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PELLEN

PELLEN

Ingénieur de l'exploitation du parc nucléaire d'EDF, en retraite, ayant fait partie de l'Équipe Nationale de crise d'EDF, ainsi que de l'équipe de crise du CNPE de Cruas-Meysse ;
Actuel Président du Collectif pour le Contrôle des Risques Radioactifs (CCRR) basé à Toulon - Saint-Mandrier (83) ;
Porte-parole d'un collectif de cadres et d'ingénieurs retraités du nucléaire.

Tableau de bord

  • Premier article le 12/04/2007
  • Modérateur depuis le 06/06/2007
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Derniers commentaires



  • PELLEN PELLEN 29 septembre 2008 20:21

     Monsieur,

    Au risque de vous surprendre, je suis bien près de partager votre constat. Mais, si vos considérations et votre raisonnement sont réputés répondre à ma tribune, ils ne sauraient en rester là : ce serait trop facile. On doit au moins y trouver la réponse claire à la question suivante : "un tel état des lieux justifie-t-il que Hulot, Voynet, Bové, Lhomme, Greenpeace et consort s’emparent du pouvoir, par tous les moyens, et l’exercent sans partage ?" En d’autre termes "justifie-t-il que l’on prenne des libertés avec la démocratie... que vous dites vouloir défendre ?!"

    Ce préalable obtenu, je suis prêt à discuter avec vous sur le fond. Puisque nous sommes d’accord, qu’est-ce que vous proposez à notre pays de mettre en oeuvre, concrètement et sans délai, que vous proposeriez ensuite d’étendre à l’ensemble de la communauté humaine ? Surtout, quelle contribution matérielle, vous, Monsieur Marc DS, êtes-vous disposés à investir dans ce que vous considérez comme le mode de développement salutaire de l’Humanité ?

    Sans vouloir vous offenser, c’est tellement facile de regarder la marche du monde avec détachement, comme si nous n’en faisions pas partie, comme si nous n’avions personnellement aucune responsabilité dans son infortune, comme si, à ce titre ou à un autre, nous ne devions pas commencer par payer largement de notre personne (et de notre poche !) un bouleversement sociétal aussi radical que celui que vous suggérez.

    Moi, on sait qui je suis, de quoi je vis et, surtout, ce que je veux. Ce que je veux c’est modestement tenter de résoudre les problèmes concrets qui sont à ma portée, qui relèvent de ma compétence et fais confiance au foisonnement des autres compétences... avérées de ce pays. Ce que je ne veux surtout pas, c’est regarder dans les yeux "ma descendance", celle qui est encore reliée à mon être, me transmet ses douleurs et ses désespoirs, me rend malade quand elle est malade, et lui dire : "désolé, l’avenir du monde réclame ton sacrifice le plus âpre et exige de toi que tu oublies jusqu’à l’idée du confort de vie qu’ont connu tes parents. Crois-en sur parole les prophètes verts et omnipotents de la décroissance, de Greenpeace et même du GIEC. C’est à eux et à eux seul de prendre désormais en mains les destinées de l’Humanité."

    Aux esprits chagrins qui peuvent me considérer comme un privilégié, je m’empresse de préciser que je pratique déjà très largement la redistribution des richesses à l’échelle familiale ; c’est déjà pas si mal. Pourtant, cette redistribution est misérable à côté de celles dont bénéficient les dynasties familiales de la télé, du showbiz, du cinéma, de la politique, du droit, des affaires, du sport... sans que le grand public ne songe à la reprocher aux prosélytes qui foisonnent dans ce monde d’humanistes.

    Mais vous, Monsieur Marc DS, qui êtes-vous concrètement dans la vie sociale, familiale et professionnelle ? Croyez-vous sérieusement qu’une société "frugale et coopérante" donnera, ici-bas, du travail à tout le monde ? À tout le moins, les moyens élémentaires de sa subsistance ?

    Voyez-vous, Monsieur, nous ne sommes pas dans une classe de philosophie, mais dans un monde bien réel, dont trop d’idéalistes ont cherché, jusqu’ici, à cacher la cruauté. Le crash de 1929 est à l’origine de terribles désastre matériels et humains ; certes. Mais, sur ses cendres, ne s’est pas levé le grand soir que certains croient aujourd’hui enfin arrivé.

    En définitive, les gens qui pensent comme vous s’efforcent laborieusement de ne pas dire que les Hommes sont déjà trop nombreux sur la planète, que, dans 50 ans, il n’y aura plus assez de place économique pour tout le monde, quels que puissent être nos efforts de solidarité, qu’il faut engager, sans délai, un programme drastique de limitation des naissances… J’ai énoncé là le tabou suprême de l’humanisme moderne, en omettant toutefois de clamer que les Hommes doivent désormais s’excuser d’exister.

     

    L’auteur, André Pellen   



  • PELLEN PELLEN 29 septembre 2008 15:52

    S’il fallait au lecteur objectif une illustration du thème de mon article, les premières réactions qu’il a suscitées lui en fournissent la plus éclatante : je parle démocratie, elles éructent anti-nucléarisme et anti-scientisme.
    L’inénarrable stéphane Lhomme ne doit pas lire la même chronique de notre temps qu’une majorité de contemporains, concernant l’avenir proche du nucléaire civil : après ce que nous avons appris sur l’Angleterre, la Russie, le Canada, la Chine, les États-Unis, l’Italie et bien d’autres, je l’engage à écouter les infos de ce soir (29 septembre) pour se faire une idée de l’ampleur du gigantesque programme nucléaire indien dans lequel l’industrie française devrait jouer un rôle de tout premier plan... Ceci pour le plus grand profit d’une main d’oeuvre française, directement ou indirectement impactée, supérieure à 100000 personnes.
    Je donne RV à Monsieur Lhomme dans 10 ans et lui joue les trésoreries de SDN et de Greenpeace réunies sur l’irrésistible renouveau de l’électronucléaire dans le monde. Non seulement, la méthode Coué ne sauvera pas son organisation, mais elle finira par donner un visage grotesque à la multinationale de la "Paix Verte"...
    Quant à vous, Monsieur Leitz, de grâce, faites aux lecteurs la faveur de vous abstenir de parler sciences et techniques comme si vous y connaissiez quelque chose ! On ne peut pas à la fois vilipender la technocratie et prétendre la contester en se plaçant sur le terrain qu’elle affectionne. Si nous avons un moment, je vous expliquerai, en apparté, pourquoi les réserves nucléaires de la France lui assurent, d’ores et déjà, une indépendance électro-énergétique de l’ordre de plusieurs siècles. Hélas, je ne suis pas sûr que vous parviendriez à tout comprendre... Mais, votre religion ne vous en demande pas temps.

    L’auteur, André Pellen 



  • PELLEN PELLEN 10 juin 2007 05:07

    Ne vous en déplaise, à défaut de précision, la rigueur du raisonnement mathématique doit être souveraine dans toute approche scientifique digne de ce nom. Je n’en prendrai qu’une illustration : la part de l’oxygène contenu dans notre atmosphère ne viendrait à augmenter que de 3 à 4 % que le maintien de la vie terrestre en serait, tout à coup, très compromis à cause de la combustion spontanée de toute la végétation.

    Je le répète, la belle assurance que vous relayez, quant à la responsabilité PREMIÈRE du réchauffement climatique, ne vaut en aucune manière démonstration scientifique. Savez-vous que, sur une planète Mars totalement dépourvue d’atmosphère, on observe actuellement un réchauffement tout à fait comparable à celui de la Terre ? Savez-vous que l’énergie émise par le soleil n’est pas constante et présente des variations avec son cycle d’activité magnétique, le célèbre cycle de 11 ans, que cette activité est aujourd’hui au plus haut ?...

    Cordialement,

    André PELLEN



  • PELLEN PELLEN 9 juin 2007 14:36

    En effet, dans notre débat, tout n’est qu’affaire de sources qu’il serait vain d’opposer à n’en plus finir... Mais, le problème est précisément là ! Imagine-t-on aujourd’hui le plus humble ingénieur avoir encore, avec ses pairs, ce surréaliste débat à propos des conditions physiques du point triple de l’eau ?.. La vérité scientifique ne se marchande pas.

    Quant à ces probabilités qui devraient dicter aux Hommes des options sociétales majeures, l’argument n’est pas davantage recevable. Car il n’est que la version sophistiquée de ce désormais sacro-saint principe de précaution dont la forme la plus détestable est sa récente traduction légale. Essayez d’imaginer ce que serait, aujourd’hui, notre confort sanitaire si cette loi du principe de précaution était en vigueur depuis le début du 20 ème siècle.

    Cela dit, je confirme ce que j’ai écrit : quelle que soit la réalité du caractère anthropique du réchauffement climatique, continuer d’enrichir massivement l’atmosphère de gaz à effet de serre industriels et domestiques ne peut qu’aggraver ce réchauffement.

    Cordialement,

    André PELLEN



  • PELLEN PELLEN 8 juin 2007 11:25

    Non Monsieur ! Votre argument ne peut être acceptable, car Nicolas Hulot ne détient sa légitimité ni de la démocratie, ni des formes réglementaires de l’expertise. Il est, au contraire, la regrettable illustration de la montée en puissance d’un tropisme social ô combien inquiétant : celui de l’emprise croissante sur les consciences d’une nouvelle église ; une nouvelle église qui n’est autre... que la télévision.

    André PELLEN

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