter des prescriptions précises de l’islam qui étaient absentes de la société arabe antérieure) et comme vous le dites pour la communauté (oumma). Mais rien de la « compassion », telle que nous en avons parlé plus haut et que vous vous obstinez à confondre avec la « pitié ».

    Si vous avez des références précises, et non de simples affirmations, je suis preneur.

    Bien à vous - Patrick Adam



  • Patrick Adam Patrick Adam 23 août 2006 22:48

    @ Aïcha

    La différence entre la politique et la religion, c’est que dans les pays dits « démocratiques » on peut changer plus ou moins régulièrement de politique, alors que quand on a affaire avec la religion on en prend pour des siècles et qu’il est très difficile de s’en échapper.

    Mais tu dois le savoir come moi : les salopards sont les mêmes partout, qu’ils soient religieux, hommes politiques, écrivains, journalistes, professeurs, militaires, médecins, marins, artisans plombiers, etc...

    Le propre d’un salopard religieux c’est qu’il prétend guider le monde vers un monde meilleur et que ce n’est pas toujours le cas.

    Patrick Adam

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