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PELLEN

PELLEN

Ingénieur de l'exploitation du parc nucléaire d'EDF, en retraite, ayant fait partie de l'Équipe Nationale de crise d'EDF, ainsi que de l'équipe de crise du CNPE de Cruas-Meysse ;
Actuel Président du Collectif pour le Contrôle des Risques Radioactifs (CCRR) basé à Toulon - Saint-Mandrier (83) ;
Porte-parole d'un collectif de cadres et d'ingénieurs retraités du nucléaire.

Tableau de bord

  • Premier article le 12/04/2007
  • Modérateur depuis le 06/06/2007
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Derniers commentaires



  • PELLEN PELLEN 9 octobre 2011 18:30

    Aveuglé par l’idéologie, vous ne lisez même pas ce qui a déjà été écrit ici et balayez d’un revers de main la quantification des problèmes physiques que vous soulevez, pour ne vous polariser que sur le seul qualitatif qu’il vous plait d’assimiler au bien et au mal.

    Sinon vous auriez commencé par dire que la dilution énergétique d’un « champ  » d’éoliennes est en moyenne de l’ordre de 40 000 hectares par GW délivré, à comparer avec les 20 hectares seulement pour le nucléaire , dilution qui, de surcroît, nécessite de considérables quantités de lignes d’interconnexions en cuivre, alors que toute la production nucléaire circule sur une ligne THT unique.
    Pour le photovoltaïque, c’est la même chose en pire : sous nos latitudes, le soleil ne délivre qu’en moyenne 500 watts par mètre carré, dont la technologie ne sait pas, pour l’instant, tirer plus de 90 à 100 watts par mètre carré... quand il y a du soleil.
    Tout ceci et l’intermittence chronique expliquent que les Allemands ne couvrent pas plus de 7 % de leur consommation nationale avec près de 25 GW d’éolien-photovoltaïque - ce qui a déjà été dit ici -, que RTE n’en tire guère plus de 1,5 % avec un peu plus du tiers de cette puissance. Et tout ça avec les problèmes d’instabilité induits sur notre système électrique, avec lesquels RTE doit se dépatouiller, que vous passez soigneusement sous silence, pour ne pas dire pour pertes et profits... comme le prix exorbitant des électricités éolienne et photovoltaïque !
    Jean Marc Jancovici a calculé que, indépendamment d’insurmontables problèmes techniques, inhérents au recueil, au stockage et au transit de l’électricité photovoltaïque, couvrir la consommation électrique française actuelle avec cette dernière nécessiterait, sur le papier, de mettre 4 de nos départements totalement dans le noir !

    Le lecteur jugera qui de nous deux fait ici de la propagande.

    André Pellen 



  • PELLEN PELLEN 9 octobre 2011 09:51

    En effet. Ce qu’il faut comprendre c’est que les opérateurs d’un groupe tournant couplent la machine au réseau à l’aide d’un fréquencemètre qui leur permet d’accorder la vitesse de rotation de cette machine avec la fréquence du réseau : car il faut savoir que cette dernière n’est ni plus ni moins que l’image de la vitesse de rotation commune de tous les groupes de productions tournants, couplés au réseau et, de ce fait, asservi par lui (on dit accrochés au réseau). Selon le nombre de paires de pôles de l’alternateur concerné, cette vitesse de rotation est de 1500 ou de 3000 tours/minutes.

    Une fois le couplage au réseau réalisé, on affiche une pente de montée en puissance, conforme aux instructions de RTE ; les systèmes de régulation fréquence-puissance, automatiques, s’imposant ensuite d’eux-mêmes à la machine.

    Il faut savoir également que, pour pouvoir se coupler au réseau et y rester, les éoliennes modernes, synchrone, sont équipées d’un système électronique de régulation, sophistiqué, consistant, dans un premier temps, à redresser le courant alternatif produit, puis à re fabriquer artificiellement un courant alternatif auquel on donne rigoureusement les valeurs « fréquence » et « tension » du moment, sur le réseau. Ensuite, s’agissant de la prise de puissance, « va comme je te pousse », en fonction des conditions aérologiques : aux autres groupes de se démerder pour maintenir la stabilité du réseau ! Ces éoliennes n’ont pas à se préoccuper du bordel qu’elles foutent sur le réseau, puisque leur énergie fatale est prioritaire sur toutes les autres.

    Quant aux éoliennes asynchrones, ce ne sont que des moteurs asynchrones que l’on force à tourner au-delà de la vitesse de synchronisme pour les obliger à déverser l’excès d’énergie correspondant sur le réseau. Ces machines, gourmandes en énergie réactive, sont de véritables poisons pour la stabilité de la tension du réseau. Ce n’est pas pour rien qu’on s’efforce de les remplacer partout.

    André Pellen 


  • PELLEN PELLEN 8 octobre 2011 17:17

    ...Une simple question : Je suppose que vous connaissez le taux de disponibilité global ?
    Le nombre d’heure de production effective vous le connaissez ?

    En 1997, l’année où les fossoyeurs de Superphénix (1) se disposaient à signer son arrêt de mort, la disponibilité du surgénérateur dépassant 90 % fut supérieure à celle de l’ensemble du parc traditionnel, de l’ordre de quelque 82 %. Je fais là allusion au Kd dont, naturellement, vous connaissez la définition.

    ...Je sais vous allez me répondre, c’était un prototype. Oui, mais un prototype qui a laissé en suspens bien des interrogations.

    Précisément ! c’est au moment où les plus importants de ses problèmes de jeunesse furent résolus, au moment où la communauté des Nations ayant investi dans le superbe instrument allait commencer à en tirer les fruits sur de longues années, c’est à ce moment là que l’idéologie et la magouille politique décidèrent d’envoyer Superphénix à la casse... Une petite infamie qui laissa une ardoise nette de quelque 12 milliards d’euros au contribuable français ! Et encore, l’ardoise ne tient pas compte de la non distribution de KWh, aujourd’hui plus précieux que jamais, sur plusieurs décennies.

    (1) Les mêmes qui se proposent aujourd’hui de récidiver à plus grande échelle !


    Cordialement,

    André Pellen




  • PELLEN PELLEN 8 octobre 2011 16:45

    J’ai choisi votre commentaire pour réagir globalement à l’avalanche d’anathèmes, de malédictions, d’incantations et de psalmodies scientologiques que les fidèles de la nouvelle religion écologiste utilisent davantage pour s’auto convaincre ou s’auto rassurer que pour conjurer le mal satanique qu’ils considèrent comme absolu.

    Je l’ai choisi parce qu’il pointe la vraie angoisse qui doit aujourd’hui étreindre la masse des Français encore gouvernés par le bon sens et par la raison, dont je veux croire qu’ils demeurent nombreux. Ce mal se définit ainsi : si ces délirantes réactions devaient être l’expression de cette majorité de compatriotes prochainement appelée à s’exprimer dans les urnes, la France aurait beaucoup de souci à se faire et, non seulement j’ai eu raison de jeter ce pavé dans le marigot, mais il y a plus qu’urgence à ce que beaucoup d’autres m’imitent, sur ce site ou ailleurs.

    Il m’est impossible de répondre à toutes les questions techniques qui me sont ici posées sur la conduite de notre système électrique « production-consommation » ou sur la sûreté d’exploitation de nos centrales. Je m’en excuse auprès de tous ceux qui cherchent à comprendre, envers et contre tout, dans le but de se faire sincèrement une intime conviction. Je les renvoie au site de « Sauvons le climat » (lien http://sauvonsleclimat.eu/new/spip/spip.php?article111), dont l’un des questionneurs a très opportunément rappelé le lien. On y trouve la quasi totalité des réponses... y compris les réponses aux « colles » que quelques matamores croient ici me poser, y compris les réponses aux interminables spéculations techniques de « professionnels » et « d’experts » occultes, auxquels certains d’entre eux me renvoient.
    Aux uns et aux autres, je dis simplement que j’ai un avantage déterminant sur tous ces contradicteurs : j’ai pratiqué l’exploitation d’installations nucléaires et observé la réalité de leurs comportements, de même que, à divers niveaux, j’ai été en charge de la sûreté de leur exploitation et impliqué dans plusieurs simulations d’exercices de crises nationaux.
    Toutefois, je laisserai à quelques amis, plus experts que moi, le soin de s’exprimer et de rétablir plusieurs vérités sur le surgénérateur Superphénix, notamment sur certaines stupidités formulées ici à propos du sodium.
    J’en terminerai en déplorant que la terrible sanction d’une électricité hors de prix et instable, voire inconstante, ne frappe pas, demain, les seuls responsables de la forfaiture socio économique qui s’annonce, mais bien l’ensemble de la population et particulièrement les plus nécessiteux.

    Je nous souhaite bonne chance et merci à tous ceux qui, comme vous, font ici preuve d’une lucidité à toute épreuve... Il leur faut réellement la foi !

    André Pellen  


  • PELLEN PELLEN 8 octobre 2011 10:47

    À croire que vous n’avez pas vraiment lu ce que j’ai écrit. Le « autre chose » auquel l’Allemagne prétend être passé, nous n’allons pas tarder à le découvrir... et peut-être même à en pâtir nous-mêmes. Songez que cette Allemagne a couvert son territoire avec quelque chose comme l’équivalent de 23 de nos tranches nucléaires en éolien... qui, en 2009, n’ont couvert que 6 % de la consommation électrique du pays !

    Quant aux ressources nucléaires, ne vous laissez pas égarer par une propagande qui a tout intérêt à fourvoyer le peuple français. L’avenir du nucléaire passe par le réacteur de 4ème génération, dont la France a exploité avec succès le premier prototype industriel, avec 30 ans d’avance, et que le couple Jospin-Voynet n’a pas hésité à sacrifier sur l’autel d’un sordide marchandage électoral : ce prototype s’appelait Superphénix.
    Avec un tel réacteur présentant, par ailleurs, bien des avantages de sûreté, par rapport aux réacteurs actuellement exploités, on peut brûler de l’uranium naturel, non enrichi en U235, de l’uranium appauvri, dont la France dispose de stocks considérables, et un combustible non encore exploité : le thorium. Heureusement, tout n’est pas encore perdu pour notre pays, en ce qui concerne cette filière, car nous nous disposons à construire un Superphénix amélioré du nom d’ASTRID, qui devrait être mis en service guère après 2020.
    En résumé, cette filière dite « rapide » des réacteurs de 4 ème génération offre à la France une autonomie électro énergétique... de quelque 5000 ans, au taux de consommation actuel ! Autant dire que l’accroissement de notre indépendance énergétique n’est qu’une question de volonté politique.

    André Pellen  
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