• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

PELLEN

PELLEN

Ingénieur de l'exploitation du parc nucléaire d'EDF, en retraite, ayant fait partie de l'Équipe Nationale de crise d'EDF, ainsi que de l'équipe de crise du CNPE de Cruas-Meysse ;
Actuel Président du Collectif pour le Contrôle des Risques Radioactifs (CCRR) basé à Toulon - Saint-Mandrier (83) ;
Porte-parole d'un collectif de cadres et d'ingénieurs retraités du nucléaire.

Tableau de bord

  • Premier article le 12/04/2007
  • Modérateur depuis le 06/06/2007
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 43 115 1661
1 mois 1 2 17
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 0 0 0
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • PELLEN PELLEN 20 mars 2012 15:20

    A c.d.g


    Si vous ne croyez pas l’Agence Internationale de l’Énergie, je vous engage à consulter les deux articles parus aujourd’hui, faisant, eux, état d’une croissance prévisible du nucléaire allant jusqu’à 100 % ! Aux liens

    À propos de centrales nucléaires françaises qui « ne se moduleraient pas », de stabilité du système électrique et d’autre « smart grid », vous parlez de ce dont vous n’avez pas la plus petite idée, comme, hélas, de plus en plus et trop souvent, dans ce pays désormais peuplés d’omniscients. Quand j’aurai un moment, je vous parlerai du pilotage en mode gris, du réglages fréquence-puissance et autre régulation de tension à 4 boucles. 
    Le reste de la rhétorique assez convenue, que vous me servez, me paraît assez pathétique, dans la mesure où il traduit votre acceptation de payer à prix d’or une électricité toujours plus instable, au nom de la seule idéologie.

    André Pellen  


  • PELLEN PELLEN 9 février 2012 17:46

    A POLITELA


    « ...Vous opposez une énergie fossile à une autre énergie fossile. Que vous le vouliez ou non, un jour, il n’y en aura plus... »

    Certes, mais, avec le nucléaire, la France a près de 3000 ans devant elle... de quoi voir venir ! Si, au lieu d’alimenter le flux des anathèmes et des invectives, beaucoup de Français - dont vous faites partie - s’intéressaient prioritairement à la réalité objective, scientifique, technologique et industrielle des choses, ils sauraient pourquoi il en est ainsi. Pourquoi la technologie de 4ème génération nous offrirait d’ores et déjà ce privilège, si des politiciens sans scrupule n’avaient sacrifié le plus prestigieux des précurseurs de cette technologie, Superphénix, sur l’autel du marchandage électoral ; une forfaiture à laquelle l’actuelle campagne électorale fait un écho singulier !

    « ...il n’y a qu’une seule solution. Décroissance. »

    Très bonne idée par les temps qui courent ! Je vous suggère d’en faire bruyamment la promotion autour de vous. Je peux me tromper, mais je serais très surpris que vous fassiez partie des Français aujourd’hui très inquiets pour leur note d’épicier.

    André Pellen  


  • PELLEN PELLEN 9 février 2012 15:11

    À JOLETAXI


    C’est moi qui vous remercie, car je n’ai rigoureusement rien à ajouter à votre commentaire... si ce n’est, peut-être, la reproduction ci-après de la lettre de mission du ministre Borloo au groupe de travail « fragilité électrique PACA ». Un texte savoureux dont vous ne manquerez pas d’apprécier le volontarisme démiurge... et grâce auquel vous êtes aujourd’hui en mesure d’apprécier les résultats réalisés, au regard des objectifs fixés, à savoir : 15 % d’économie d’énergie et + 5 % de productions renouvelables locales !
     
    André Pellen

    01.12.08 Sécurisation de l’alimentation électrique du sud-est de la France

    Jean-Louis BORLOO, ministre d’Etat, ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du Territoire, a présidé aujourd’hui, comme il s’y était engagé, une réunion de travail sur la sécurisation de l’alimentation en électricité du sud-est de la France. Participaient à cette réunion Hubert FALCO, secrétaire d’Etat chargé de l’Aménagement du Territoire, maire de Toulon, Christian ESTROSI, député-maire de Nice, président du conseil général des Alpes-Maritimes, Dominique MAILLARD, président de RTE (gestionnaire du réseau de transport d’électricité), les préfets concernés et des représentants du conseil général du Var et de la Principauté de Monaco.

    A la suite de la coupure d’électricité survenue il y a peu, les participants ont dressé le constat que la stratégie à mettre en œuvre doit comprendre deux volets : d’une part et de manière prioritaire, une application ambitieuse et accélérée des programmes du Grenelle Environnement en matière d’économies d’énergie et de développement des énergies renouvelables, et d’autre part le renforcement du réseau électrique (sans omettre l’amélioration des liaisons avec l’Italie).

    Les deux conseils généraux ont convenu de mettre en œuvre un programme ambitieux de maîtrise de l’énergie, selon les orientations du Grenelle Environnement, avec pour objectif de diminuer de 15% les consommations à court terme. Un contrat d’objectifs en ce sens sera prochainement signé. La Principauté de Monaco a fait part de sa volonté de prendre toute sa place dans ce programme.

    Par ailleurs, les participants à la réunion se sont engagés à mettre en œuvre les instruments nécessaires à ce que les productions locales d’énergies augmentent significativement, l’objectif étant d’atteindre une part de 15% à l’horizon 2012 et de 25% à l’horizon 2020, contre 10% aujourd’hui. Plusieurs projets ont d’ores et déjà été identifiés par les conseils généraux dans les domaines de la biomasse ou du solaire.

    Du fait de ces engagements en matière d’efficacité énergétique et d’énergies renouvelables, la sécurisation du réseau électrique ne nécessite plus obligatoirement la création de nouvelles lignes à 400 kV, mais peut être réalisé par des lignes à 225 kV qu’il est possible d’enfouir. Jean-Louis BORLOO a donc demandé à RTE d’améliorer la sécurité du réseau électrique en créant des lignes souterraines à 225 kV entre Boutre et Trans, entre Fréjus et Biançon et entre Biançon et Bocca, et en optimisant la liaison avec l’Italie. Ces mesures complètent le renforcement déjà décidé des lignes à 400 kV existantes Tavel-Boutre et Néoules-Broc-Carros.

    Cette solution est apparue comme la meilleure, pour bénéficier d’un approvisionnement en électricité sécurisé tout en assurant la protection de l’environnement. Jean-Louis BORLOO a demandé aux participants de prendre les mesures nécessaires pour que ce renforcement du réseau puisse être effectif dans les meilleurs délais. Jean-Louis BORLOO a confirmé l’abandon définitif de tout projet de ligne THT transitant par les sites sensibles du Verdon.

     


  • PELLEN PELLEN 11 octobre 2011 08:34

    À Monsieur CROLLES.


    Je comprends que le photovoltaïque étant votre fonds de commerce vous défendiez avec pugnacité ce qui vous fait vivre. Il n’en reste pas moins que le mode d’exploitation actuel de cette source d’énergie décentralisée, promu par les pouvoirs publics, est totalement contraire à l’intérêt général et vous ne vous rendez pas service en cautionnant ce mode d’exploitation. De surcroît, vous aggravez votre cas en choisissant un système de défense consistant à calomnier vos contradicteurs, en les accusant de trafiquer les chiffres.
    Aussi vais-je laisser ci-après le soin au lecteur de juger qui de nous deux raconte des sornettes ou trafique les chiffres en faisant une sommaire pédagogie de la CSPE, qui ne date que d’un an ou deux.
    Heureusement, les délirantes valeurs de rachat de l’électricité photovoltaïque ont depuis été légèrement atténuées, pour que la folie spéculative qu’ils ont générée depuis plusieurs années ne choque pas trop l’opinion et, surtout, le contribuable. 

    André Pellen


    La CSPE, quèsaco ?
    C« autre prestation » apparaît en principe sur les factures de tous les consommateurs d’électricité, sous le libellé suivant : « Charges de Service Public d’Electricité ». Cette appellation sibylline cache un « impôt affecté » à trois financements (du moins à l’origine) :

    -  la péréquation tarifaire qui garantit aux territoires français non continentaux (de la Corse à Mayotte) une compensation du surcoût de production de l’électricité dans ces îles ;

    -  la solidarité avec les personnes démunies pour leur permettre un accès minimal à ce besoin vital qu’est l’énergie électrique ;
    - le soutien aux énergies « vertueuses » : énergies renouvelables et énergies de récupération.
    Cette « pseudo-TVA » porte sur la consommation. Chaque MWh est taxé à 4,5 euros
     HT, également justiciable de la vraie TVA à 19,6%, soit 5,38 euros TTC. En réalité, un récent rapport d’expertise démontre :

    -  que cette taxe est minorée (au seul détriment d’EDF)

    -  et qu’elle devrait tripler ou quadrupler d’ici 2016.
     
    Un calcul fallacieux :
    La loi du 10 février 2000 « relative à la modernisation et au développement du service public de l’électricité », qui supprima le monopole d’EDF et des quelque 160 Distributeurs Non Nationalisés en 1946, confia à ceux-ci les trois missions sus-définies (citoyenne, républicaine et écologique) tout en leur garantissant une « compensation intégrale ». Grosso modo, les deux premières donnent effectivement lieu à compensation. Là où le bât blesse, c’est sur la compensation du surcoût résultant de l’obligation d’achat de l’énergie produite par des installations de cogénération, des fermes éoliennes, des centrales hydrauliques (de petite taille), des panneaux photovoltaïques, etc.
    En effet, depuis le 31 décembre 2004, ce surcoût est évalué en faisant la différence entre le coût d’achat de l’électricité éolienne (84 euros
     /MWh), cogénérée ( 100 euros), photovoltaïque (300 euros, voire 550 euros /MWh) et un « prix de marché moyen pondéré » calculé par la Commission de Régulation de l’Energie (63,6 euros /MWh en 2007).
     
    Ce faisant, la Commission de Régulation de l’Energie considère que si EDF n’achetait pas ces énergies, elle serait obligée de faire son marché, comme POWEO ou Direct Energie, sans pouvoir puiser dans son parc (exportateur net pour 15 % par an) au coût de revient bien plus faible, voisin de 25 euros
     /MWh. Le déficit de compensation pour EDF est donc proche de 40 euros /MWh.
    Ainsi, en 2007, l’obligation d’achat de 28 TWh dits « vertueux » (dont 15 TWh de cogénération et un peu plus de 4 TWh d’éolien) a coûté à EDF de l’ordre de 2,3 milliards d’euros 
    mais, déduction faite des « coûts évités » estimés à environ 1,3 milliard d’euros sur la base dudit prix de marché, il ne lui sera remboursé qu’un milliard au titre du volet « vertueux » de la CSPE  ! Pour autant, la partie immergée de l’iceberg de la CSPE restera à charge d’EDF, c’est-à-dire de ses clients et de ses actionnaires.
     
    Et la douloureuse ne peut que croître, proportionnellement à l’essor « vertueux  » :
    Conformément au déploiement massif, arrêté en juillet 2006, de nouvelles installations renouvelables devant être mises en service d’ici fin 2015 (à hauteur de 22 250 MW - dont 17 000 MW d’éolien
    - produisant 68 TWh), l’obligation d’achat portera sur 96 TWh dès 2016. Il en résultera fatalement une facture en hausse substantielle sous forme d’une hausse de la CSPE, d’une part, et, si le mode de calcul de la CRE perdure, d’une hausse des prix de l’électricité pour les seuls clients d’EDF, d’autre part.
     

      


  • PELLEN PELLEN 10 octobre 2011 18:58

    À l’attention de messieurs Bupp et Bulgroz, que je ne remercierai jamais assez de leur pugnacité et de leur détermination à ne pas se laisser intimider, quelle que puisse être la provocation.


    Le plus pathétique dans tout ça c’est que, au bout du compte, le choeur des lanceurs d’invectives, n’ayant pour toute arme que le slogan et la furieuse envie de me voir clouer au pilori en place publique, revendique avec véhémence que leur soit distribuée une électricité erratique et hors de prix ! Qu’il se rassurent : un tel âge d’or énergétique pourrait, hélas, arriver chez nous bien plus tôt qu’ils ne le déplorent... dans le sillage des mêmes hérauts du nouveau monde qu’en 1997.
    Pour se faire une petite idée du radieux régime énergétique qu’ils nous préparent, il suffit de regarder ce qui se passe chez nos voisins d’Outre-Rhin, où l’arrêt de 8 réacteurs a instantanément provoqué une augmentation de 20 % du prix moyen d’un KWh déjà 20 à 30 % plus cher que le nôtre. Et encore, ne s’agit-il là que d’une dérisoire mise en bouche : nos voisins n’ont pas encore attaqué les premières pentes de l’Himalaya financier de leur sortie du nucléaire, selon les sources, estimée entre 250 et 300 milliards d’euros. Je vous laisse imaginer ce que cette sortie coûterait chez nous...
    Et tout ça pour, comme nous, vivre avec le nucléaire pendant une bonne trentaine d’année encore. Sauf que, pendant cette période, notre nucléaire opérationnel à nous aura progressé sur les plans technologique, économique, sûreté, rendement et autre production de déchets et atteindra naturellement une limite d’âge conforme aux prescriptions nominales de son démantèlement, prescriptions qui en garantissent une optimisation sur tous les plans. À l’inverse, pendant ces décennies, les Allemands vont devoir chèrement essuyer les plâtres d’une anticipation trop prématurée de ce que le nucléaire a de plus ingrat et de plus repoussant... dont les autres exploitants nucléaires de la planète ne manqueront pas de tirer un grand profit du retour d’expérience. Tout ceci sans contrepartie aucune, ni au plan économique, ni à celui du confort et de la stabilité énergétique du pays et de la « plaque de cuivre » européenne, laquelle pourrait douloureusement pâtir des foucades hivernales de la production allemande.
    Quant aux miraculeux progrès technologiques, pronostiqués par les adorateurs du vent et du soleil, pour éolien et photovoltaïque, je nous donne rendez-vous dans seulement 15 ans, si Dieu me prête vie. La prospérité industrielle et économique pourra bien attendre ce modeste délai !
    En tout cas, si ça peut consoler tous les impatients de ce pays à entrer dans une telle félicitée énergétique, je les informe que, à la faveur du passage des Verts au gouvernement, la France a déjà bien anticipé la nouvelle ère. J’engage vivement ces impatients à consulter leur facture d’électricité et à y considérer attentivement la très discrète CSPE ; vous savez, la fameuse Charge de Service Public de l’Électricité. C’est grâce à cet impôt que l’État dédommage EDF de son obligation d’acheter électricités éolienne et photovoltaïque à des tarifs 2 à 15 fois supérieurs aux coûts de sa production interne ! Une obligation portant sur des milliards d’euros et à laquelle EDF est liée par contrats de longues durées allant de 12 à 20 ans. Mais ce n’est pas tout ! L’État développe ensuite des trésors d’arguties pour justifier de ne pas rendre à EDF la totalité du montant de cette CSPE, si bien que le défaut de recette correspondant ne peut que se retrouver dans la facturation à l’usager qui, de ce fait, paye deux fois la CSPE sur une part de ses KWh. J’invite tous ceux qui me lisent à reprendre, s’il le peuvent, leurs factures EDF des années précédentes et à quantifier l’évolution du montant de la CSPE. Ils ne devraient pas être déçus.
    J’en terminerai en précisant que je persiste et signe pour ce qui concerne l’énergie surfacique solaire MOYENNE dont bénéficie notre pays : elle est communément évaluée entre 5 et 600 w/m2. Les 1000 Watts qui ont été avancés ici, correspondent à un soleil au zénith, à midi, en plein été, dans le midi de la France et ceci ne fait pas une moyenne nationale.
    Quant aux 140 Wc/m2 dont les nouvelles cellules seraient capables, je veux bien considérer que je suis en retard d’un progrès récent et admettre bien volontiers cette valeur. Mais, convenez avec moi que le passage de 100 à 140 w n’est pas vraiment susceptible de provoquer le changement d’échelle qui rendrait le photovoltaïque compétitif avec l’un quelconque de nos moyens traditionnels de production électrique. J’ajoute que, contrairement à ce qui a été insinué, 98 % de cette électricité photovoltaïque est vendue à EDF, dans ce pays... Et pour cause ! Sans quoi, cette technologie serait, chez nous comme ailleurs, quasi inexistante, pour la bonne et simple raison que, sans subvention, elle n’est pas viable. L’autoconsommation de cette électricité c’est pourtant la responsabilité individuelle qu’il faudrait prioritairement encourager partout et à laquelle je suis foncièrement favorable. Mais, chez nous, la responsabilité individuelle se porte surtout comme une cocarde...

    André Pellen   
Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv