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PELLEN

PELLEN

Ingénieur de l'exploitation du parc nucléaire d'EDF, en retraite, ayant fait partie de l'Équipe Nationale de crise d'EDF, ainsi que de l'équipe de crise du CNPE de Cruas-Meysse ;
Actuel Président du Collectif pour le Contrôle des Risques Radioactifs (CCRR) basé à Toulon - Saint-Mandrier (83) ;
Porte-parole d'un collectif de cadres et d'ingénieurs retraités du nucléaire.

Tableau de bord

  • Premier article le 12/04/2007
  • Modérateur depuis le 06/06/2007
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Derniers commentaires



  • PELLEN PELLEN 24 octobre 2009 15:15

    Au début des années 1990, le portable I Book de chez Apple coûtait 32000 francs. Il était en noir et blanc, possédait un disque dur de 6 Mo et une mémoire vive de 2 Mo. Les nombreux acheteurs dont j’ai fait partie n’eurent pas le sentiment de se projeter dans l’ère de Star wars. Ils avaient compris qu’il s’agissait là d’un produit d’appel très innovant, certes de luxe, mais qui ouvrait réellement l’ère de la micro-informatique et de la communication de masse accessible au plus grand nombre, sous une à deux décennies tout au plus. Nous y sommes. Allez donc voir ce que vous avez aujourd’hui pour 4900 euros dans la gamme Apple : le haut de gamme ! Pour la voiture électrique, nous en sommes aujourd’hui où en était le micro-ordinateur portable au début des années 1990. 

    Mais je sais que je prêche dans le désert avec des gens comme vous qui semblent s’être fait une religion définitive. Aussi, est-il parfaitement inutile que j’attire leur attention sur le fait que la plupart des modèles de voitures électriques qui vont, à n’en pas douter, pulluler sur le marché dans moins de 5 ans afficheront des puissances comprises entre le dixième et le sixième de la puissance de la Tesla... et des prix divisés dans des proportions presque analogues.

    Quoi qu’il en soit, ce qui me rassure c’est que, pour une fois, la souveraineté absolue du marché apparaîtra comme une vertu hautement appréciable. En effet, si, comme j’en suis persuadé, les gens tendent à acheter massivement des voitures électriques, que ça plaise ou non à certains mouvements partisans, EDF sera bien obligée de suivre l’explosion de la demande électrique en matière de production. Et nous nous rendrons alors compte que la plupart des incantations aux faux airs spécialisés, provoquées par mon article, n’étaient pas fondées. En particulier, la nécessité qu’il y aurait à construire un hallucinant parc nucléaire, aux délais de construction prohibitifs, pour suivre la demande. Toutes les études sérieuses sur ce thème montrent qu’un à deux réacteurs EPR, tout au plus, permettront de faire face à la demande prévisible, au moins jusqu’en 2020. Ils sont en construction. Simplement, la nuit, au lieu de turbiner notre électricité nucléaire dans nos stations de pompage de montagne (les STEP), nous rechargerons notre parc de véhicules automobiles.

    Pour l’après 2020, je suis tranquille : la dynamique observée sur ce marché particulier ne pourra que conduire les pouvoir publics à accentuer l’étoffement de notre parc nucléaire.

    En conclusion, je connais beaucoup de gens qui, comme moi, vont acheter une voiture électrique - j’ai déjà un vélo à assistance électrique depuis 5 ans - et qui se moquent pas mal de la rhétorique artificielle des mages de l’écologisme. Ils savent que le pouvoir réside dans leurs décisions d’achats, que contre la dynamique du marché, ces mages ne pourront rien... Comme toujours, les chiens vont aboyer et la caravane passer. C’est pourquoi, je m’emploie à une promotion très soutenue de la voiture électrique, vous engage vivement à m’imiter... et prends même les paris avec quiconque sur ce que sera la physionomie de notre parc automobile dans une quinzaine d’année, si Dieu me prête vie évidemment.

    André Pellen     


  • PELLEN PELLEN 24 octobre 2009 14:07

    N’importe quoi ! Une éclatante illustration, s’il en était encore besoin, que les gens n’ont aujourd’hui que des opinions et peu de connaissances. 3X60 ampères désigne la capacité ampèremétrique requise de la prise pour ce genre d’usage et non l’usage qui en est obligatoirement fait. Toutes les prises ordinaires de votre logement sont des prises de 16 ampères. Comptez-les et votre pseudo raisonnement vous empêchera de dormir !

    Ne vous en déplaise, 60 ampères par phase font une puissance souscrite maximale d’environ 40 kw et une recharge de la Tesla de 3 heures à cette puissance coûte 120 kwh. Faudra expliquer aux lecteurs votre hallucinant calcul !

    André Pellen


  • PELLEN PELLEN 23 octobre 2009 17:50

    Cher Stéphane Lhomme,


    Pour parler de ce que vous ne connaissez pas, vous n’avez pas votre pareil. N’êtes-vous pas fatigué de débiter vos inepties pseudo-techniques et pseudo-scientifiques ?
    Montrez donc à nos lecteurs l’étendue de vos connaissances en répondant à la simple question suivante : quelle est la surface requise en panneaux photovoltaïques pour recharger une seule Tesla de 185 kw ayant roulé pendant deux heures ?... Je suppose que vous ne verrez ensuite aucun inconvénient à étendre ce petit calcul au 10 % visés de notre parc automobile, pour lesquels on compte de l’ordre de 20 à 50 KWh au 100 km, par véhicule.
    Si, au lieu d’être nucléaire, tous ces engins devaient un jour être solaire ou éolien, il ne fait guère de doute que les trajets professionnels de leurs propriétaires seraient couverts en bus ou en métro plus souvent qu’à leur tour !
    Il est d’ailleurs plus qu’opportun de rappeler à nos amis que, avec l’équivalent de la puissance de quelque 23 tranches nucléaires, le parc éolien allemand ne couvre encore que guère plus de 7 % de la consommation électrique nationale !
    Pour le reste, bien que je sois un ancien exploitant, je laisse le soin à quelques amis de faire un sort à l’affirmation que vous prêtez abusivement à RTE et que vous seriez bien incapable d’argumenter vous-même, techniquement ; je n’ai pas toujours du temps à perdre dans des échanges spécieux où les interlocuteurs ne parlent pas la même langue.
    Quant aux analyses de l’ADEME, il n’est depuis longtemps plus un secret pour personne qu’elles relèvent plus du regard partisan que de la rigueur scientifique. Quelques unes des interventions, que j’espère voir arriver sur ce forum, vont en apporter la preuve à nos lecteurs.

    André Pellen  


  • PELLEN PELLEN 30 mai 2009 16:01

     André Pellen informe ses lecteurs de la parution de son dernier ouvrage, « La solidarité n’est qu’affaire de lucidité et de discipline sociales  », aux Éditions Edilivre Aparis (1).

     

    L’idée d’une civilisation planétaire cohérente – à défaut de fraternelle – demeure plus que jamais une vue de l’esprit. Même si d’aucuns veulent encore croire que les conséquences logiques de la crise actuelle sonnent le glas de l’ère prédatrice de l’économie mondiale, le caractère intrinsèque des conflits d’intérêts qui, depuis la nuit des temps, jalonnent l’histoire des sociétés animales de disettes et d’affrontements meurtriers n’est, une fois de plus, que trop souligné. Non seulement le vivant cognitif n’échappe pas à ce tropisme, mais rien n’indique qu’il soit un jour capable de juguler son puissant instinct d’appropriation au nom d’une idée supérieure de l’Humanité. N’en déplaise aux disciples de Vernadski, l’entendement humain s’accommode parfaitement d’une mentalité primaire de l’homo sapiens, immuable depuis l’origine de sa socialisation.

     

    Les héros de cette fresque contemporaine en tirent la conclusion que la garantie d’un niveau de vie élémentaire ne peut désormais plus reposer que sur la capacité des ressortissants nationaux à veiller eux-mêmes sur leur intérêt collectif, quitte à composer avec les préceptes politiques et les règles du jeu économique en vigueur. Ainsi, du choix sélectif des comportements grégaires à celui des biens de consommation, une intelligence sociale inédite découvre-t-elle le vrai périmètre d’un humanisme débarrassé de l’hypocrisie et de la démagogie du discours théologique. Elle révèle que la solidarité universelle est un leurre idéologique auquel la conscience ordinaire du concept caritatif reste indifférente. Elle a surtout fini par décomplexer ceux qui qualifient de funeste irresponsabilité le fait d’en appeler à la conscience de citoyen du Monde pour structurer une vie nationale.

     

    Plus que leurs enfants, les seniors d’aujourd’hui s’identifieront à ces deux existences emportées par la tourmente sociale, dont le caractère chaotique fut assez commun au siècle dernier. Les joies, chagrins et émotions intimes structurant leurs vies affectives n’en transcendent pas moins les générations, y compris cette exaltation toute historique, tirée de leur aventure, rapidement muée en une poignante désillusion.

    Fidèle à la vérité établie des faits, la relation d’un des évènements ayant inspiré cette fiction ne craint pas d’y décliner l’identité réelle des protagonistes ; celle des responsables du sabordage du surgénérateur Superphénix, victime sacrificielle de la conquête du pouvoir, en 1997. Témoin de son temps, parmi les moins austères, le roman reste le plus sûr moyen de faire mieux connaître cette trahison préméditée de l’intérêt national, au plan économique comme au plan écologique.

     

    (1)  Accessible dès maintenant sur le site des Éditions Edilivre, au lien http://www.edilivre.com/doc/12002

    Disponible dans 45 jours auprès des partenaires traditionnels – Amazon, Alapage… – et sur le réseau DILICOM des libraires. 

     



  • PELLEN PELLEN 30 mai 2009 15:45

    « La solidarité n’est qu’affaire de lucidité et de discipline sociales  », le livre d’une brûlante actualité, que l’auteur de cet article vient de publier, prolonge opportunément le débat. Le fait qu’André Pellen s’exprime régulièrement sur Agoravox - Naturavox est d’ailleurs explicitement mentionnées en quatrième de couverture de l’ouvrage.

     

    L’idée d’une civilisation planétaire cohérente – à défaut de fraternelle – demeure plus que jamais une vue de l’esprit. Même si d’aucuns veulent encore croire que les conséquences logiques de la crise actuelle sonnent le glas de l’ère prédatrice de l’économie mondiale, le caractère intrinsèque des conflits d’intérêts qui, depuis la nuit des temps, jalonnent l’histoire des sociétés animales de disettes et d’affrontements meurtriers n’est, une fois de plus, que trop souligné. Non seulement le vivant cognitif n’échappe pas à ce tropisme, mais rien n’indique qu’il soit un jour capable de juguler son puissant instinct d’appropriation au nom d’une idée supérieure de l’Humanité. N’en déplaise aux disciples de Vernadski, l’entendement humain s’accommode parfaitement d’une mentalité primaire de l’homo sapiens, immuable depuis l’origine de sa socialisation.

     

    Les héros de cette fresque contemporaine en tirent la conclusion que la garantie d’un niveau de vie élémentaire ne peut désormais plus reposer que sur la capacité des ressortissants nationaux à veiller eux-mêmes sur leur intérêt collectif, quitte à composer avec les préceptes politiques et les règles du jeu économique en vigueur. Ainsi, du choix sélectif des comportements grégaires à celui des biens de consommation, une intelligence sociale inédite découvre-t-elle le vrai périmètre d’un humanisme débarrassé de l’hypocrisie et de la démagogie du discours théologique. Elle révèle que la solidarité universelle est un leurre idéologique auquel la conscience ordinaire du concept caritatif reste indifférente. Elle a surtout fini par décomplexer ceux qui qualifient de funeste irresponsabilité le fait d’en appeler à la conscience de citoyen du Monde pour structurer une vie nationale.

     

    Plus que leurs enfants, les seniors d’aujourd’hui s’identifieront à ces deux existences emportées par la tourmente sociale, dont le caractère chaotique fut assez commun au siècle dernier. Les joies, chagrins et émotions intimes structurant leurs vies affectives n’en transcendent pas moins les générations, y compris cette exaltation toute historique, tirée de leur aventure, rapidement muée en une poignante désillusion.

    Fidèle à la vérité établie des faits, la relation d’un des évènements ayant inspiré cette fiction ne craint pas d’y décliner l’identité réelle des protagonistes ; celle des responsables du sabordage du surgénérateur Superphénix, victime sacrificielle de la conquête du pouvoir, en 1997. Témoin de son temps, parmi les moins austères, le roman reste le plus sûr moyen de faire mieux connaître cette trahison préméditée de l’intérêt national, au plan économique comme au plan écologique.

     

    André PELLEN

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