• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

PELLEN

PELLEN

Ingénieur de l'exploitation du parc nucléaire d'EDF, en retraite, ayant fait partie de l'Équipe Nationale de crise d'EDF, ainsi que de l'équipe de crise du CNPE de Cruas-Meysse ;
Actuel Président du Collectif pour le Contrôle des Risques Radioactifs (CCRR) basé à Toulon - Saint-Mandrier (83) ;
Porte-parole d'un collectif de cadres et d'ingénieurs retraités du nucléaire.

Tableau de bord

  • Premier article le 12/04/2007
  • Modérateur depuis le 06/06/2007
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 43 115 1661
1 mois 1 2 17
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 0 0 0
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • PELLEN PELLEN 16 septembre 2012 09:56

    Bonjour Jean-Marie,


    J’adhère globalement à ta vision géopolitique de la problématique énergétique, avec cependant un regret lourd de sens, dans la mesure où, comme le montre très bien J.M Jancovici, l’accès à l’énergie conditionne rien moins que la prospérité économique. Je regrette en effet de n’avoir pas trouvé dans ton développement la moindre évocation de la 4ème génération de réacteurs plus communément appelés surgénérateurs. Car ne nous y trompons pas, chers lecteurs, c’est bien cette 4ème génération qui nous sauvera, ça ne fait pour moi pas l’ombre d’un doute et j’aimerais que vous en soyez tous persuadés... ce qui arrivera tôt ou tard, mais croisons les doigts pour que ça ne soit pas trop tard.

    Pourquoi ? Parce que les missionnaires qui abreuvent aujourd’hui la sphère médiatique de psaumes environnementalistes faisant l’éloge de la sobriété ne visent qu’à brouiller cette vérité physique élémentaire : l’énergie la plus susceptible de contribuer au confort socio économique le plus optimisé est et sera toujours l’énergie la plus concentrée possible. Tous ceux qui, aujourd’hui, cherchent laborieusement à convaincre du contraire racontent des foutaises, car il est enfantin de démontrer que, plus l’énergie à recueillir est diffuse, plus elle est revient cher. L’exploitation millénaire de l’adduction d’eau en est la meilleure illustration qui dispense de développer davantage le raisonnement... et je n’aurai pas la cruauté d’appuyer sur le coût exorbitant de l’éolien et du photovoltaïque qui, soyez en persuadés, ne baissera jamais qu’à la marge.

    À l’inverse, outre le faible prix de revient de l’exploitation d’une énergie concentrée, son emprise environnementale est généralement moindre, de même que son plus faible encombrement limite davantage les diverses nuisances au bien vivre des populations, ne serait-ce que parce qu’elle n’en impacte qu’une partie relativement moins nombreuse.
    C’est la raison pour laquelle je m’inscrit vigoureusement en faux contre la déclaration malthusienne suivante de F-M Lambert d’EELV dans le 20 minutes d’avant-hier : « La conférence environnementale doit envoyer le signal que l’énergie va être chère, qu’il faut s’y adapter et se demander comment on peut avoir des services et une industrie équivalents en consommant moins d’énergie ». Non ! Non ! Mille fois non ! L’énergie doit, au contraire, être abondante et bon marché ! Car le sous-développement résultant infailliblement d’une disette énergétique tuera plus et plus sûrement que tous les périls hollywoodiens mis en scène par la mystique environnementaliste. Depuis la nuit des temps la civilisation humaine progresse en prenant des risques plus ou moins calculés. Aujourd’hui, si elle sait envoyer des robots ultra sophistiqués sur Mars, elle finira bien par trouver le moyen de maîtriser les gisements à sa portée de l’abondance énergétique nécessaire à sa survie.

    Or, aujourd’hui quel gisement d’énergie hyper concentrée est-il le plus aisément à portée des Français, sinon la surgénération nucléaire ? Contrairement à ce qu’affirme le grotesque mage Cabanel notre stock de plutonium représente une véritable bénédiction pour le pays et notre gigantesque stock d’uranium appauvri (en U235) nous garantit une confortable autonomie électro nucléaire de plusieurs millénaires... nous donnant largement le temps de voir venir la fusion !
    Il n’y a donc pas une minute à perdre, que ne perdent surtout pas Russes, Indiens et Chinois qui exploitent et développent sans complexe une technologie faisant naguère la fierté de la techno science française : il nous faut mettre le paquet sur ASTRID et tout miser sur le nucléaire de 4ème génération. Ce nucléaire sur lequel, avec SUPERPHÉNIX, la France avait 30 d’avance sur le reste du monde et que, déjà en 1997, l’inique attelage Socialiste-Vert assassinat sans état d’âme. Les socialistes ont une vision singulière de l’intérêt national qui ne passe décidément pas par le nucléaire. Mais, « vision » est-il le terme approprié quand ce que clientélisme et incompétence sont prêts à sacrifier nous fait frissonner à ce point ?

    J’en terminerai avec cette déclaration de Nicolas Hulot, dans le numéro de 20 Minutes déjà cité : « il faudrait commencer par travailler sur l’efficacité énergétique, avant d’aborder sereinement le débat sur la place du nucléaire ». À la bonne heure ! Notre démiurge commencerait-il à sentir le socle économique de la France se dérober sous ses pieds... et l’inconséquence de ses innombrables émules précipiter l’effondrement ? La grosse ficelle consistant à se réfugier derrière un banal précepte économique pourrait le laisser croire. Car il ne s’agit là que d’un prétexte économique déjà vrai en 1910 et qui demeurera vrai en 2080 : quel citoyen n’a pas toujours préféré une voiture qui consomme moins ou un réfrigérateur électrique plutôt qu’un réfrigérateur à gaz ou à pétrole ?

    Cordialement,

    André Pellen 



  • PELLEN PELLEN 15 septembre 2012 14:11

    Dernier essai d’introduction des nécessaires alinéas !


    Ma réponse forcément synthétique s’adresse également àaberlainnard, à Jr Bupp et à quelques autres dont je sais qu’ils en feront un réel profit. En tout cas, ils méritent que je prenne la peine de m’efforcer de les éclairer.


    Il y a la raison structurelle que je développe plus loin et une raison empirique à la limitation de 30 %. Cette dernière raison n’est autre qu’une modélisation dont j’ai eu connaissance, exécutée in situ par des spécialistes sur l’ile de Crète… ou de Malte, je ne me souviens plus très bien. J’attire au passage votre attention sur le fait que le Japon annonce sa sortie totale du nucléaire pour 2030, en prévoyant un mix énergétique national, à cette échéance, dans lequel les renouvelables n’entreront, comme par hasard, que pour 30 % ; tout le reste étant naturellement assuré par le fossile. Par ailleurs, outre que je suis prêt à prendre les paris sur la non exécution intégrale de cette résolution… et donne RV à tout le monde en 2030 ( !), vous n’aurez pas manqué de noter que la deuxième puissance économique et technologique du monde ne sait pas programmer sa sortie totale du nucléaire en moins de 20 ans. Et Belges, Suisses, Français et autres Allemands prétendraient, eux, à une sortie quasi immédiate ? Présomptueux et grotesque ! Au demeurant, grotesques les Allemands le sont déjà dans les faits sous les yeux du monde.


    Mais, revenons aux différents volets de la raison structurelle à cette limitation. 

    Tout d’abord, la réserve primaire de puissance destinée à maîtriser la fréquence. Dans notre pays, elle doit être constamment d’au moins 3 à 4 % de la puissance totale en service. Par ailleurs, du fait que les forces électromagnétiques rendent physiquement solidaires tous les groupes débitant sur un même réseau, chacun apporte sa contribution permanente à ce réglage primaire, dans la limite d’une capacité dimensionnelle s’exprimant en MW/Hz. Celle d’un groupe nucléaire de 900 MW est par exemple de 450 MW/Hz et celle de l’ensemble du parc français peut dépasser 10000 à 15000 MW/Hz. Où l’on voit que la disparition de Fessenheim nous prive d’une participation au réglage primaire de 900 MW/Hz.

     

    Derrière ce réglage primaire, vient l’indispensable et stabilisateur réglage secondaire, fourni par les groupes thermiques (y compris nucléaires) à raison de 5 % à 10 % de leur puissance nominale unitaire et jusqu’à 25 % de cette même puissance pour les groupes hydrauliques. Lors de certaines pointes d’hiver, la demande nationale d’un tel réglage peut atteindre 3 à 4 GW. Il ne vous surprendra pas que la perte des 90 MW de réglage secondaire de Fessenheim sera intégralement compensée par de la production fossile.

     

    Enfin, dans des situations hivernales tendues, les deux réglages précédents peuvent ne pas parvenir à résorber totalement les écarts de transit de puissance d’interconnexion, ainsi que les écarts de fréquence : la réserve secondaire est épuisée, la réserve primaire devient dangereusement insuffisante. Pour reconstituer au mieux des réserves indispensables à la sécurité du système, une provision supplémentaire de puissance est alors mobilisée, apte à entrer en action en moins de 20 minutes, bien entendu, à moindre coût : c’est la réserve tertiaire ou réserve tournante. On y trouve les moyens de production thermiques classiques, notamment les turbines à combustion (TAC) et à gaz (TAG), ainsi que les groupes hydrauliques.

    On appelle marge d’exploitation la somme de cette réserve tertiaire et de la capacité secondaire totale. Actuellement, cette marge du parc de production français peut dépasser 7 GW.

     

    Je vous laisse donc imaginer comment il serait possible d’assurer sans défaillance trois fonctions aussi vitales pour le système, consistant à solliciter à discrétion, 24h/24, des réserves de puissance quelquefois significatives, avec un parc de production dans lequel la puissance éolienne occuperait en permanence et de façon erratique plus de 30 % de la puissance distribuée !

    Comme le dit si bien Jean-Marc Jancovici dans un article paru dans Les Échos du 12 octobre, dont je vous recommande vivement la lecture, « en matière d’énergie il est plus que temps de sortir de l’amateurisme ! »

     

    Cordialement,

     

    André Pellen

     

     

     



  • PELLEN PELLEN 15 septembre 2012 14:06

    Présentation améliorée Ma réponse forcément synthétique s’adresse également àaberlainnard, à Jr Bupp et à quelques autres dont je sais qu’ils en feront un réel profit. En tout cas, ils méritent que je prenne la peine de m’efforcer de les éclairer. Il y a la raison structurelle que je développe plus loin et une raison empirique à la limitation de 30 %. Cette dernière raison n’est autre qu’une modélisation dont j’ai eu connaissance, exécutée in situ par des spécialistes sur l’ile de Crète… ou de Malte, je ne me souviens plus très bien. J’attire au passage votre attention sur le fait que le Japon annonce sa sortie totale du nucléaire pour 2030, en prévoyant un mix énergétique national, à cette échéance, dans lequel les renouvelables n’entreront, comme par hasard, que pour 30 % ; tout le reste étant naturellement assuré par le fossile. Par ailleurs, outre que je suis prêt à prendre les paris sur la non exécution intégrale de cette résolution… et donne RV à tout le monde en 2030 ( !), vous n’aurez pas manqué de noter que la deuxième puissance économique et technologique du monde ne sait pas programmer sa sortie totale du nucléaire en moins de 20 ans. Et Belges, Suisses, Français et autres Allemands prétendraient, eux, à une sortie quasi immédiate ? Présomptueux et grotesque ! Au demeurant, grotesques les Allemands le sont déjà dans les faits sous les yeux du monde. Mais, revenons aux différents volets de la raison structurelle à cette limitation.  Tout d’abord, la réserve primaire de puissance destinée à maîtriser la fréquence. Dans notre pays, elle doit être constamment d’au moins 3 à 4 % de la puissance totale en service. Par ailleurs, du fait que les forces électromagnétiques rendent physiquement solidaires tous les groupes débitant sur un même réseau, chacun apporte sa contribution permanente à ce réglage primaire, dans la limite d’une capacité dimensionnelle s’exprimant en MW/Hz. Celle d’un groupe nucléaire de 900 MW est par exemple de 450 MW/Hz et celle de l’ensemble du parc français peut dépasser 10000 à 15000 MW/Hz. Où l’on voit que la disparition de Fessenheim nous prive d’une participation au réglage primaire de 900 MW/Hz.

     

    Derrière ce réglage primaire, vient l’indispensable et stabilisateur réglage secondaire, fourni par les groupes thermiques (y compris nucléaires) à raison de 5 % à 10 % de leur puissance nominale unitaire et jusqu’à 25 % de cette même puissance pour les groupes hydrauliques. Lors de certaines pointes d’hiver, la demande nationale d’un tel réglage peut atteindre 3 à 4 GW. Il ne vous surprendra pas que la perte des 90 MW de réglage secondaire de Fessenheim sera intégralement compensée par de la production fossile.

     

    Enfin, dans des situations hivernales tendues, les deux réglages précédents peuvent ne pas parvenir à résorber totalement les écarts de transit de puissance d’interconnexion, ainsi que les écarts de fréquence : la réserve secondaire est épuisée, la réserve primaire devient dangereusement insuffisante. Pour reconstituer au mieux des réserves indispensables à la sécurité du système, une provision supplémentaire de puissance est alors mobilisée, apte à entrer en action en moins de 20 minutes, bien entendu, à moindre coût : c’est la réserve tertiaire ou réserve tournante. On y trouve les moyens de production thermiques classiques, notamment les turbines à combustion (TAC) et à gaz (TAG), ainsi que les groupes hydrauliques.

    On appelle marge d’exploitation la somme de cette réserve tertiaire et de la capacité secondaire totale. Actuellement, cette marge du parc de production français peut dépasser 7 GW.

     

    Je vous laisse donc imaginer comment il serait possible d’assurer sans défaillance trois fonctions aussi vitales pour le système, consistant à solliciter à discrétion, 24h/24, des réserves de puissance quelquefois significatives, avec un parc de production dans lequel la puissance éolienne occuperait en permanence et de façon erratique plus de 30 % de la puissance distribuée !

    Comme le dit si bien Jean-Marc Jancovici dans un article paru dans Les Échos du 12 octobre, dont je vous recommande vivement la lecture, « en matière d’énergie il est plus que temps de sortir de l’amateurisme ! »

     

    Cordialement,

     

    André Pellen

     

     

     



  • PELLEN PELLEN 15 septembre 2012 13:59

    Bonjour Serviteur, Ma réponse forcément synthétique s’adresse également àaberlainnard, à Jr Bupp et à quelques autres dont je sais qu’ils en feront un réel profit. En tout cas, ils méritent que je prenne la peine de m’efforcer de les éclairer. Il y a la raison structurelle que je développe plus loin et une raison empirique à la limitation de 30 %. Cette dernière raison n’est autre qu’une modélisation dont j’ai eu connaissance, exécutée in situ par des spécialistes sur l’ile de Crète… ou de Malte, je ne me souviens plus très bien. J’attire au passage votre attention sur le fait que le Japon annonce sa sortie totale du nucléaire pour 2030, en prévoyant un mix énergétique national, à cette échéance, dans lequel les renouvelables n’entreront, comme par hasard, que pour 30 % ; tout le reste étant naturellement assuré par le fossile. Par ailleurs, outre que je suis prêt à prendre les paris sur la non exécution intégrale de cette résolution… et donne RV à tout le monde en 2030 ( !), vous n’aurez pas manqué de noter que la deuxième puissance économique et technologique du monde ne sait pas programmer sa sortie totale du nucléaire en moins de 20 ans. Et Belges, Suisses, Français et autres Allemands prétendraient, eux, à une sortie quasi immédiate ? Présomptueux et grotesque ! Au demeurant, grotesques les Allemands le sont déjà dans les faits sous les yeux du monde. Mais, revenons aux différents volets de la raison structurelle à cette limitation.  Tout d’abord, la réserve primaire de puissance destinée à maîtriser la fréquence. Dans notre pays, elle doit être constamment d’au moins 3 à 4 % de la puissance totale en service. Par ailleurs, du fait que les forces électromagnétiques rendent physiquement solidaires tous les groupes débitant sur un même réseau, chacun apporte sa contribution permanente à ce réglage primaire, dans la limite d’une capacité dimensionnelle s’exprimant en MW/Hz. Celle d’un groupe nucléaire de 900 MW est par exemple de 450 MW/Hz et celle de l’ensemble du parc français peut dépasser 10000 à 15000 MW/Hz. Où l’on voit que la disparition de Fessenheim nous prive d’une participation au réglage primaire de 900 MW/Hz.

     

    Derrière ce réglage primaire, vient l’indispensable et stabilisateur réglage secondaire, fourni par les groupes thermiques (y compris nucléaires) à raison de 5 % à 10 % de leur puissance nominale unitaire et jusqu’à 25 % de cette même puissance pour les groupes hydrauliques. Lors de certaines pointes d’hiver, la demande nationale d’un tel réglage peut atteindre 3 à 4 GW. Il ne vous surprendra pas que la perte des 90 MW de réglage secondaire de Fessenheim sera intégralement compensée par de la production fossile.

     

    Enfin, dans des situations hivernales tendues, les deux réglages précédents peuvent ne pas parvenir à résorber totalement les écarts de transit de puissance d’interconnexion, ainsi que les écarts de fréquence : la réserve secondaire est épuisée, la réserve primaire devient dangereusement insuffisante. Pour reconstituer au mieux des réserves indispensables à la sécurité du système, une provision supplémentaire de puissance est alors mobilisée, apte à entrer en action en moins de 20 minutes, bien entendu, à moindre coût : c’est la réserve tertiaire ou réserve tournante. On y trouve les moyens de production thermiques classiques, notamment les turbines à combustion (TAC) et à gaz (TAG), ainsi que les groupes hydrauliques.

    On appelle marge d’exploitation la somme de cette réserve tertiaire et de la capacité secondaire totale. Actuellement, cette marge du parc de production français peut dépasser 7 GW.

     

    Je vous laisse donc imaginer comment il serait possible d’assurer sans défaillance trois fonctions aussi vitales pour le système, consistant à solliciter à discrétion, 24h/24, des réserves de puissance quelquefois significatives, avec un parc de production dans lequel la puissance éolienne occuperait en permanence et de façon erratique plus de 30 % de la puissance distribuée !

    Comme le dit si bien Jean-Marc Jancovici dans un article paru dans Les Échos du 12 octobre, dont je vous recommande vivement la lecture, « en matière d’énergie il est plus que temps de sortir de l’amateurisme ! »

     

    Cordialement,

     

    André Pellen

     

     

     



  • PELLEN PELLEN 15 septembre 2012 10:01

    Bonjour Joletaxi,


    Une fois encore, c’est à vous que je choisis d’écrire l’un des innombrables commentaires que m’inspire la déferlante mystico naturaliste qui mène aujourd’hui le pays droit dans le mur et à laquelle je m’attendais. Vous êtes en effet l’un des rares observateurs à mériter que je prenne cette peine. Ce qui est loin d’être le cas des prophètes doués de la science infuse, éructant avec une virulence rarement égalée les habituelles excommunications des « frères malthusiens de la planète ».
    Cette fois, ce sont Romain des Bois et Éric de Ruest qui s’y sont collés, avec une prétention décomplexée à l’omniscience et à la détention de la vérité définitive qui prêterait à sourire si l’heure n’était pas aussi grave. En somme, à les entendre, eux et leurs pareils en sauraient plus sur la maîtrise du système « production consommation d’électricité » et sur l’exploitation et la transformation des énergies primaires que des professionnels aguerris eux-mêmes !
    À ceux, hélas nombreux, qui ont l’imprudence de se laisser séduire par les imprécations de ces mages, on pourrait tenir le discours suivant : Heu-reux ! un coup de pouce donné simultanément au chômage, au coût de la vie et à la fragilisation de notre approvisionnement électrique, sans que le climat et l’environnement y trouve leur compte... et le bon peuple semble malgré tout heu-reux ! Un stoïcisme aussi aveugle, aussi incompréhensible et, pour tout dire, aussi absurde n’a aujourd’hui qu’un équivalent : ces hordes musulmanes revendiquant à cor et à cri la prééminence du culte du prophète sur la démocratie.
    De toute évidence, notre nouveau prophète à nous est désormais Nicolas Hulot. Les Doux, les Peugeot, les Fralib et autre Sacilor peuvent assurément compter sur la lucidité de son diagnostic mondialiste, sur sa vision du devenir d’une communauté humaine irrémédiablement asservie à son biotope, pour leur venir en aide. Mais j’attends avec gourmandise sa réaction et celles de nos valeureux Romain des Bois et Éric de Ruest, lorsque leurs factures d’électricité exploseront et que viendra le jour où il faudra choisir entre se chauffer et se distraire. Le plus piquant dans tout ça c’est que les derniers cités feignent d’ignorer que ce jour n’arrivera jamais pour Nicolas Hulot.

    Bien cordialement et au plaisir de vous lire.

    André Pellen 
     
Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv