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PELLEN

PELLEN

Ingénieur de l'exploitation du parc nucléaire d'EDF, en retraite, ayant fait partie de l'Équipe Nationale de crise d'EDF, ainsi que de l'équipe de crise du CNPE de Cruas-Meysse ;
Actuel Président du Collectif pour le Contrôle des Risques Radioactifs (CCRR) basé à Toulon - Saint-Mandrier (83) ;
Porte-parole d'un collectif de cadres et d'ingénieurs retraités du nucléaire.

Tableau de bord

  • Premier article le 12/04/2007
  • Modérateur depuis le 06/06/2007
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Derniers commentaires



  • PELLEN PELLEN 21 janvier 2010 18:22

    Ben voyons ! On se demande bien pourquoi il existe des contrats de fournitures... Pourquoi la succursale Citroën du coin ne vous offre pas une superbe limousine C6 pour le prix d’une BX hors d’âge... D’ailleurs, je me demande même si le RSA ne devrait pas prendre en charge ceux qui se sont « bêtement » laissés aller à se ruiner au casino et, du même coup, à ruiner la communauté dont ils avaient la charge.


    André Pellen 


  • PELLEN PELLEN 21 janvier 2010 15:25

    Je suis entièrement d’accord avec vous sur les formes d’usage décentralisée de l’énergie, que vous préconisez ci-dessus, à l’exception notable de la traction des véhicules électriques. Il ne s’agit pas là d’une opinion, mais tout simplement d’une réalité physique incontournable. Et, de ce point de vue, vous ne me semblez pas avoir une idée réaliste des échelles mises en jeu.

    En effet, si vous pensez que, à raison d’une consommation moyenne de 20 kwh (au moins !) aux 100 km, les quelque trente millions de véhicules électriques français pourraient être constamment rechargés avec les quelques laborieuses dizaines de watts au mètre carré de productions photovoltaïque et éolienne, hors de prix, je crois que vous commettez une lourde erreur. En tout cas, si l’État s’entêtait demain à la commettre, le marché ne manquerait pas de le sanctionner sévèrement, car personne n’achèterait de voiture électrique dans ces conditions... en dépit des assauts de postures que se livrent les bonnes consciences écologistes dans des médias tels que celui-ci !

    Un rapide et réaliste calcul des conséquences de l’électrification de 20 à 30 % de notre parc automobile actuel montre qu’il nous faudrait prévoir, à cet effet, la construction de près de deux EPR supplémentaires, soit une puissance de 3200 MW, soit l’équivalent de la puissance installée (ô combien théorique !) de la presque totalité de notre parc éolien actuel... ne parvenant à satisfaire qu’un petit pourcent de la consommation électrique nationale !

    À toute fin utile, je vous renvoie à l’article que j’ai écrit sur le sujet, dans lequel je fais état du privilège d’une expérience pour l’instant rarissime en France : la conduite d’un Tesla.

    Cordialement,

    André Pellen


  • PELLEN PELLEN 21 janvier 2010 09:21

    Que voulez-vous, de nos jours, il faut choisir : s’exposer à ces délétères radiations qui, dans un pays hyper-pollué comme le nôtre, produisent chaque année la moitié des centenaires de l’année d’après, ou se gaver à satiété des prodiges médiatiques autorisés par le miracle de l’électricité ; prodiges desquels, à l’évidence, vous tirez une propagande usée jusqu’à la corde, à laquelle vous ne croyez plus vous-même.

    Craignez tous ces cancers qui fleurissent, cher monsieur, mais payez !... et, surtout, arrangez-vous pour être rigoureusement les seuls à le faire, avec tous vos pareils.

    Dernière précision : vous aurez noté que, pour désigner nos amis d’outre Rhin, je ne les ai pas qualifiés de « Boches ».

    André Pellen 


  • PELLEN PELLEN 21 janvier 2010 08:59

    Tout ce que vous voulez sur la vocation et sur les choix de l’État, à condition toutefois qu’ils soient l’expression authentiquement démocratique de la volonté d’une majorité de citoyen, et non le résultat d’un sordide marchandage électoral conduisant à appliquer les préceptes d’une doctrine minoritaire, comme ce fut le cas entre 1997 et 2002. Mon article que, à l’évidence, vous avez très mal lu, ne dit pas autre chose : la nature du marché français de l’électricité doit émerger, EN TOUTE CONNAISSANCE DE CAUSE, de la décision FORMELLE d’une majorité de nos compatriotes. Ce qui est très loin d’être le cas aujourd’hui.

    Quant aux développements techniques, scientifiques et géostratégiques, auxquels vous aspirez, il m’aurait fallu 10 bonnes pages pour les exposer et ce n’était de toute façon pas l’objet de mon intervention en tribune libre. Toutefois, si vous et vos amis tenez à en connaître la teneur, je vous engage à vous connecter au site de Sauvons Le Climat (http://www.sauvonsleclimat.org/) : vous y trouverez la plupart des réponses que je vous aurais faites en matière d’énergie.

    André Pellen


  • PELLEN PELLEN 20 janvier 2010 16:51

    Vous n’exprimez là que le dogme, sous la forme d’un postulat, selon lequel dans un monde en perpétuelle expansion démographique, scientifique, technologique et économique - par le biais de l’accession progressive des pays pauvres à un niveau de vie décent -, il est possible de satisfaire les besoins élémentaires du plus grand nombre en diminuant l’intensité économique de la communauté internationale. On se demande bien par quel raisonnement sioux vous parvenez à une conclusion aussi péremptoire qui, selon vos dires, ne ferait plus débat... ou alors serait le signe d’une malhonnêteté intellectuelle patente. Ne confondriez-vous pas, par hasard, cette conclusion, dont vous revendiquez sans doute le caractère rationnel, avec les préceptes idéologiques qui vous animent ? Ou, peut-être, la confondez-vous avec le besoin d’une nécessaire diminution de l’intensité énergétique...


    Voyons voir : sans porter atteinte à quelque intérêt que ce soit, vous divisez par 4 nos besoins d’énergie à échéance de... disons 20 ans. Et après, que faites-vous ? Vous divisez encore par 4 (ou par un autre facteur) sur les 20 ans suivants, par je ne sais combien sur les 20 ans d’après et ainsi de suite ? Mais, cher Monsieur, la population mondiale aura sensiblement cru, entre temps, comme aurons cru ses besoins traditionnels et, plus encore, ses besoins, nés du progrès scientifique et technique.

    Si vous me dites maintenant que l’on ne divise par 4 qu’une seule fois, alors vous ne réclamez, somme toute, qu’une pause économique bien douloureuse, dont on se demande quelle peut en être la justification au regard de résultats prévisibles bien inquiétants.

    « Quels que soient les mix énergétiques, aucun ne permettra de remplacer les énergies fossiles tant que nous resterons dans une logique de croissance » 
    Encore une vérité définitive assénée, sans l’ombre d’un doute - sous la forme du slogan éculé, cher à Hulot et à Bertrand - à l’appui de laquelle vous n’avancez aucun argument. Au risque de vous sembler provocateur, je vous répondrai «  il le faudra bien, pourtant ! ». J’ajouterai même que « seuls, les progrès scientifique, technique, technologique et industriel ont quelque chance de nous permettre d’y parvenir »
    Or, vous faite sans doute partie de ceux qui voient dans ce progrès le mal absolu qu’il convient de combattre, le mal que, de fait, nombre de vos amis ne se privent pas de combattre, brûlant du même coup les seuls vaisseaux susceptibles de nous conduire vers le salut.

    Voyez-vous, cher Monsieur, ma vision de la civilisation humaine est essentiellement dynamique, à l’opposé de la vôtre qui semble proclamer la fin de l’Histoire ; comme si, de toute éternité, un rendez-vous crucial avait été donné à l’Humanité en ce 21 siècle, au terme duquel le 22 ème serait ou ne serait pas. Ma vision se caractérise par une constatation simple : « rien ici-bas n’est jamais définitif, rien n’est jamais dit d’avance ».

    En tout cas, je vous mets aujourd’hui au défi de démontrer qu’il peut ne plus exister une certaine proportionnalité entre la consommation énergétique de la société et la satisfaction de ses besoins réputés élémentaires par une majorité de ses sujets.

    Cordialement,

    André Pellen  
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